Devoir de Philosophie

l'Homme a-t-il besoin d'un Maitre?

Publié le 21/01/2015

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DHELEMME TIMOTHE - TS4 14/10/2014. Devoir de Philosophie L'Homme a-t-il besoin d'un Maître ? A certaines périodes de l'histoire, plus rarement aujourd'hui, des hommes se sont cru le droit d'aliéner la liberté d'autrui, en achetant ou en vendant d'autres hommes comme esclaves. Une telle pratique consiste à faire de l'autre sa propriété, comme s'il était une simple marchandise. Cela revient à lui enlever son humanité si. Il y eut même des philosophes, comme Aristote, pour justifier l'esclavage en expliquant que certains hommes, à cause de leur défaut d'aptitude au raisonnement, étaient incapables de se conduire eux-mêmes, et avaient donc besoin d'un maître. Ils étaient, en quelque sorte, destinés dès le début à vivre sous la règle d'un autre. Une telle idée est évidemment scandaleuse. Pourtant, il serait tout aussi scandaleux de confondre, dans une même condamnation, le maître qui asservit et le maître qui instruit. La relation entre le maître et l'esclave ne saurait être confondue avec celle du maître et de son disciple. Or, a-t-on besoin d'un tel maître? Tout homme, parce qu'il est d'abord enfant, a besoin d'être éduqué. Et cette éducation implique peut-être certaines contraintes. Une fois sorti de l'enfance, l'homme n'aura-t-il pas encore besoin d'une autorité qui prolongera celle du père, sous les traits de l'institution politique? Mais, aussi bien dans l'Etat que dans la famille, qu'est-ce qui distingue alors l'autorité de l'asservissement? Qu'est-ce donc que l'autorité? Si l'on considère ce que sont les hommes d'un point de vue critique, on en conclura qu'ils ont besoin d'un maître. La nécessité d'une autorité s'impose en raison de la nature de l'homme. Les hommes, s'ils avaient la garantie de pouvoir faire ce que bon leur semble impunément, se nuiraient les uns aux autres. C'est l'idée que tire Hobbes de l'analyse de la nature humaine (Léviathan).Qu'est-ce que l'homme? se demande-t-il. Il reformule ainsi la question: pour découvrir la nature de l'homme, il faut chercher ce qui, en lui, est naturel, ce qui est inné, non apporté ultérieurement par la société et l'éducation. Or, si l'on considère l'homme sous le seul angle de la nature, on ne trouvera qu'un seul instinct, commun à tous les êtres vivants : l'amour de soi, autrement dit l'instinct de conservation, qui pousse chacun à rechercher ce qui peut assurer ou favoriser sa survie, et à fuir ce qui peut lui causer de la douleur. Par conséquent, l'homme est égoïste de nature.En outre, Hobbes défend l'idée que les hommes sont par nature assez égaux entre eux. Bien sûr, certains sont plus forts physiquement, d'autres sont plus intelligents. Mais selon Hobbes, la faiblesse du corps est en général compensée par une plus grande ruse, et inversement. Cette circonstance va favoriser davantage la violence. En effet, si deux individus convoitent le même bien, et qu'ils ont des chances égales de se l'approprier, il n'y a pas de raison pour que l'un d'eux renonce et "cale" devant l'autre. Le conflit est donc inévitable. Des Hommes sans lois se feront la guerre, car, comme l'a dit Plaute " l'homme est un loup pour l'homme".C'est pourquoi une société sans une autorité supérieure ne serait pas sûre: chacun ne cherchant que son propre intérêt satisferait ses besoins aux dépens des autres, créant ainsi le pire des désordres. Il faut aux Hommes un pouvoir qui leur inspire de la crainte afin de les contraindre à respecter les lois. Il faudra donc un chef politique autoritaire, assez fort pour faire peur à ses sujets. Hobbes justifie ainsi la nécessité d'un pouvoir, qui doit prendre selon lui la forme de la monarchie car, dans ce régime, l'autorité est efficacement concentrée dans les mains d'un seul. Même si on laisse de côté toute considération sur l'égoïsme humain, tous n'ont pas la culture suffisante pour voir où est le bien général. Même si les sujets veulent favoriser l'intérêt commun, et non seulement le leur en particulier, ils ne sauront pas toujours le reconnaître. C'est pourquoi il est dans la logique des choses de confier le pouvoir, non au peuple, mais à un homme compétent, de préférence le plus comp&eacut...

« A certaines périodes de l'histoire, plus rarement aujourd'hui, des hommes se sont cru le droit d'aliéner la liberté d'autrui, en achetant ou en vendant d'autres hommes comme esclaves.

