Devoir de Philosophie

L'homme est-il prisonnier du temps ?

Voir sur l'admin

Extrait du document

Mais, son essence, sa flèche, point. Toutes blessent et la dernière tue. Le temps narquois a plus d'un trait dans son carquois. Nous sommes impuissants contre le temps. [Le temps n'est pas un obstacle, il est un outil. C'est lui qui permet à l'homme d'agir librement. Le temps est ce en quoi l'homme se réalise comme projet. L'avenir peut être pensé comme un champ de développement, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Le temps est alors la condition de ma liberté.] Penser le temps, c'est s'en délivrer Je ne suis pas prisonnier du devenir.

L'homme est le jouet du temps. En effet, l'homme est prisonnier du flux continu et irréversible de la temporalité qu'il essaie de conjurer (refus de vieillir, désir d'éternité). Mais, le temps permet aussi à l'homme de se réaliser, de s'épanouir. Le temps serait alors la condition de possibilité même de ma liberté.

a) L'irréversibilité du temps.
b) Le temps comme fardeau (regret, remords, repentir).
c) Oh ! temps ! Suspends ton vol !...

a) Penser le temps, c'est s'en libérer.
b) Le temps est source de joies et de créations.
c) Le temps comme ma durée intime (Bergson).

..../...

« De plus, dans cet avenir, la mort est à notre horizon, comme le destin inéluctable de toute vie. Cf. Pascal : " Le dernier acte est sanglant, quelque belle que soit la comédie en toutle reste : on jette enfin de la terre sur la tête, et en voilà pour jamais ".L'avenir nous apparaît comme limité, bien court, et devant elle nosactions et nos projets nous apparaissent dérisoires. Et ce n'est passeulement nous, en tant qu'individus, qui sommes mortels, nous savonsmaintenant que les civilisations aussi sont mortelles. Et peut-être mêmel'univers tout entier ( idées religieuses de la " fin du monde ", idéescientifique de la possibilité d'un " big crash " correspondant au " bigbang "). Pouvons-nous alors nous consoler de notre mort en comptantsur une postérité qui conservera nos oeuvres et nos traces ?Le temps nous apparaît donc comme essentiellement fluent,insaisissable, fuyant comme de l'eau entre nos doigts - et tragiquepuisque par nature il entraîne tout vers sa fin. Nous ne pouvons riencontre lui, tous nos efforts pour ralentir le vieillissement, reculer l'âge dela mort, restaurer le passé soit matériellement (réparer et reconstruire),soit par la mémoire individuelle ou collective, ne sont que des effortscomparables à ceux de Sisyphe ou ceux des Danaïdes. Ils jouent sur leseffets du temps, et non sur le temps lui même, sur la temporalité elle-même. On répare et reconstruit, on suture et panse les blessures dutemps, on tente d'en juguler les accidents. Mais, son essence, saflèche, point. Toutes blessent et la dernière tue. Le temps narquois a plus d'un trait dans son carquois. Nous sommes impuissants contre le temps. [Le temps n'est pas un obstacle, il est un outil. C'est lui qui permet à l'homme d'agir librement. Le temps est ce en quoi l'homme se réalise comme projet. L'avenir peut être pensé comme un champ de développement, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Le temps est alors la condition de ma liberté.] Penser le temps, c'est s'en délivrerJe ne suis pas prisonnier du devenir. Je suis, à la fois, conscience dans le temps et conscience du temps. J'aila liberté de réfléchir, de prendre mon temps, de différer mes actions. Je peux penser à ce que j'ai fait, à ceque je vais faire, et, ainsi, perpétuellement sortir du présent pour m'évader dans le temps.Nous reconnaissons spontanément que le temps est aussi indispensable au mûrissement, à la maturation, qu'ilfaut à un projet comme à une plante du temps pour se réaliser - quelquefois nous le voyons là encore commeune marque d'impuissance (nous voudrions avoir tout de suite la plante grande et fleurie, avoir devant nousimmédiatement notre projet réalisé, et l'attente nous est insupportable), et en même temps nous pouvonsprendre plaisir à cette réalisation progressive, et au parcours des étapes. "Prendre son temps" comme le dit lasagesse populaire. Le temps nous permet aussi de nous habituer à des situations trop nouvelles, et de nous yadapter. "Paris ne s'est pas fait en un jour" dit encore le dicton. Tout n'est donc pas pure passivité dans letemps, ni destruction. Si le temps est source de deuil, il est aussi source de renouveauOn peut accepter avec joie ce que chaque instant nous apporte de nouveau. Le futur dépend de nous et,parce que j'ai conscience du temps, je peux agir, projeter, espérer. Le temps nie sans cesse ce qui fut, mais ilconstruit ce qui sera. Je suis le surgissement du temps. Je donne sens au passé, au présent, au futur. Notre puissance sur le temps. a) au niveau vécu : le temps est ce qui permet le déplacement : nous ne pouvons parcourir l'espace qu'àtravers le temps et par le temps. " Nous ne pouvons pas être à plusieurs endroits à la fois, sauf si on est unpetit oiseau ", disait sottement la " Vieille Fille " de Balzac, confondant vitesse et ubiquité (pas si sottementau fond : la théorie de la Relativité et le paradoxe de Langevin lui donneraient raison). A défaut de l'ubiquité,nous pouvons être partout dans la succession. L'Etre parménidien éternel et immobile, a quelque chosed'effrayant, on peut voir dans son immobilité non la perfection mais une imperfection : ce n'est pas sacomplétude qui le fait immobile, mais une sorte de réplétion, il ne peut bouger parce qu'il est coincé par letrop-plein de son être. Le mouvement est liberté, en ce que grâce au temps il nous livre l'espace.Le temps est aussi ce qui permet la maturation, le lent travail alchimique de transformation où peut se faire lafusion (on dirait volontiers la trans-fusion) et la transformation étape par étape (chaque étape intégrant laprécédente) des choses et des projets. Toute action demande des étapes qui permettent, justement, demodifier l'action, de l'ajuster à son but, et ainsi de mieux atteindre ce but (par exemple, les collesinstantanées sont d'un maniement délicat, celles qui demandent un certain temps pour sécher permettent de »

Le document : "L'homme est-il prisonnier du temps ?" compte 7705 mots. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous l’un de vos travaux scolaires grâce à notre système d’échange de ressources numériques ou achetez-le pour la somme symbolique d’un euro.

Echange
Loading...

Le paiement a été reçu avec succès, nous vous avons envoyé le document par email à .

Le paiement a été refusé, veuillez réessayer. Si l'erreur persiste, il se peut que le service de paiement soit indisponible pour le moment.

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Prévisualisation du document L'homme est-il prisonnier du temps ?

Liens utiles