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Le vivant - RÉSUMÉ DE COURS

Publié le 19/03/2014

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Le vivant n'est pas pure mécanique,

mais semble poursuivre un but

Dans une machine, le mouvement réglé des diverses par¬ties aboutit à un effet d'ensemble, tel que, par exemple, le mouvement d'aiguilles sur le cadran d'une montre. Dans un être vivant, tous les éléments ou organes sont interdépen¬dants. Partant de là, on pourrait, comme Descartes, se représenter le vivant sur le modèle de la machine, mais c'est là faire bien peu de cas de l'extrême complexité d'un orga¬nisme vivant. D'abord, le vivant a la propriété de se construire lui-même. En outre, chaque partie du tout que 

« nisation vivante, il n'y a pas de matière vivante. La seconde attitude est le vitalisme qui affirme que le vivant est animé d 'une énergie propre, manifestant une force spécifique ten­ dant à maintenir l'organisation . Le vitalisme, permet d'éviter le risque de la réduction sommaire du vivant à une machine, mais il superpose au déterminisme l'hypothèse d'une force occulte incompréhensible . De ce point de vue, il est préfé­ rable de constater, comme Kant, que tout se passe comme si ... il y avait une finalité interne à tout être vivant . Il n'est pas nécessaire d'affirmer que cette finalité est objective . 1 Le point de vue des scientifiques contemporains La notion de programme : un nouveau modèle mécaniste Au XX' siècle, les scientifiques affirment que l'origine des déterminations du vivant se trouve dans un programme . Or, comme la nature moléculaire des gène s, porteurs du pro­ gramme, n'est autre que celle des ADN et que ceux-ci peu­ vent être vus comme des messages codés inscrits dans un alphabet chimique où les lettres sont des molécules particu­ lières, le lien entre la structure moléculaire des organismes et les ordinateurs programmés est établi . La biologie se débarrasse ainsi des moindres restes de finalisme vitaliste et présente un. nouveau modèle mécaniste plus satisfaisant . La notion de code n'implique ni finalité ni nécessité Mais les développements les plus récents de la biologie tendent à remettre en cause la notion de programme encore trop marquée par l'anthropomorphisme et la finalité inten­ tionnelle, celle de la tâche à accomplir pour laquelle le pro­ gramme a été écrit. La notion de code est préférable à celle de programme, car elle est impersonnelle et n'implique ni finalité ni nécessité . Des modèles d'évolution chimique récents essaient de rendre compte de la constitution du code génétique à partir de la fameuse « soupe primitive » qui régnait il y a plusieurs centaines de millions d'années. De tels modèles montrent comment un code génétique devait nécessairement émerger, du fait des interactions chi­ miques , mais qu'il aurait pu être différent, de façon impré­ visible, de celui que les scientifiques découvrent aujour­ d'hui. Le vivant serait donc le résultat de la nécessité et du hasard • 117 »

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