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La civilisation fait-elle le bonheur des hommes ?

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C'est elle qui impose à la civilisation tant d'efforts. Par suite de cette hostilité primaire qui dresse les hommes les uns contre les autres, la société civilisée est constamment menacée de ruine." Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation (1929), P.U.F. Ces lignes, extraites de Malaise dans la civilisation, tentent de répondre aux questions suivantes : quelle est la source de la violence que l'homme, dans sa vie ordinaire comme dans son histoire, n'a cessé de manifester ? Cette violence lui est-elle naturelle ou provient-elle de causes purement culturelles, clairement identifiables et contraires à sa nature ? Ce questionnement doit être replacé dans son contexte. Freud affirme avoir été frappé par le déchaînement de violence qui s'est produit, au niveau mondial, pendant la guerre de 1914-1918, et c'est le choc que causa en lui l'ampleur de cette guerre qui l'amena à s'interroger sur la source de l'agressivité humaine. La thèse qu'il défend ici cherche à dénoncer un mythe, celui de l'homme naturellement bon, de ce prétendu « être débonnaire, au coeur assoiffé d'amour «, idée que répandit en particulier Rousseau au XVIII siècle.

Les différentes étapes de l'histoire des civilisations montrent que l'homme se perfectionne et se réalise de plus en plus. Ce perfectionnement est une marche constante vers la liberté, la justice et, par conséquent, le bonheur.

MAIS...

La civilisation est aussi source d'interdits et de frustrations. Pour pouvoir vivre ensemble, il nous faut faire le sacrifice de beaucoup de nos désirs. Ce renoncement s'oppose à l'épanouissement des individus. Si bien que Freud a pu parler d'un Malaise dans la civilisation.

a) Le processus civilisateur est un progrès indéniable.
b) L'homme civilisé est plus heureux que l'homme naturel.
c) Le bonheur de tous est l'horizon de notre culture.

a) La civilisation se fonde sur la répression des instincts et des désirs.
b) La civilisation réprime l'agressivité.
c) Vers une civilisation du cauchemar ?

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« humains. « L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire des luttes des classes ». MARX& ENGELS. Puisque « la production économique et la structure sociale qui en résulte nécessairement forment, à chaque époque, la base del'histoire politique et intellectuelle de l'époque », le « Manifeste » affirme que « toute l'histoire a été une histoire de lutte de classes ». Mais la démonstration à laquelle se livre Marx ne s'arrête pas là: rendant intelligible le passé de l'humanité, elle en annonce égalementl'inéluctable avenir. En effet, « Cette lutte a actuellement atteint une étape où la classe opprimée et exploitée (le prolétariat) ne peut plus selibérer de la classe qui l'exploite et l'opprime sans libérer en même tempset pour toujours la société entière de l'exploitation, de l'oppression etdes luttes de classes. » Réfutant un certain nombre d'interprétation fautives duMarx isme, Lénine affirme dans « L‘Etat & la Révolution » que l'oeuvre de Marx ne saurait se limiter à cette seule découverte de la lutte des classes : l'idée de la « lutte des classes » n'est rien en effet si on ne la combine pas à celle de « dictature du prolétariat ». Elle reste pourtant l'un des concepts clés de la théorie Marx iste et Lénine le reconnaissait bien qui, dans un texte de 1914 consacré à Marx déclarait : « Que, dans une société donnée, les aspirations des uns aillent à l'encontre de celles des autres, que la vie sociale soit pleine de contradictions, que l'histoire nousmontre une lutte entre les peuples et les sociétés, aussi bien qu'en leur sein, qu'elle nous montre en outre unealternance de périodes de révolutions et de périodes de réaction, de guerres et de paix, de stagnation et deprogrès rapide ou de déclin, ce sont là des faits universellement connus. Le Marx isme a fourni le fil conducteur qui permet de découvrir l'existence de lois dans ce labyrinthe et ce chaos apparents : c'est lathéorie de la lutte des classes. » La théorie de la lutte des classes est donc, aux yeux d' Engels , l'idée maîtresse de Marx comme elle est, aux yeux de Lénine , le fil conducteur qui permet de comprendre l'histoire humaine. C'est sur elle en tout cas que s'ouvre le texte du « Manifeste ». Ce que pose en son début ce texte est bien une règle d'interprétation générale de l'histoire. Quelle que soit l'époque que l'on considère, la société est en effet le lieu du conflit –ouvert ou dissimulé- quese livrent oppresseurs et opprimés : « Hommes libres et esclaves, patricien et plébéien, baron et serf, maîtred'un corps de métier et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont menéune guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une guerre qui finissait toujours soit par unetransformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la destruction de deux classes en lutte. » Marx & Engels proposent donc bien une vision de l'histoire. Celle-ci est totalement en accord avec leur philosophie matérialiste telle qu'ils ont pu déjà l'exposer en partie dans « L'idéologie allemande ». Dans ledevenir de l'humanité, ce sont, en dernière instance, les infrastructures qui déterminent les superstructures.Ce qui signifie que ce sont les rapports économiques qui définissent, dans tous les cas, la société et lesclasses qui, s'y affrontant, sont elles-mêmes définies par la place qu'elles occupent dans le système de production. De ce fait, dire de l'histoire qu'elle est l'histoire de la lutte des classes revient donc à rappeler quel'histoire n'est pas un pur chaos d'événements inintelligibles ou encore l'épopée de l'Esprit en marche vers saréalisation : tout à l'inverse, elle est le produit de l'affrontement de classes sociales qui sont elles-mêmes le produit du développement économique de l'humanité. Dans un passage du premier chapitre de son « Anti-Duhring », Engels lie de manière très claire les propositions Marx istes sur la lutte des classes à l'interprétation matérialiste de l'histoire. Evoquant la naissance des mouvements ouvriers en France et en Angleterre dans les années 1830, il écrit : « Les faits nouveaux obligèrent à soumettre toute l'histoire du passé à un nouvel examen et il apparût que toute l'histoirepassée était l'histoire de lutte de classes, que ces classes sociales en lutte l'une contre l'autre sont toujoursdes produits des rapports de production et d'échange, en un mot des rapports économiques de leur époque ;que, par conséquent, la structure économique de la société constitue chaque fois la base réelle qui permet,en dernière analyse, d'expliquer toute la superstructure des institutions juridiques et politiques, aussi bien quedes idées religieuses, philosophiques et autres de chaque période historique. Ainsi l'idéalisme était chassé deson dernier refuge, la conception de l'histoire ; une conception matérialiste de l'histoire était donnée et la voieétait trouvée pour expliquer la conscience des hommes en partant de leur être, au lieu d'expliquer leur être enpartant de leur conscience, comme on l'avait fait jusqu'alors. » »

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