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La vertu peut-elle s'enseigner ?

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Il lui semble en effet que nous pouvons avoir en nous la connaissance de ce que nous ne connaissons pas, d'où la nécessité de rechercher toujours avec ardeur les définitions qui nous semblent impossible à émettre spontanément.             Ainsi, si la vertu ne peut vraisemblablement pas s'enseigner à la manière d'une science, chacun de nous peut tout de même en faire preuve en ce que notre âme en a conservé la trace. La question est maintenant de savoir comment il est possible de manifester concrètement cette vertu, à partir de notre capacité à le faire, a priori, indépendamment de tout enseignement.   3- La vertu ne s'enseigne pas, elle se manifeste dans l'action               La vertu serait donc une qualité innée (en puissance) que chacun pourrait développer, en fonction des circonstances et de son expérience : on juge d'ailleurs vertueux les actes plus que les discours sur la vertu. Le bien causé par la vertu ne saurait être théorique, il se doit en effet d'être effectif pour être reconnu comme tel. C'est ce que semblait suggéré Aristote avec cette idée que l'homme, qui a en lui le potentiel pour être vertueux, doit le concrétiser dans une action orientée vers le bien, condition pour une vie heureuse (Cf. Éthique à Nicomaque). Pour lui, la vertu est « une disposition acquise de la volonté, consistant dans un juste milieu par rapport à nous, lequel est déterminé par la droite règle et tel que le déterminerait l'homme prudent «. L'idée est ici de s'efforcer à orienter son action, par l'entremise de l'habitude et de la volonté, en trouvant le juste milieu entre l'excès et le défaut. Par exemple, le courage se situe à égale distance de la peur et de la témérité.

La vertu est une connaissance positive. Comme toute science, elle peut donc s'enseigner. TOUTEFOIS, la vertu n'est-elle pas une disposition particulière de l'âme ? L'homme serait alors vertuteux ou pas sans possibilité de changer cette nature bonne ou mauvaise. Dès lors, il ne pourrait y avoir d'enseignement de la vertu.

« peut tout de même en faire preuve en ce que notre âme en a conservé la trace. La question est maintenant desavoir comment il est possible de manifester concrètement cette vertu, à partir de notre capacité à le faire, a priori , indépendamment de tout enseignement. 3- La vertu ne s'enseigne pas, elle se manifeste dans l'action La vertu serait donc une qualité innée (en puissance) que chacunpourrait développer, en fonction des circonstances et de son expérience : onjuge d'ailleurs vertueux les actes plus que les discours sur la vertu. Le biencausé par la vertu ne saurait être théorique, il se doit en effet d'être effectifpour être reconnu comme tel. C'est ce que semblait suggéré Aristote aveccette idée que l'homme, qui a en lui le potentiel pour être vertueux, doit leconcrétiser dans une action orientée vers le bien, condition pour une vieheureuse (Cf. Éthique à Nicomaque ). Pour lui, la vertu est « une disposition acquise de la volonté, consistant dans un juste milieu par rapport à nous,lequel est déterminé par la droite règle et tel que le déterminerait l'hommeprudent ». L'idée est ici de s'efforcer à orienter son action, par l'entremise del'habitude et de la volonté, en trouvant le juste milieu entre l'excès et ledéfaut. Par exemple, le courage se situe à égale distance de la peur et de latémérité. Là encore, c'est l'apanage des grands hommes que de parvenir àagir de la sorte en toute occasion. Cependant, chacun peut et doit tendre àcela s'il veut connaître une vie heureuse. Cette conception prudentielle de la vertu, liée à l'occasion ou àl'expérience, a été reprise, sous une forme certes différente, par Machiavel(voir Le Prince , chapitre VI notamment). En effet, pour lui, la virtù renvoie à la force de la volonté humaine en tant qu'elle tente de s'imposer et des'adapter au caractère imprévisible et changeant des événements extérieurs (la « Fortune », au sens du hasard).Ici, la vertu est donc l'habileté à agir sur la fortune pour la transformer en opportunité. L'homme vertueux, le princeen l'occurrence, possède alors l'intelligence de s'adapter à la situation pour lui imposer sa volonté, à mi-chemin entrela passivité et l'excès de prudence. Jusqu'à quel point pouvons alors considérer cette manière d'agir commevertueuse ? Certainement en mesurant a posteriori les conséquences, positives ou négatives, des actions de celui qui les engage. Conclusion : - Si on considère la vertu comme une discipline pouvant s'enseigner au même titre que d'autres, on prend le risque de lui donner une forme normative, sans définition substantielle, alors même que cette définition, aussidifficile à formuler soit-elle comme l'a montré Platon, semble être le préalable à toute transmission. - Il semble de plus que la vertu ne puisse s'enseigner à la manière d'une science, dans un rapport vertical entre celui qui sait et celui qui ne sait pas. Agir avec vertu semble plutôt requérir sinon une adhésion ou unevolonté manifeste de l'élève, au moins une prise de conscience de sa capacité à faire le bien. Un maître, parl'exemplarité de son attitude, peut certes montrer le chemin, mais le passage à l'acte doit être le fait de l'élèveseul. Par sa capacité à connaître et à apprendre, l'homme peut effectivement orienter son action vers le biendans la mesure où il veut s'y astreindre. - Par ailleurs, les traités sur la vertu, s'ils ne sont suivis d'aucune action, sont vains et inutiles. Au contraire, une action dite vertueuse peut l'être spontanément, sans recours à aucune théorie, ce qui atteste de lacapacité a priori que possède l'homme à tendre vers le bien. - Cependant, si on réduit la notion de vertu a la seule action qui en découle, la question de l'enseignement qui y mène semble ici devoir disparaître au profit de la stratégie ou de la mise en oeuvre des moyens nécessaires àl'accomplissement de ses fins. L'histoire regorge d'exemple de monarques ou de souverains qui, sous le prétexted'une action juste et sage, ont commis crimes et délits pour atteindre leur but. »

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