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Les sciences satisfont-elles notre désir de vérité ?

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À quoi répond notre "désir de vérité" ? Ce désir, comme tout désir, n'est-il pas insatisfaisant ? Si on analyse ce désir comme tous les désirs (comme quelque chose de purement négatif, insatiable), peut-il être satisfait par quoi que ce soit ? Quel est le rôle des sciences dans le désir de vérité ? Si les sciences ne répondent qu'à un désir, peuvent-elles être objectives ? Tout désir de vérité est-il désir de science ? Les sciences peuvent-elles tout expliquer, donner la vérité de tout ce qui est ? Y a-t-il d'autres types de savoirs ou de croyances qui satisfont notre désir de vérité ? Est-ce parce qu'ils tendent à ressembler à l'idéal de la science, ou au contraire parce qu'ils s'en éloignent ? La science est-elle le modèle après lequel notre désir de vérité aspire, ou bien est-elle la partie la plus décevante de la recherche de la vérité, dans la mesure où les sciences ne prétendent plus nous donner accès à la nature des choses, mais seulement à des lois rendant compte des phénomènes ? Les sciences doivent-elles être remises en question si elles ne peuvent satisfaire notre désir de vérité ? Les sciences ne doivent-elles pas être conduites pas notre insatiable désir de vérité, pour pouvoir être toujours dans un processus d'évolution ? Si les sciences ne satisfont donc pas notre désir, ne doivent-elles pas au moins essayer ?

