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L'acte que nous considérons libre n'est-il pas toujours déterminé ?

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L’homme fait ainsi l’expérience de nécessités naturelles, et c’est pourquoi il s'interroge sur sa liberté. Il n’y a, en ce sens, de « problème » de la liberté que pour l’être qui sait que celle-ci se trouve sans cesse menacée. L’animal suit aveuglément, subit le déterminisme naturel : il n’en prend pas conscience. Cela suffit-il à dire que l’homme est un être libre ?

Puisque l’homme peut être conscient de ce qui entrave sa liberté, c’est qu’il n’est pas totalement démuni face au déterminisme. Nous savons que la conscience nous livre un savoir ambigu et incomplet sur nous-même : il est difficile de décider et de séparer ce qui en nous est ignorance de soi et savoir de soi. Nous avons toutefois la possibilité permanente de douter. Il n’y a pas, en ce sens, d’ignorance totale sur les raisons de nos actes ou de nos pensées. Nous avons le pouvoir de douter de notre liberté au moment même où nous croyons en avoir le sentiment.

L’homme, pouvant refuser de croire, de donner un assentiment spontané à ce qu’il éprouve, manifeste un pouvoir de mise à distance à l’égard de lui-même.

N’est-ce pas le signe même de sa liberté ? L’erreur serait alors de penser que la liberté est donnée une fois pour toutes. S’il y a une « prise » de conscience du déterminisme, c’est bien qu’il y avait un temps où la conscience

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