Une telle pratique consiste à faire de l'autre sa propriété, comme s'il était une simple marchandise.

Cela revient à lui enlever son humanité si.

Il y eut même des philosophes, comme Aristote, pour justifier l'esclavage en expliquant que certains hommes, à cause de leur défaut d'aptitude au raisonnement, étaient incapables de se conduire eux-mêmes, et avaient donc besoin d'un maître.

Ils étaient, en quelque sorte, destinés dès le début à vivre sous la règle d'un autre.

Une telle idée est évidemment scandaleuse.

Pourtant, il serait tout aussi scandaleux de confondre, dans une même condamnation, le maître qui asservit et le maître qui instruit.

La relation entre le maître et l'esclave ne saurait être confondue avec celle du maître et de son disciple.

Or, a-t-on besoin d’un tel maître? Tout homme, parce qu'il est d'abord enfant, a besoin d'être éduqué.

Et cette éducation implique peut-être certaines contraintes.

Une fois sorti de l'enfance, l'homme n'aura-t-il pas encore besoin d'une autorité qui prolongera celle du père, sous les traits de l'institution politique? Mais, aussi bien dans l'Etat que dans la famille, qu'est-ce qui distingue alors l'autorité de l'asservissement? Qu'est-ce donc que l'autorité? Si l'on considère ce que sont les hommes d'un point de vue critique, on en conclura qu'ils ont besoin d'un maître.

La nécessité d'une autorité s'impose en raison de la nature de l'homme.

Les hommes, s'ils avaient la garantie de pouvoir faire ce que bon leur semble impunément, se nuiraient les uns aux autres.

C'est l'idée que tire Hobbes de l'analyse de la nature humaine (Léviathan). Qu'est-ce que l'homme? se demande-t-il.

Il reformule ainsi la question: pour découvrir la nature de l'homme, il faut chercher ce qui, en lui, est naturel, ce qui est inné, non apporté ultérieurement par la société et l'éducation.

Or, si l'on considère l'homme sous le seul angle de la nature, on ne trouvera qu'un seul instinct, commun à tous les êtres vivants : l'amour de soi, autrement dit l'instinct de conservation, qui pousse chacun à rechercher ce qui peut assurer ou favoriser sa survie, et à fuir ce qui peut lui causer de la douleur.

Par conséquent, l'homme est égoïste de nature. En outre, Hobbes défend l'idée que les hommes sont par nature assez égaux entre eux.

Bien sûr, certains sont plus forts physiquement, d'autres sont plus intelligents.

Mais selon Hobbes, la faiblesse du corps est en général compensée par une plus grande ruse, et inversement.

Cette circonstance va favoriser davantage la violence.

En effet, si deux individus convoitent le même bien, et qu'ils ont des chances égales de se l'approprier, il n'y a pas de raison pour que l'un d'eux renonce et "cale" devant l'autre.

Le conflit est donc inévitable.

Des Hommes sans lois se feront la guerre, car, comme l’a dit Plaute " l'homme est un loup pour l'homme". C'est pourquoi une société sans une autorité supérieure ne serait pas sûre: chacun ne cherchant que son propre intérêt satisferait ses besoins aux dépens des autres, créant ainsi le pire des désordres.

Il faut aux Hommes un pouvoir qui leur inspire de la crainte afin de les contraindre à respecter les lois.

Il faudra donc un chef politique autoritaire, assez fort pour faire peur à ses sujets.

Hobbes justifie ainsi la nécessité d'un pouvoir, qui doit prendre selon lui la forme de la monarchie car, dans ce régime, l'autorité est efficacement concentrée dans les mains d'un seul.

Même si on laisse de côté toute considération sur l'égoïsme humain, tous n'ont pas la culture suffisante pour voir où est le bien général.

Même si les sujets veulent favoriser l'intérêt commun, et non seulement le leur en particulier, ils ne sauront pas toujours le reconnaître.

C'est pourquoi il est dans la logique des choses de confier le pouvoir, non au peuple, mais à un homme compétent, de préférence le plus compétent de tous, qui saura, grâce à son savoir, guider convenablement son peuple.

Un Homme qui a appris comment diriger, qui saurait gérer les différents problèmes qui s’opposent à lui.

Le peuple a besoin d'être gouverné, c'est-à-dire dirigé, ou encore conduit, guidé par quelqu'un.

C'est pourquoi Platon recommande lui aussi la monarchie de préférence à la démocratie: il n'est pas bon que le peuple soit son propre maître.

Le peuple, comme l'enfant, a besoin d'un roi qui joue le rôle du père.

La monarchie. »

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