« ?Les sciences qui énoncent des lois et renoncent à la connaissance de l'absolu (Dieu, âme), se contentant derelations constantes entre les phénomènes, paraissent satisfaire notre désir de vérité.Toutefois, l'homme est aussi un être subjectif. On peut alors se demander si les sciences mathématisées etobjectives, satisfont pleinement un désir de vérité enraciné dans le coeur de l'homme et sa subjectivité profonde. SUPPLEMENT POUR CETTE PARTIE: « La science elle-même repose sur une croyance ; il n'est pas de science sans postulat. « La science est-elle nécessaire ? » Il faut, pour qu'elle puisse se former, que cette question ait reçuauparavant une réponse non seulement affirmative, mais affirmative à tel point qu'elle exprime ce principe, cette foi,cette conviction : « Rien n'est plus nécessaire que le vrai ; rien, à son prix, n'a d'importance que secondaire. »Qu'est-ce que cette volonté absolue de vérité ? Est-ce volonté DE NE PAS SE LAISSER TROMPER ? Est-ce volontéDE NE PAS SE TROMPER SOI-MÊME ? Car rien n'empêche d'interpréter aussi de cette seconde façon le besoin absoludu vrai, si l'on admet que « je ne veux pas tromper » comprend comme cas particulier « je ne veux pas me trompermoi-même ». Mais pourquoi donc ne pas tromper ? Et pourquoi ne pas se laisser tromper ?Remarquons que les raisons qui répondent à la première de ces questions relèvent d'un tout autre domaine quecelles qui répondent à la seconde : si l'on ne veut pas se laisser tromper, c'est qu'on suppose qu'il est nuisible,dangereux, néfaste d'être trompé. La science, dans cette hypothèse, serait donc une longue ruse : mesure deprécaution, affaire d'utilité. mais on pourrait lui objecter à juste titre : eh quoi ! la volonté de ne pas se laissertromper est-elle vraiment moins nuisible, moins dangereuse, moins néfaste que son absence ? [...] La foi dans lascience, cette foi qui existe en fait de façon incontestable, ne peut avoir son origine dans un calcul utilitaire ; elle adû se former au contraire MALGRÉ le danger et l'inutilité de la « vérité à tout prix », danger et inutilité que la viedémontre sans cesse. (Vérité « à tout prix » ! Nous savons trop bien ce que c'est, nous ne le savons, hélas, quetrop, quand nous avons offert sur cet autel, et sacrifié de notre couteau, toutes les croyances, une à une !).« Vouloir la vérité » ne signifie donc pas « vouloir ne pas se laisser tromper » mais –et il n'y a pas d'autre choix- «vouloir ne pas tromper les autres ni soi-même », CE QUI NOUS RAMENE DANS LE DOMAINE MORAL. Qu'on sedemande sérieusement en effet : « Pourquoi vouloir ne pas tromper ? », surtout s'il semble –et c'est bien le cas !-que la vie soit montée en vue de l'apparence, j'entends qu'elle vise à égarer, à duper, à dissimuler, à éblouir, àaveugler, et si, d'autre part, elle s'est toujours montrée sous son plus grand format du côté des fourbes les moinsscrupuleux ? Interprété timidement, ce dessein de ne pas tromper peut passer pour une donquichotterie, petitedéraison d'enthousiasme ; mais il se peut qu'il soit aussi quelque chose de pire : un principe destructeur, ennemi dela vie... « Vouloir le vrai » ce pourrait être, secrètement, vouloir la mort. En sorte que le pourquoi de la science seramène à un problème moral : POURQUOI, D'UNE FAÇON GENERALE, TOUTE MORALE, quand la vie, la nature, l'histoiresont immorales ? Sans aucun doute qui veut le vrai, au sens intrépide et suprême que suppose la foi dans lascience, AFFIRME PAR CETTE VOLONTÉ MÊME UN AUTRE MONDE que celui de la vie, de la nature et de l'histoire ; etdans la mesure où il affirme cet « autre monde », ne nie-t-il pas nécessairement du même coup son antipode : cemonde, le nôtre ? » Nietzsche, « Le gai savoir », livre V, $ 344. « On se fait une idole de la vérité même » disait Pascal. La philosophie échappe-t-elle à cette remarque ? Elle veutdepuis Platon éviter l'erreur, dissiper l'illusion, condamner le mensonge, et par la connaissance de la vérité libérer leshommes de l'oppression politique comme de la servitude des passions. Mais pourquoi la vérité serait-elle à ce pointaimable ? En faisant de la vérité non seulement le but de la connaissance mais une suprême valeur morale , nesacrifions- nous pas d'autres valeurs qu'on pourrait estimer plus essentielles ou plus vitales ? Philosopher, c'est entout cas aussi oser, comme Nietzsche en ce texte, mettre la volonté de vérité à l'épreuve du soupçon.La vérité est érigée en valeur absolue, à laquelle toutes les autres doivent se subordonner ou être sacrifiées. Mais ils'agit d'évaluer cette valeur : examiner ce qu'elle vaut réellement.Deux hypothèses se présentent : le « besoin absolu du vrai » vient de la volonté de ne pas se laisser tromper oubien de ne pas tromper soi-même.La première hypothèse suppose qu'il est dangereux d'être trompé. Or, il est tout aussi dangereux de vouloir la véritéà tout prix et d'être prêts à lui sacrifier toutes nos croyances, y compris les plus vitales.Reste donc la seconde hypothèse : on veut le vrai pour ne pas tromper, c'est-à-dire par impératif moral. Mais celui-ci est contraire à la vie même. Il nous pousse dans un « autre monde » négateur du monde réel. La morale de lavérité est donc une morale morbide, comme toute morale qui pose des valeurs absolues et transcendantes, quijugent la vie au lieu de l'affirmer. Deuxième partie: la mathématisation du réel. C'est avec Galilée que la méthode scientifique se constitue. Galilée fait prédominer le modèle géométrique, laformulation logico-mathématique qui deviendra progressivement le paradigme de toutes les sciences. Avec cettemathématisation, les sciences désormais font abstraction de toute forme de subjectivité. Dès lors, ce qui va primer,c'est l'idée d'une nature écrite en langage mathématique. La nature est écrite en langage mathématique (Galilée). Galilée est un savant du XVI ième siècle, connu comme le véritable fondateur de la physique moderne, et l'hommeauquel l'Inquisition intenta un procès pour avoir soutenu que la Terre tournait sur elle-même et autour du soleil.Dans un ouvrage polémique, « L'essayeur », écrit en 1623, on lit cette phrase : »

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