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La philosophie est-elle la somme des insuffisances de la science ?

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Ainsi en est-il pour Kant du « mal » ou de la « liberté » qui sont incontestablement des faits réels dont la connaissance exige pourtant un mode d'intelligibilité qui résiste à toute forme d'explication en termes de causalité ou de déterminisme. c. Par là, on voit que si la philosophie ne peut tenir lieu de science, la science ne saurait inversement tenir lieu de philosophie. Les objets philosophiques ne sont pas en attente d'une annexion future par lascience mais constitueraient plutôt les limites objectives de ses pouvoirs. Pour obtenir la suite et la fin de ce devoir un second et dernier code PassUp vous est demandé. CITATIONS: « La philosophie n'est pas contraire à la science, elle se comporte elle-même comme une science, travaille en partie avec les mêmes méthodes, mais elle s'en éloigne dans la mesure où elle s'accroche à l'illusion de pouvoir livrer une image du monde cohérente et sans lacune. » Freud, Nouvelles Conférences sur la psychanalyse, 1933. « Si le regard philosophique procure le recul nécessaire pour considérer la science, le regard scientifique procure le recul nécessaire pour considérer la philosophie. Aussi, leur dialogique binoculaire pourrait procurer le nouveau recul qui nous est nécessaire pour considérer la connaissance. » Edgar Morin, La Connaissance de la Connaissance, 1986.

« III. Valeur de la philosophie a. Mais il n'est pas nécessaire que la philosophie confère un statut ineffable à ses objets pour en définir laspécificité au regard de la science. Ainsi Hobbes ou Spinoza dérivent-ils de la science de leur temps une conceptiondu mal ou de la liberté qui ne les rendent pas incompatibles avec une explication causale. b. C'est qu'un concept philosophique ne jouit pas d'un statut mystérieux, il réfléchit les acquis de l'expérience dansun langage qui certes conserve tout son sens ne de pas être réductible à un langage scientifique, mais qui évite ledogmatisme par sa capacité à demeurer toujours révisable, c'est-à-dire toujours ouvert aux déterminationsnouvelles que lui imposent les savoirs constitués. c. Et c'est précisément cette disponibilité critique qui permet à la philosophie d'être assez dégagée des savoirs pouren extraire des fins qui soient compatibles avec les valeurs reconnues ou désirées par nos sociétés, ce queassurément les sciences ne sont pas en état de faire parce que là n'est pas leur objet qu'elles connaissent mais qu'iln'est pas dans leur fonction de penser. Conclusion Ainsi voit-on que la philosophie est bien la somme des insuffisances de la science, non par défaut mais plutôt parexcès, tant il est vrai qu'elle est seule à même de réfléchir ce que l'on peut attendre des savoirs, autrement ditmoins une évolution qu'un progrès. »

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