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Pourquoi a-t-on besoin de temps pour penser ?

Publié le 27/02/2008

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« MÉTAPHYSIQUE DE LA NATURE diverses de se succéder sans perdre leur unité, d'être intégrées sous la forme d'une synthèse unificatrice.

Prendre en compte cet aspect de la notion de "temps, nous permettra de ne pas nous en tenir à une analyse réductrice de la question posée: le temps dont nous avons besoin n'est pas seulement une limite à notre pensée, il en est aussi un instrument.

-" La pensée , peut s'entendre au sens large, comme " tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l'apercevons immédiatement par nous-mêmes , (Descartes).

En ce sens elle inclut la pensée sans efforts (sensations, rêveries), aussi bien que la pensée qui se construit, qui s'élabore volontairement, qui cherche de façon réfléchie.

Ces deux aspects de la pensée ont lieu dans le temps, et " prennent , du temps ; cependant ils n'occupent pas le temps de la même façon.

La pensée sans effort, telle que la rêverie, a certes lieu dans le temps (puisque, lorsque nous nous abandonnons au cours de nos songeries, nous prenons du temps sur celui que nous pourrions consacrer à un travail de la pensée), mais elle n'est pas une lutte contre le temps, puisque nous ne pouvons pas dire, au terme d'une songerie, que nous sommes arrivés, plus ou moins vite, au but que nous poursuivions.

Par définition, la songerie est sans but, elle est à elle-même son propre but.

Aussi la songerie possède-t-elle cette caractéristique d'occuper d'autant plus de temps que, précisément, elle nous fait perdre conscience du temps qui passe.

La pensée-réflexion, quant à elle, possède la caractéristique inverse.

Elle est lutte contre le temps, elle s'accompagne d'une vive conscience de la distance qui reste à franchir avant d'avoir obtenu le résultat souhaité.

La pensée-songerie est une pensée flâneuse, insouciante du temps qui passe, alors que la pensée-réflexion est une pensée impatiente, pour laquelle le temps à franchir avant d'accé­ der à la solution paraît toujours un obstacle, qui a vocation à être réduit autant que possible.

PLAN DÉTAILLÉ Introduction L'idéal de la pensée raisonnée est l'accès à l'intemporalité, à la noésis qu'évoque Platon dans le VI' livre de la République, qui est connaissance intuitive et immédiate des principes les plus généraux de l'être.

Cette pensée, dont on peut imaginer qu'elle est la forme sous laquelle Dieu pense le monde, est un idéal pour la pensée humaine.

Elle est, en effet, ce vers quoi tend par essence la pensée abstraite, en tant que celle-ci unifie ce qui se présente, dans la réalité sen­ sible, sur le mode de la pluralité et de la succession temporelle.

Mais cette pensée " noétique , reste un idéal, au sens où, même si nous devons sans cesse essayer d'y tendre, nous ne pou­ vons jamais l'atteindre de façon complète.

Nous pouvons, par la pensée abstraite et par le rai­ sonnement, réduire le temps que nous demande la connaissance du réel, mais nous ne pouvons. »

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