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« Les sens ne sont-ils pas suffisants pour nous fournir toutes nos connaissances »

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L’Homme est doté de cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher, le goût. Ces cinq sens nous permettent de ressentir le monde qui nous entoure, et nous permet d’évoluer dans ce monde, de survivre depuis que la race humaine existe. Déjà dans l’Antiquité, Démocrite disait que « Rien n’existe dans notre intelligence qui n’ait d’abord été dans nos sens », montrant ainsi que les sens sont réellement la base de nos perceptions. Cependant si les sens sont la base de notre perception, et par là donc de nos connaissances, il est envisageable de se demander jusqu’à quel point nos sens sont dignes de confiance et s’ils permettent de dégager une connaissance objective et privée de l’altération de l’individu par le biais de ses sentiments. Dès lors, il est envisageable de se demander si la connaissance provient des sens ou si les sens ne sont pas uniquement un vecteur amenant à la connaissance, une fois ceux-ci débarrassés des errements de la subjectivité liée à l’individu humain ? Existe-t-il une différence entre un simple contact du réel par la sensibilité et la connaissance ? Dans une première partie, cette réflexion traitera de l’apport des sens dans la connaissance humaine, et dans une seconde partie des limites de ce mode de connaissance. En effet, il s’avère que la majorité des connaissances que nous avons aujourd’hui provient des sens. Nous connaissons le goût des aliments, par exemple, parce que nous les avons déjà expérimentés. De même nous savons reconnaitre des notes de musique grâce à l’ouïe. Il en va de même pour l’ensemble des cinq sens. Les sens nous procurent donc toute une palette de connaissances, nous permettant de réagir à l’environnement qui nous entoure ainsi qu’à la vie en société. Les sens nous permettent en outre d’extrapoler notre niveau de connaissance par l’accumulation de différents ressentis fournis par les différents stimuli perçus par nos sens. Leibni...

« petites perceptions, que nous additionnons pour en extraire une connaissance plus globale. Cette théorie est à mettre en relation avec le théorème mathématique de l'intégrale, à laquelle Leibniz a d'ailleurs participé. En outre, John Locke, philosophe anglais du 17ème siècle, ainsi que Francis Bacon, au 16ème siècle ont développé la théorie de l'empirisme, selon laquelle la connaissance est uniquement basée sur l'expérience, celle-ci étant la seule source viable de connaissances. Cette théorie, inspirée des théories épistémologiques antiques a inspiré de nombreux autres courants philosophiques contemporains, au rang desquels on peut citer le réfutationnisme, qui dit qu'une affirmation est dite réfutable s'il est possible de prouver par le biais  d'une observation ou d'une expérience positive qu'elle peut être contredite. La sensibilité est donc une fonction de réceptivité brute et passive. En outre, il y a des choses dont nous prenons connaissance par ouïe dire, ce qui se classe aussi dans la catégorie des connaissances acquises par les sens. En effet, la parole est suffisante à la connaissance. Cette suffisance est d'ailleurs impérative, en effet, il est impossible à l'Homme d'accumuler de manière empirique toutes les connaissances, de vivre toutes les situations. C'est d'ailleurs l'un des moyens premiers de l'enseignement, apprendre par le biais de la parole et de la démonstration, inculquer des connaissances qui ne le seraient pas autrement en suivant par exemple le fameux « Je ne crois que ce que je vois » de Saint Thomas. Pour prendre un exemple trivial afin d'illustrer ces propos, nous savons tous que la population mondiale est d'environ sept milliards d'individus, cependant nous ne le savons pas parce que nous avons-nous-même comptés chaque être humain sur cette planète, mais parce que on nous l'a dit (ouïe et parole) ou nous l'avons lu ou vu dans un quelconque médium (vue). Ainsi, bien que sur le plan épistémologique cette connaissance se distingue de l'approche purement empirique défendue par Locke, cela reste néanmoins un moyen de connaissances basé sur les sens. Cependant à l'inverse de l'empirisme, l'objectivité de l'ouïe dire est plus tendancieuse, étant donné qu'elle se base non pas sur des faits constatés mais sur des faits répétés, qui proviennent non pas d'une observation propre mais d'une observation d'autrui, déjà passée au tamis de la subjectivité et de la compréhension de quelqu'un d'autre. On peut cependant rétorquer que discourir, donc utiliser la parole revient au final à affiner la connaissance, à échanger différentes visions pour arriver à une connaissance plus fine, plus précise.  A la condition cependant que la connaissance de base soit expérimentable, ou qu'il l'ait déjà été, ce qui est plus viable dans le cas de nombreuses expérimentations »

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