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Le machinisme est-il un obstacle au développement de la liberté humaine ? La technique asservit-elle l’homme au point que sans elle nous serions plus libres ?

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technique

Nous venons de voir que si la machine libère, elle aliène tout autant. Le problème n’est donc pas : plus ou moins de machines, mais : comment être libre ? Car la technique est une activité spécifiquement humaine. Cependant, devant les dangers que font courir à l’humanité les progrès techniques, on peut se poser le problème de l’application perverse des résultats.

 

Il existe des dangers réels : Est-ce la mauvaise utilisation des machines qui est en cause, ou, plus tragiquement, la destruction de l’homme est-elle inscrite au cœur du désir de connaître ?

 

La nouvelle idéologie que représente la civilisation machiniste a des conséquences sur la liberté humaine : il faut engager un dialogue, des discussions qui débouchent sur des conséquences politiques pour rester libre. Il faut désormais « faire avec » le machinisme. Cela ne signifie pas abandonner sa liberté.

 

Nous pouvons alors utiliser les objets, les machines, sans être asservis par eux : il suffit, comme le dit Heidegger, de « conserver nos distances à leur égard ». Ainsi, ils ne nous accaparent pas, ils ne réduisent pas notre liberté.

 

Vivre aujourd’hui sans machines est impensable. Nous retournerions à un âge préhistorique. Où est le « plus » de liberté ? Par contre, il faut rester vigilant pour que le développement, la prolifération des machines ne nous aliènent pas.

 

Ce n’est pas l’absence de machines qui augmente ma liberté. Ce n’est pas leur prolifération. C’est mon implication citoyenne qui détermine ma liberté.

« 60 • Organi sation du plan 1. Il est indéniable que les machines ont libéré l'homme. Les machines ont bouleversé notre vision du monde. 2. Mais les machines visent l'utile : la liberté ne se situe pas dans cette sphère. 3. Il faut donc apprendre à bien ou à mieux utiliser les machines pour être libre, et pas seulement libéré. CORRIGÉ [Dissertation rédigée] [I ntroduction] La machine reste une figure de la mythologie moderne, à la foi s fa s­ cinante et redoutable. Au XIX' siècle, la révolution industrielle ne s'est pas faite sans heurts ni violences : les ouvriers voyaient dans l' appari­ tion des machines une concurrence insupportable. Ils allaient parfois jusqu 'à s'en prendre aux machines elles-mêmes, appelant à leur destruc­ tion. Pourtant, on pensait, tel Aristote plus de 2 000 ans plus tôt, que la machine libérerait l'homme et que l'esclavage disparaîtrait avec la tech­ nique. On ne peut plus faire comme si les machines n'existaient pas. Elles sont là, omniprésentes, du simple robot ménager à la centrale nucléaire, de l'automobile à la navette spatiale, du scanner au télescope géant. On peut donc seulement imaginer ce que serait notre vie sans machines et nous demander si nous vivrions plus libres, moins asservis à la technique. [1. Les machines ont libér é l'homme ] L'homme, dit Bergson, est un homo faber avant d'être un homo sa piens. C'est un fabri cant avant d'être un sage. Il fabrique des objets, des mach ines. Grâce à leur habileté et à leur ingéniosité, les hommes ont réussi à survivre. L'activité technique est aussi une activité vitale. Il y a d'ailleurs une supériorité réelle de la machine sur l'outil, car la machine libère du temps dans la vie des trava illeurs, des ménagères, de tous ceux qui peuvent ainsi se consa crer à des activités plus culturelles ou moins aliénant es. On reproche souvent aux machines de transformer l'ouvrier lui-même en machine : c'est la critique de Charlie Chaplin dans son film Les Temps »

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