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L'homme peut-il se passer de religion ?

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Grande Dissertation de Philosophie : L'homme peut-il se passer de religion ? La société actuelle est marquée par la domination de la science : l'origine de la vie sur Terre a été expliquée, le génome de l'homme a été complètement décodé, et récemment des chercheurs ont même réussi l'exploit de rajeunir des cellules humaines, touchant du doigt le rêve ancestral de vie éternelle, jusqu'à présent seulement incarné et rendu possible par Dieu et son Paradis. Ainsi, le monde moderne apparaît tel que Marx et les sociologues du début du XIXème siècle, à l'image de Durkheim ou Weber, l'avait pensé : un monde désenchanté, où la rationalité règne avec l'avènement de la science, et où toute forme de magie ou technique d'enchantement ont été éliminées. Cependant, si l'intelligence a permis à l'humanité de mettre à jour un grand nombre de connaissances fondamentales concernant la vie en général et notre univers, la science n'a pour autant encore jamais réussi à élucider les questions existentielles qui hantent le cerveau humain depuis maintenant plusieurs millénaires. Des interrogations portant sur le sens de la vie humaine, ou la fin en soi de l'univers, restent, et resteront ainsi probablement sans réponse rationnelle, si tant est qu'elles en aient simplement une. Plusieurs tentatives d'explication ont été apportées au cours de l'Histoire, et notamment par le biais des différentes religions existantes, dont il s'agissait même du principal objectif au départ. Pour en revenir à la situation actuelle, si la sécularisation tend à envahir les sociétés du monde, le fait religieux tend pourtant parallèlement à retrouver une force certaine, avec un excès de violences, notamment au Moyen Orient, berceau des monothéismes, doublée de la prolifération de nouvelles croyances, telles que le néo-bouddhisme par exemple. On peut alors émettre des doutes quant à la théorie socio-philosophique du XIXème siècle selon laquelle la religion tendrait à disparaître. Se pose ainsi la question de l'indispensabilité religieuse pour l'homme. En somme, la religion n'est-elle finalement qu'un simple ensemble de rites, pratiques, et croyances millénaires mais dépassées, condamnées à être démystifiées par une science toujours plus performante face aux mystères de la nature ; ou bien la religion ne serait-elle pas indissociable de l'homme, en ce sens que seule la foi peut sauver l'être humain de sa condition misérable, c'est-à-dire être voué à l'incertitude et l'ignorance éternelle face à ses questions fondamentales ? L'homme peut-il simplement se passer de religion ? Pour répondre à cette question, nous montrerons dans un premier temps que l'avènement de la science tend à décrédibiliser fortement la religion, notamment par la mise en lumière d'une profonde critique ; cependant, nous verrons par la suite que la religion apparaît pourtant comme indissociable de l'esprit humain en tant qu'elle seule permet de proposer une réponse aux questions existentielles universelles de l'homme ; enfin, nous nous pencherons sur l'athéisme et sa foi en la science humaine, nous étudierons alors ces croyances récentes à l'échelle humaine, comme en passe de devenir les prochaines religions des générations futures. Depuis toujours, la science apparaît comme le grand ennemi de la religion, notamment au travers de figures historiques telles que l'astronome Galilée par exemple, violemment censuré et attaqué par l'Eglise romaine en 1633 pour ses théories géocentriques, contraires à l'enseignement de la Bible. Ce combat apparaît toujours grandement actuel de nos jours, à l'image de ces écoles privées religieuses aux Etats-Unis où la théorie de Darwin est absolument interdite d'enseignement. En outre, cette confrontation science-religion fait le bonheur d'un grand nombre de romans et films à succès, tels ceux de l'écrivain américain Dan Brown, fantasmant, à l'image de l'engouement pour la franc-maçonnerie, sur une secrète lutte acharnée entre les deux partis. Cependant, il faut véritablement admettre que l'avènement de la science, particulièrement à partir de la Renaissance et du siècle des Lumières, a mené à une totale désacralisation de la religion. Les scientifiques sont désormais en mesure de démontrer qu'un grand nombre des traditions religieuses sacrées trouvent simplement leur origine dans l'ignorance passée de l'homme, et qu'elles n'ont en fin de compte rien de divin. Dans l'absolu, elles ne devraient même plus avoir de r...

« La société actuelle est marquée par la domination de la science : l’origine de la vie sur Terre a été expliquée, le génome de l’homme a été complètement décodé, et récemment des chercheurs ont même réussi l’exploit de rajeunir des cellules humaines, touchant du doigt le rêve ancestral de vie éternelle, jusqu’à présent seulement incarné et rendu possible par Dieu et son Paradis. Ainsi, le monde moderne apparaît tel que Marx et les sociologues du début du XIXème siècle, à l’image de Durkheim ou Weber, l’avait pensé : un monde désenchanté, où la rationalité règne avec l’avènement de la science, et où toute forme de magie ou technique d’enchantement ont été éliminées. Cependant, si l’intelligence a permis à l’humanité de mettre à jour un grand nombre de connaissances fondamentales concernant la vie en général et notre univers, la science n’a pour autant encore jamais réussi à élucider les questions existentielles qui hantent le cerveau humain depuis maintenant plusieurs millénaires. Des interrogations portant sur le sens de la vie humaine, ou la fin en soi de l’univers, restent, et resteront ainsi probablement sans réponse rationnelle, si tant est qu’elles en aient simplement une. Plusieurs tentatives d’explication ont été apportées au cours de l’Histoire, et notamment par le biais des différentes religions existantes, dont il s’agissait même du principal objectif au départ. Pour en revenir à la situation actuelle, si la sécularisation tend à envahir les sociétés du monde, le fait religieux tend pourtant parallèlement à retrouver une force certaine, avec un excès de violences, notamment au Moyen Orient, berceau des monothéismes, doublée de la prolifération de nouvelles croyances, telles que le néo- bouddhisme par exemple. On peut alors émettre des doutes quant à la théorie socio- philosophique du XIXème siècle selon laquelle la religion tendrait à disparaître. Se pose ainsi la question de l’indispensabilité religieuse pour l’homme. En somme, la religion n’est-elle finalement qu’un simple ensemble de rites, pratiques, et croyances millénaires mais dépassées, condamnées à être démystifiées par une science toujours plus performante face aux mystères de la nature ; ou bien la religion ne serait-elle pas indissociable de l’homme, en ce sens que seule la foi peut sauver l’être humain de sa condition misérable, c’est-à-dire être voué à l’incertitude et l’ignorance éternelle face à ses questions fondamentales ? L’homme peut-il simplement se passer de religion ? Pour répondre à cette question, nous montrerons dans un premier temps que l’avènement de la science tend à décrédibiliser fortement la religion, notamment par la mise en lumière d’une profonde critique ; cependant, nous verrons par la suite que la religion apparaît pourtant comme indissociable de l’esprit humain en tant qu’elle seule permet de proposer une réponse aux questions existentielles universelles de l’homme ; enfin, nous nous pencherons sur l’athéisme et sa foi en la science humaine, nous étudierons alors ces croyances récentes à l’échelle humaine, comme en passe de devenir les prochaines religions des générations futures. »

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