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La justice exige-t-elle l'amour ?

Publié le 25/03/2015

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justice

Si la mise en place de la justice par le droit implique seulement une conduite extérieure et non des sentiments affectueux, n'envisage-t-on pas une attitude d'un autre ordre lorsque l'on emploie l'expression « être juste « ?

e La justice : institution ou vertu ?

 

La notion de justice que nous avons développée dans un premier temps se réfère en effet à des normes extérieures auxquelles on peut obéir sans les faire véritablement siennes. Or, lorsqu'on dit «être juste «, on se réfère à une disposition, une vertu. Ainsi le fait d'être juste avec autrui ne se réduirait pas à une conduite mais constituerait un état d'esprit qui implique la recon­naissance d'autrui et donc une certaine bienveillance.

justice

« justice n'est-elle pas alors l'attitude appropriée à leur égard ? Mais cette vertu elle-même ne suppose-t-elle pas un minimum d'amour ou de bienveillance à l'égard des autres ? 0» Dans quelle mesure la justice est-elle indépendante de l'amour ? -En quoi la demande de justice s'appuie-t-elle sur un système de droit ? Quel est son mérite ? On étudiera ici la différence entre la loi de la cité et la «loi du cœur ».

-En quoi l'exigence d'impartialité implique-t-elle qu'on fasse abstraaion des sentiments ? On analysera ici la distinaion entre égalité et préférence.

-Ne peut-on opposer le souci d'exactitude de la justice et la générosité de l'amour qui donne sans compter ? On se trou­ verait ici devant l'opposition entre un système rationnel et un sentiment passionnel.

Dans quelle mesure la justice suppose-t-elle la bienveillance ? - On pourrait rappeler ici la distinaion entre justice arith­ métique (à chacun la même chose) et justice géométrique ou proportionnelle (à chacun ce qui fui revient): la seconde forme, qui semble plus proche de la justice véritable mais aussi plus difficile à mettre en œuvre, suppose que l'on cherche à savoir ce qui revient effeaivement à chacun, et notamment que l'on soit prêt à reconnaître les mérites d'autrui.

-L'expression «aimer les autres» ne désigne-t-elle que l'amour, ne peut-elle se référer à une bienveillance qui transcenderait nos préférences subjeaives ? Être disposé à être juste, n'est-ce pas à tout le moins avoir renoncé à l'égoïsme pur et simple, à l'attitude qui consiste à chercher notre avantage en toute cir­ constance ? Un tel renoncement n'implique-t-il pas une dispo­ sition bienveillante envers autrui en général ? li& Construire le plan La question est à présent de savoir comment organiser les idées autrement que dans une opposition frontale oui / non.

li semble naturel de montrer en premier lieu que la définition courante de la justice est indépendante de la notion d'amour; il s'agira ensuite de montrer non pas qu'il est impossible d'être juste sans aimer les autres, mais que l'idée d'amour ou de bienveillance est au travail dans l'exigence qui habite fa justice comme vertu.

Au cours de ces deux parties, la notion de justice se précise, et. »

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