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L'art doit-il faire plaisir ?

Publié le 25/01/2020

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Il est une autre expérience esthétique qui suscite en nous le sentiment du sublime : face à l'affreux et l'horrible, au grandiose qui dépasse notre mesure, on éprouve d'abord un sentiment de déplaisir; la perception d'une disproportion provoque ensuite un sentiment d'attraction : l'Anglais Burke, dans sa Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau (1790), appelle cela une horreur délicieuse. Cette formule contradictoire renvoie à un célèbre passage de Lucrèce (De natura rerum) où, face au spectacle terrifiant de la puissance des flots d'une mer démontée, le spectateur sur la rive éprouve un effroi mêlé du soulagement d'être à l'abri. Cette contradiction renvoie à une autre : le sublime fait apparaître ce qui est au-delà des apparences, par exemple la nature comme force qui dépasse toute appréhension que nous pouvons en avoir. Certaines œuvres arrivent ainsi à nous mettre en face de l'infini.

Pour Kant, l'imagination est confrontée, dans cette expérience, à sa propre limite, mais c'est en fait la raison qui la dépasse plutôt que la nature : «Est sublime ce qui, par cela seul qu'on peut le penser, démontre une faculté de l'âme qui dépasse toute mesure des sens» (Critique du jugement).

Le cinéaste Jean-Luc Godard opposait le cinéma à la télévision : cette dernière n'est pas un art, car les personnages, contrairement au cinéma, sont toujours plus petits que nous. Il voulait indiquer que l'art a pour fonction de nous confronter à plus grand que nous-même. Dans cette épreuve, il nous humilie tout en nous élevant, dans un délicieux déplaisir.

« l 1s FICHE sentiment prend naissance, qui ne se prouve pas (elle est «sans concept», dit Kant) mais s'éprouve.

•Si la jouissance nous attache au monde, l'art permet la distanciation, LLI dans une libre satisfaction.

Hume avait noté, avant Kant, ce rôle de et: l'imagination comme détachement: la contemplation esthétique fait ::> 1- abstraction de la situation concrète, comme lorsque nous pouvons .J trouver beau quelque chose qui va pourtant contre notre intérêt (le ~ militaire qui admire les fortifications ennemies) alors que nous ne trouvons agréable que ce qui a un rapport étroit avec nous-même.

Le ~ beau serait donc à la fois subjectif et communicable.

Ill.

Le sublime : une autre expérience • Il est une autre expérience esthétique qui suscite en nous le sentiment du sublime : face à l'affreux et l'horrible, au grandiose qui dépasse notre mesure, on éprouve d'abord un sentiment de déplaisir; la perception d'une disproportion provoque ensuite un sentiment d'attraction : I' Anglais Burke, dans sa Recherche philo­ sophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau (1790), appelle cela une horreur délicieuse.

Cette formule contradictoire renvoie à un célèbre passage de Lucrèce (De natura rerum) où, face au spectacle terrifiant de la puissance des flots d'une mer démontée, le spectateur sur la rive éprouve un effroi mêlé du soulagement d'être à l'abri.

Cette contradiction renvoie à une autre : le sublime fait apparaître ce qui est au-delà des apparences, par exemple la nature comme force qui dépasse toute appréhension que nous pouvons èn avoir.

Certaines œuvres arrivent ainsi à nous mettre en face de l'infini.

•Pour Kant, l'imagination est confrontée, dans cette expérience, à sa propre limite, mais c'est en fait la raison qui la dépasse plutôt que la nature : «Est sublime ce qui, par cela seul qu'on peut le penser, démontre une faculté de l'âme qui dépasse toute mesure des sens» (Critique du jugement).

• Le cinéaste Jean-Luc Godard opposait le cinéma à la télévision : cette dernière n'est pas un art, car les personnages, contrairement au cinéma, sont toujours plus petits que nous.

Il voulait indiquer que l'art a pour fonction de nous confronter à plus grand que nous-même.

Dans cette épreuve, il nous humilie tout en nous élevant, dans un délicieux déplaisir.

> Flash bac p.

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