Devoir de Philosophie

Peut-on à la fois être libre ET DÉTERMINÉ ?

Extrait du document

Le déterminisme n'est donc pas opposé à la liberté, si l'on évite deux excès : sous-estimer l'importance de cette détermination et s'en servir pour justifier l'échec ou l'inaction. Ainsi, de nombreux philosophes et savants ont cherché la clef de la liberté du côté de la compréhension de ce qui nous détermine.

Car la maladie lui offre d'autres possibilités que celles de la santé. Il est «totalement déterminé et totalement libre. Obligé d’assumer ce déterminisme pour poser au-delà les buts de sa liberté, de faire de ce déterminisme un engagement de plus» (Cahiers pour une morale).

« Il. Le déterminisme dans les sciences humaines • C'est l'application de la théorie déterministe à l'homme qui pose ~ h 1- problème. Dans les Règles de la méthode sociologique, Durk eim 0: propose notamment d'étudier les faits sociaux« comme des choses», ~ c'est-à-dire de considérer le comportement humain comme le résultat nécessaire de causes données . .J • Or, comment préserver l'initiative de l'homme lorsqu'on la fait 5 dépendre d'une structure qu'il ne maîtrise pas? Peut-on suivre Durkheim lorsqu'il fait d'un choix apparemment intime, le suicide, le résultat de déterminations sociales globales (l'âge, le sexe, le lieu d'habitation ... )? C'est le sens de la critique de Popper dans l'Univers irrésolu : «C'est la prédictibilité prétendument scientifique de réali­ sations uniques ( ... ) que je trouve tout à fait incroyable». • • Mais là encore, l'opposition entre déterminisme et liberté n'est peut-être qu'apparente. Freud lui-même montre que le but de la cure psychanalytique est d'accéder à une plus grande autonomie. Avant, l'homme était guidé à son insu par des mécanismes incons­ cients. Après, il les maîtrise, au moins par la connaissance. Ill. La détermination comme condition de la liberté •Descartes explique que la ferme détermination d'agir toujours au mieux, est la clef de la liberté. Plus j'ai de raisons d'agir, plus je suis libre; plus je suis indifférent à choisir une solution, moins j'exerce mon libre-arbitre. La détermination n'accompagne pas seulement la liberté : elle en désigne la condition. •Sartre souligne ainsi que l'homme décide seul de sa vie et en porte l'entière responsabilité. Le fait d'être déterminé dans ses possibilités d'action, par exemple par la maladie, ne lui donne aucune excuse. Car la maladie lui offre d'autres possibilités que celles de la santé. Il est «totalement déterminé et totalement libre. Obligé d'assumer ce déterminisme pour poser au-delà les buts de sa liberté, de faire de ce déterminisme un engagement de plus» (Cahiers pour une morale). • Le déterminisme n'est donc pas opposé à la liberté, si l'on évite deux excès : sous-estimer l'importance de cette détermination et s'en servir pour justifier l'échec ou l'inaction. Ainsi, de nombreux philosophes et savants ont cherché la clef de la liberté du côté de la compréhension de ce qui nous détermine. > Flash bac p. 81 »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles