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Les instruments de mesure nous font ils connaître ce qu'est le temps ?

Extrait du document

temps
Mais que voulons-nous dire par là, sinon que l'homme a une plus grande dignité que la pierre ou que la table ? Car nous voulons dire que l'homme existe d'abord, c'est-à-dire que l'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir, et ce qui est conscient de se projeter dans l'avenir. L'homme est d'abord un projet qui se vit subjectivement, au lieu d'être une mousse, une pourriture ou un chou-fleur ; rien n'existe préalablement à ce projet ; rien n'est au ciel intelligible, et l'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être. Non pas ce qu'il voudra être. Car ce que nous entendons ordinairement par vouloir, c'est une décision consciente, et qui est pour la plupart d'entre nous postérieure à ce qu'il s'est fait lui-même. Je peux vouloir adhérer à un parti, écrire un livre, me marier, tout cela n'est qu'une manifestation d'un choix plus originel, plus spontané que ce qu'on appelle volonté. Mais si vraiment l'existence précède l'essence, l'homme est responsable de ce qu'il est. Ainsi, la première démarche de l'existentialisme est de mettre tout homme en possession de ce qu'il est et de faire reposer sur lui la responsabilité totale de son existence. Avez-vous compris l'essentiel ?1 Notre existence dépend-elle de nous ?

 

  • Sens des termes

   — Instrument : objet permettant de réaliser une opération, appareil, outil.  — Mesure : détermination d'une grandeur à partir d'un étalon ou d'une unité servant de référence.  — Temps : milieu indéfini, où les événements se déroulent, durée humaine qualitative et vécue.  — Connaître : saisir l'essence et l'être d'une chose.  

  •  Sens du sujet

   Les appareils permettant de déterminer quantitativement le temps, à partir d'une unité, nous font-ils saisir son essence ?  

  •  Le problème

   Faut-il valoriser l'aspect qualitatif ou quantitatif du temps? Mesurer le temps, n'est-ce pas en faire une parcelle d'espace ?  

« Ce temps est la condition de mon action dans le monde, il apparaît donc un organe, un instrument et un allié. Letemps des horloges, des instruments et de la science est le vrai temps de la liberté humaine. • Le temps intelligible et rationnel est lié à la prévision scientifique.Mais il faut aller plus loin : toute la science donne à voir un temps maîtrisé grâce à la saisie rationnelle des loisscientifiques. La science est, en effet, inséparable d'un temps de prévision s'effectuant à travers la connaissancedes lois de la nature. Ici, l'homme peut prévoir l'avenir et maîtriser le temps, devenu ainsi son allié « objectif ». 2. Mais les instruments expriment seulement le travail de l'intelligence. Le travail d'abstraction et de rationalité de l'intelligence. Jusqu'à présent, nous en sommes restés au niveau du temps vécu et concret. Mais l'homme est également un êtred'abstraction, opérant par concepts et idées générales, séparant ce qui ne l'est pas concrètement dans la réalité(telle se définit l'abstraction). Ainsi l'intelligence peut-elle mener à bien ses tâches en isolant, de manière abstraiteles données. C'est dans cette perspective de l'abstraction que nous pouvons comprendre le temps saisi commenotre allié, le temps objectif et scientifique. 3. Au-delà de cette sphère, est un autre temps, le temps vécu, que les instruments de mesure ne nousfont pas connaître. Il faut, en effet, revenir sur le temps vécu, sur la temporalité de la conscience : nous pouvons reconnaître en cettedurée l'allié de notre action, l'outil de nos projets dans le monde, voire même l'objet d'une intuition quasi esthétique. a. Le temps vécu : le projet de la conscience vers l'avenir. Ne voir dans le temps qu'un ennemi, c'est, semble-t-il, ne pas tenir compte de la dimension de l'Avenir : or laconscience est projet, anticipation d'elle-même, fuite vers l'avenir. Perpétuellement en avant d'elle-même, elle sedonne rendez-vous « dans le pas encore ». Dire que la conscience représente ce mouvement de transcendance vers l'avenir, cette dimension insaisissable et généralement imprévisible, c'est dire que la conscience humaine estliée à l'action, au faire : l'homme se dépasse vers un futur qu'il veut construire, bien que ce futur ne dépende quepartiellement de lui. Dans cette perspective, le temps peut donc être l'organe de ma liberté et de ma puissance, ildevient alors mon allié, puisque je veux construire mon histoire et l'Histoire et que je me projette ainsi vers lespossibles, vers cette page blanche où je décide d'inscrire mon nom et mes valeurs. SARTRE : [...] L'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et ]...] il se conçoit après. L'homme, tel que le conçoit l'existentialiste, s'il n'estpas définissable, c'est qu'il n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite, et il seratel qu'il se sera fait. Ainsi, il n'y a pas de nature humaine, puisqu'il n'y a pasde Dieu pour la concevoir. L'homme est non seulement tel qu'il se conçoit,mais tel qu'il se veut, et comme il se conçoit après l'existence, comme il seveut après cet élan vers l'existence, l'homme n'est rien d'autre que ce qu'il sefait. Tel est le premier principe de l'existentialisme. C'est aussi ce qu'onappelle la subjectivité, et que l'on nous reproche sous ce nom même. Maisque voulons-nous dire par là, sinon que l'homme a une plus grande dignité quela pierre ou que la table ? Car nous voulons dire que l'homme existe d'abord,c'est-à-dire que l'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir, et ce quiest conscient de se projeter dans l'avenir. L'homme est d'abord un projet quise vit subjectivement, au lieu d'être une mousse, une pourriture ou un chou-fleur ; rien n'existe préalablement à ce projet ; rien n'est au ciel intelligible, etl'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être. Non pas ce qu'il voudra être.Car ce que nous entendons ordinairement par vouloir, c'est une décisionconsciente, et qui est pour la plupart d'entre nous postérieure à ce qu'il s'estfait lui-même. Je peux vouloir adhérer à un parti, écrire un livre, me marier,tout cela n'est qu'une manifestation d'un choix plus originel, plus spontanéque ce qu'on appelle volonté. Mais si vraiment l'existence précède l'essence,l'homme est responsable de ce qu'il est. Ainsi, la première démarche de l'existentialisme est de mettre tout homme en possession de ce qu'il est et de faire reposer sur lui la responsabilitétotale de son existence. Avez-vous compris l'essentiel ? 1 Notre existence dépend-elle de nous ?2 La nature humaine nous indique-t-elle quelles sont nos responsabilités ?3 Est-ce par ma volonté que je deviens ce que je suis ? Réponses: »

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