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L'Homme peut-il se passer des autres ?

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   L'homme ne vit pas seul, il est confronté en permanence a d'autres personnes. En effet, sa vie durant, il est entouré d'autres hommes dont la compagnie est nécessaire. L'homme est le plus évolué des êtres vivants et partage une identité de fond avec les autres, l'être dont il est le plus proche. Ce dernier peut paraître comme un être étrange ou un étranger le menant jusqu'à douter de sa commune appartenance a l'humanité. Ces autres sont omniprésents. De ce fait, nous, les être humains, sommes en quelques sortes livrées a autrui. Autrement dit, nous ne saurions exister sans la présence des autres, ce qui fait que nous ne serons jamais fermés à notre intériorité. Cependant, nous pouvons dans des situations données, lorsque bon nous semble, couper toutes relations avec les autres. Pourtant, cet isolement ne garantie pas un sentiment assidu de l'appartenance a l'humanité. Est-il donc possible de se passer des autres ? Ou du moins, a-t-on le droit de se passer d'autrui ? Peut-on se passer de notre dépendance envers les autres ? Afin de traiter ce sujet, nous allons dans un premier temps montrer que l'homme ne peut se passer des autres. Dans un deuxième temps, nous allons voir que, lorsque bon lui semble, l'homme peut se passer d'autrui, pour enfin, dans une dernière partie, en déduire que l'être humain peut s'isoler, mais cela ne lui permet pas de se passer des autres a tout jamais.   

