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La conscience de soi suppose-t-elle autrui ?

Publié le 03/05/2012

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conscience

La conscience de soi, c'est le sentiment d'être un individu à  part entière, la connaissance de son existence et de son histoire. Je sais que « je suis «. Autrui ne perçoit pas la conscience de soi d'un individu mais l'apparence extérieure de celui-ci, en effet l'être et le paraître sont deux choses différentes. Ainsi, comment peut-il aider à prendre conscience de soi ?

La conscience de soi, comme connaissance de soi, c'est comprendre ce que l'on est réellement par la pensée et saisir ce qu'il y a au fond de soi. On est conscient de soi lorsque l'on sait qui on est, mais aussi  ce que l'on est et ce dont on est capable. Mais comment être conscient de soi, autrement que par comparaison à autrui ?

Le problème suivant se pose alors : la conscience de soi suppose-t-elle autrui ?

Dans un premier temps, nous allons voir dans quelle mesure la conscience de soi n'est pas perçue par autrui puis en quoi peut-on affirmer que les autres sont indispensables à la conscience de soi comme connaissance de soi et enfin, nous allons aborder l'insuffisance d'autrui à la conscience de soi.

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« éprouvés nous révèlent ce que l'on est sur le plan psychologique, moral, sentimental et dévoilent notre caractère.

Autruiapparaît ainsi comme un miroir, reflétant ce que je suis.

Chacun a besoin des autres pour se connaitre car eux seuls semblentpouvoir nous révéler à nous même tel que l'on est.

C'est eux qui voient en moi un personnage que je ne voie pas.

Cettedéduction nous permet d'affirmer que la conscience de soi en tant que connaissance de soi, suppose entièrement autrui.De plus, savoir que l'on existe ne suffit pas.

On a besoin d'autrui pour se sentir exister.

On a besoin de l'autre pour vivre ets'épanouir, prendre conscience de la réalité et du monde qui nous entoure.

Que serait la conscience de soi si l'on n'avaitjamais côtoyé autrui ? On ne pourrait pas extérioriser ses pensées, on ne ressentirait pas ces sentiments ou émotionssuscitées par autrui.

On ne saurait pas quelle personne on est finalement.

On ne connaitrait pas l'amour par exemple.

On neserait pas réellement conscient de soi en fin de compte.

On saurait que l'on vit, que l'on respire, que l'on n'est pas encoremort ; mais on ne ressentirait pas cette vague de vitalité qui nous submerge chaque fois que l'on éprouve un sentiment, uneémotion.

C'est dans cette perspective que la conscience de soi suppose autrui.Autrui me renseigne sur moi-même, et me permet de savoir qui je suis.

La conscience de soi comme connaissance de soisuppose effectivement autrui, sans qui on ne se sentirait pas réellement vivre.

Mais autrui suffit-il à la conscience absolue desoi?Autrui ne suffit pas à être pleinement conscient de soi.

Effectivement, une partie de notre psychisme reste inconsciente.

Dece fait, rien ni personne n'est suffisant pour se connaitre intégralement.

Ainsi, la connaissance de soi est limitée aupsychisme conscient duquel découlent nos pensées conscientes et qui renvoie à notre mémoire où sont stockés nossouvenirs.

D'où l'inconscient de Freud qui désigne ce que la conscience ne perçoit pas, c'est une formation psychique séparéede la conscience.

L'inconscient est à l'origine de nos désirs, nos plaisirs, nos gouts, nos attirances et une partie de nospensées.

Donnons un exemple : lorsque nous sommes attirés par tel corps ou tel visage, nous savons ce que l'on désire, maisnous ignorons complètement pourquoi nous sommes attirés par ce visage plutôt qu'un autre.

En d'autres termes,l'inconscient est l'ignorance.

Et on ignore une partie de soi, que même autrui ne peut nous aider à connaitre.

Autrui est doncinsuffisant à la conscience de soi.Si les autres sont nécessaires à la conscience de soi, ils ne sont pas tous sur le même piédestal.

En effet, il y a ceux qui vont semontrer bénéfiques, d'autres vont nous mettre des bâtons dans les roues.

Certains vont nous aider à se connaitre plusprofondément.

C'est le cas du psychanalyste par exemple qui va tenter de connaitre nos pensées inconscientes par uneanalyse décomposée de ses éléments constitutifs afin de guérir certains troubles psychologiques comme les névroses.D'autres vont apparaître comme des obstacles, en nous empêchant de mieux nous connaitre, par des préjugés, des caricaturesou des stéréotypes non fondés.

C'est le cas ici des ennemis, des faux amis, des médias etc… qui nous renvoient unefausse image de soi et nous bloquent dans la connaissance de soi.Incontestablement, la conscience de soi comme connaissance de soi suppose autrui.

Autrui est un constitutif de ce que jesuis, bien qu'il ne soit pas nécessaire pour être conscient que « je suis ».

Cependant, autrui ne suffit pas à se connaitreentièrement soi-même, sans omettre le fait qu'autrui peut plus ou moins aider à cette connaissance et réalisation de soi.Ainsi, pour conclure, la conscience de soi ne suppose pas irréfutablement autrui, néanmoins, autrui nous permet d'êtredavantage conscient de soi.

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