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La philosophie est-elle une science?

Publié le 31/01/2020

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philosophie

caractérisent un genre donné d'objets. En conséquence, à chaque genre peut correspondre une science. Inversement une science est essentiellement définie par le type d'objets dont elle cherche à établir les principes fondamentaux. Ce qui revient à dire que les sciences sont par essence, particulières : elles sont toujours définies par un type particulier d'objets. Une science qui pourrait avoir n'importe quel objet, autrement dit une science universelle, ne peut donc exister.

Quel est alors le sens de la prétention à la vérité et à la connaissance, qui semble constitutive de la philosophie ?

Si la philosophie n'est pas une science, parce qu'elle n'a pas d'objets propres et qu'elle est universelle, peut-elle encore prétendre à la vérité et à la connaissance? Autrement dit, la prétention à l'universalité, en la privant de la scientificité, ne la réduit-elle pas aussi à n'être qu'une illusion vide et sans contenu ?

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« l'expérimentation: ce sont surtout les mathématiques et la logique.

Si la philosophie doit être une science, elle semble donc devoir être analogue aux sciences a priori.

Pourtant, la philosophie se distingue de ces sciences.

Celles-ci ont un objet déterminé : les mathématiques étudient, entre autres, les propriétés des nombres, pour l'algèbre, ou encore les objets géométriques pour les diverses branches de la géométrie.

La logique classique étudie, quant à elle, les raisonnements corrects, tandis que la logique moderne étudie les propriétés de systèmes symboliques abstraits.

Mais la philosophie n'a pas d'objet défini.

Concrètement, cela se voit au fait qu'il existe une philosophie du droit, une philosophie des mathématiques, une philosophie de la logique, la métaphysique ...

Dire que la philosophie n'a pas d'objet, é est dire que la philosophie peut prendre n'importe quel domaine pour objet : autrement dit, la philosophie est universelle.

Ce point distingue la philosophie de toutes les autres sciences, empiriques ou a priori : toutes ont un domaine défini.

Si la philosophie est une science, ce doit être une science à la fois a priori et universelle.

Pourtant une telle activité est-elle possible? La difficulté centrale est la suivante : une science universelle est-elle possible? En effet, la philosophie n'a pas d'objet propre: par conséquent, si elle est science, elle doit être une science universelle.

Mais une science universelle, n'est-ce pas tout simplement une contradiction dans les termes? Il semble, en effe~ que les sciences que nous voyons à l'œuvre et dont nous constatons le progrès tirent leur efficacité du fait d'avoir un domaine restreint d'objets.

En effet, les sciences divisent de manière relativement étroite leur objet.

Autrement dît, il existe, dans les sciences contemporaines, une spécialisation toujours accrue et une division du travail entre sciences.

C'est le cas, par exemple, en physique.

À proprement parler, la physique n'existe pas.

Mais la physique est un nom désignant des sciences nombreuses, partiellement autonomes et relativement séparées les unes des autres.

Pensons à la physique nucléaire, à la physique des solides, à la physique des fluides, à la physique des semi-solides ...

La même chose est vraie en psychologie ou en mathématiques.

Cette spécialisation permet la concentration des efforts de la communauté scientifique sur des problèmes précis.

Par ailleurs, cela permet aussi une concentration des moyens financiers, comme le note Descartes dès le Discours de la méthode.

Et cette concentration des moyens et des efforts semble être une condition du succès des sciences.

Bien sûr, cela semble directement mettre en cause l'existence d'une science universelle.

Si une science universelle existait, elle serait sans doute condamnée à la stérilité.

Pourtant, une science universelle est-elle seulement concevable? Le point capital est donc Je suivant : une science universelle n'est même pas possible.

Les sciences doivent, en effet établir des principes fondamentau~ c'est­ à-dire des lois générales qui ne sont pas dérivées de lois plus générales, et qui expli­ quent les phénomènes empiriques.

Or, de tels principes varient d'un type d'objets à l'autre.

Autrement dît, les principes les plus généraux ne sont pas universels, mais. »

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