« clair que si nous le désirons nous pouvons très bien nous passer d'eux. Parfois, il nous arrive de nous isoler, nouséloigner des autres pour les empêcher de nuire a notre existence. C'est la que persiste l'idée de l'isolement de laconscience. D'après le raisonnement cartésien de Descartes, la vérité première c'est le cogito, le « Je pense, doncje suis ». Autrement dit, d'après cette situation, je ne suis assuré que de l'existence de ma conscience propre. Toutle reste, tous ce qui nous entoure, les autres, les choses, les animaux, ne reste plus que incertain. Ce solipsismecartésien nous fait preuve d'isolement de la conscience. D'après Descartes, nous n'avons pas besoin des autres,nous pouvons nous passer d'eux puisque nous ne sommes même pas certains qu'ils existent. Afin d'être sur quequelque chose ou quelqu'un existe, il faut qu'il soit indubitable. Selon ses recherches, l'autre n'est pas indubitable.Par exemple, si je regarde par la fenêtre des hommes qui passent dans la rue, je peux très bien douter de leurexistence, de leurs actions. Quelques doutes peuvent me venir a l'esprit comme : « sont-ils vraiment devant moi, la,en train de marcher sur la rue ? Ou bien sont-ils plutôt des spectres qui feignent d'être comme moi ? Ou peut-êtresuis-je en train de rêver ? Rien ne m'assure qu'il sont réellement, véritablement, des hommes devant moi en train demarcher sur la rue. » Le doute m'a donc séparé du monde, de tout ce qui m'entoure et m'a laissé subsister dans laprésence indubitable du « moi », qui est rien d'autre que ma conscience et ma pensée. Le raisonnement cartésiennous fait douter du fait que l'on ne peut se passer des autres, puisqu'en effet leur présence n'est pas indubitable,donc non certifiée.De surcroit, certains considèrent que l'isolement, se passer des autres est un moyen d'accéder a la liberté. Commele dit Sartre, « L ‘Enfer, c'est les autres ». Effectivement, l'autre peut généralement paraître comme unelimite, voire une menace a la liberté. On peut donc en conclure que l'on ne peut être libre que si on est seul, carc'est a ce moment la que l'on peut faire ce que l'on veut, sans obstacles a surmonter. De même, si les autresdisparaissaient, mon existence serait la seule référence possible sans avoir à se comparer aux autres constamment.Dans un monde ou je suis seul(e), il n'y aura personne pour me contredire, personne avec qui je ne m'entendrai pas,personne avec qui je serais en compétition… Je serais le seul sujet au monde, avec tous les objets à madisposition. En d'autres termes, je serais parfaitement libre. Ceci nous montre qu'il est possible de se passer desautres lorsque nous voulons être libre. Nous sommes libre dans notre propre maison, dans un endroit ou nous nousretrouvons seuls. L'apparition du monde me décentre du monde car derrière le regard des autres, il y a uneconscience qui juge. Des qu'une personne me regarde, je suis alors chosifié. Et une chose n'est pas libre. Elle estjugée et reconnue comme celui qui regarde la reconnaît. Elle n'est pas reconnue librement par elle même, comme ellele désire. Je peut alors me passer des autres pour passer du temps libre, dans lequel je fait ce que bon me semble.Je me coupe des autres pour chercher mon propre intérêt, pour penser à mes propres problèmes, s'en avoir à enfaire à d'autres. Aussi, je m'isoler afin de passer un moment avec moi-même en plein calme, dans le silence absolu,pour me relaxer. Cette action de se passer des autres est alors possible que lorsque c'est notre volonté qui nouspousse. Dans une deuxième partie, nous avons vu que lorsque nous le désirons, nous pouvons très bien nous couper dumonde. D'après certains résonnements philosophiques, nous n'avons pas besoin des autres pour être certain denotre existence. De plus, nous pouvons nous passer des autres afin d'être libre puisque lorsque je suis seul, je suisparfaitement libre de faire ce que bon me semble. Enfin, dans une dernière partie, nous allons en déduire quel'homme ne peut se passer définitivement des autres qui l'entourent. En outre, quoique l'on puisse se passer des autres selon notre désir, il est important de préciser que l'homme nepourra se passer de l'autre à tout jamais. On ne peut être parfaitement libre que lorsqu'on se retrouve seuls. Il s'agitla de fantasmes de personnes qui ignorent la réalité, puisque la vérité, la liberté et le monde ne peuvent avoir unsens que si les autres existent. Pour que la liberté existe, elle doit être régulée afin de permettre la vie en commun.Pour cela, elle a besoin des autres, de leurs opinions, de leurs votes ainsi que de leur application des règles. Elle n'adonc de sens que si elle est partagée et pensée avec les autres. En fin de compte, même lorsqu'on s'isole, on estindirectement lié aux autres parce que pour me recueillir, j'ai besoin d'intimité et de calme. En d'autres termes, nouspouvons dire que les autres font partie intégrante de moi car je décide de mes moments d'isolement en fonction deleur attitude. Prenons l'exemple des colonies de vacances. Le fait de vivre les uns avec les autres que ce soit dansles activités ou même dans les chambres nous pousse a un certain moment a se retirer car leur présence, leurspensées, leurs regards, leurs opinions a un moment m'oppresse.De plus, nous pouvons affirmer que l'autre est une partie de ma conscience. L'absence de l'autre est une preuve desa présence. En effet, l'expression « je me sens seule » peut en témoigner. Lorsque nous nous sentons seul c'est visa vis des autres. Penser notre solitude revient à dire que l'autre la présence de l'autre est primordiale pour monmoral quand sans lui, un vide se creuse dans ma vie. Je compte sur les autres pour pouvoir m'écouter, me consoler,passer du bon temps et surtout être a mes cotes. Leur absence prouve leur présence au sein de ma conscience carje ressens un manque de compagnie, de soutien, d'amour et de compréhension. De plus, l'autre se trouve au fin fondde ma conscience, enfoui au plus profond de mon être. En effet, dans certaines cultures, la mort peut se faireressentir. Cela revient à dire que je peux ressentir la présence des autres même si ces derniers n'existent plus.Cette sensation traduit donc la présence des autres au sein de notre propre existence, de notre vie, de notreconscience. En conclusion, nous pouvons dire qu'on ne peut se passer des autres qui nous entourent. En effet, il est évidentque lorsque l'on veut, on peut rester seuls, dans le calme et la solitude, pourtant il est clair que nous ne pourronsjamais nous débarrasser des autres. On est à tout jamais et indirectement livrés aux autres, même lorsque l'on estseuls. Les raisons de notre solitude nous ramènent aux autres, la raison de notre existence, de notreconscience… tout nous ramène a la présence de ces ‘non-moi' qui sont la, autour du moi. De plus,certains pensent que la solitude est une approche à la liberté. De ce fait, nous pouvons donc nous demander si êtreseul, sans la présence des autres, c'est être libre ? »

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