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Qui nous dicte nos devoirs ?

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Le sujet invite à se demander qui nous donne des ordres en matière de morale. Vous devez donc réfléchir à l'origine des devoirs moraux. 2. Étude des termes du sujet.Le pronom qui peut renvoyer à des personnes individuelles, humaines ou non (Dieu), mais aussi plus généralement à une instance abstraite : institution (famille, État), société, force quelconque. Dicte: le mot a un sens assez fort, et renvoie sans ambiguïté à l'idée d'un commandement imposé du dehors, de l'extérieur, par une instance transcendante.Devoirs : le vocable a un contenu moral assez déterminé pour éviter tout glissement vers les commandements de la loi juridique, lequel serait hors sujet. Il n'y a pas dans cette question de terme technique spécifique au vocabulaire de la philosophie. Néanmoins, on se souviendra que la notion de devoir a fait l'objet d'une élaboration conceptuelle fort poussée dans la philosophie, chez Kant en particulier. ÉTAPE 2 : PROBLÉMATISER LE SUJET 1.

 

 
 Sujet de philosophie morale, portant sur le devoir, mais également sur la conscience. D'autres notions peuvent être concernées : la religion, la société, etc.
 On s'interroge ici au sujet d'une identité (Qui?), qu'il faudra identifier de façon précise.

« tentés de nous y soustraire ? Et inversement, si nous n'exerçons pas notre faculté de douter au sujet de la moralité,ne serons nous pas prisonniers de préjugés, soumis à des valeurs et des obligations illusoires ?Il n'est pas utile de faire apparaître des problématiques extrêmement différentes. La problématique du sujet estunifiée, et renvoie à la question du fondement de la morale. 5. Fil conducteur problématique. Il y a un profond paradoxe à se demander qui nous dicte nos devoirs. Car le devoir ne se suffit-il pas à lui-mêmepour dicter quoi que ce soit? On serait tenté de répondre que le devoir est ce qui nous dicte nos devoirs. Etpourtant, si la question se pose, c'est peut-être le signe que certaines autorités extérieures à nous-mêmestendraient à se substituer à un appel spontané au devoir. Or ce n'est pas la même chose d'obéir par conviction oupar peur de la sanction. 6. Brouillon d'une première introduction Nous avons des devoirs, c'est un fait que personne ne peut récuser. Envers autrui, envers nous-mêmes, enverscertaines valeurs, nous avons des obligations. Nous satisfaisons plus ou moins bien à ces obligations, et nous nousreprochons nos manquements, toujours trop fréquents, au devoir moral.Quelquefois, nous avons quelque peine à savoir où est le devoir ; s'il faut ou non mentir, user de violence dans telleou telle circonstance. Il s'agit de cas de conscience.Mais qui aurait l'idée de demander au nom de quoi il faut respecter son prochain, venir en aide à ceux qui souffrent,ne pas trahir la confianced'autrui, assister les faibles ? Les devoirs moraux s'imposent par leur évidence même. Il paraîtrait presque sacrilèged'exiger d'eux des titres de légitimité.Pourtant, le philosophe refuse de s'incliner devant quelque autorité que ce soit, fût-elle la plus respectable (commel'est indiscutablement la morale). Non qu'il refuse l'obéissance, mais il veut savoir à qui il obéit, et au nom de quoi ilest tenu à l'obéissance. La question du fondement de la morale a donc perpétuellement hanté la penséephilosophique. Cette question n'est autre que celle qui nous est proposée : qui nous dicte nos devoirs ? Le devoir est le caractère de ce qui doit être, l'obligation morale qui prend la forme d'un commandement oul'impératif auquel on obéit par respect pour cette loi morale. La définition kantienne du devoir peut nous aider àapprocher le sujet : il existe d'après Kant des impératifs hypothétiques et des impératifs catégoriques. Les premierssont des commandements qui obéissent à une finalité : ils prescrivent un comportement parce qu'il est conforme àune fin recherchée (il prend la forme « si tu veux X, alors tu dois Y »). Les seconds, eux, n'obéissent à aucunecondition : ils sont une pure obligation, un « tu dois » impératif qui ne souffre aucune prise en compte descirconstances et qui s'applique automatiquement. En nous demandant « Qui nous dicte nos devoirs ? » nous cherchons à déterminer l'origine des impératifs,hypothétiques ou catégoriques, qui régissent nos actions. Car si mes actes sont régis par une loi morale, qui mepermet de distinguer entre le Bien et le mal, encore faut-il en déterminer la source. En effet, il se peut fort bien quece que je prends pour une loi valable en tous temps et en tous lieux ne soit en vérité que le résultat d'uneéducation socialement déterminée. Mais la pression sociale peut-elle être conçue comme la source unique de nosdevoirs, quand ces derniers nous sont peut être inspirés par un sentiment inné qui émane de notre cœur ? Enfin,cette dernière thèse ne peut-elle être infirmée à son tour, si nous dérivons nos devoirs non d'un sentiment inné,mais d'un calcul purement rationnel dont nous sommes les auteurs ? La question au centre de notre travail sera de déterminer l'origine de nos devoirs, en nous demandant s'ils nous sontdictés par une puissance extérieure ou au contraire par une faculté du sujet lui-même ? I. C'est la société qui nous dicte nos devoirs a. La société génère notre conscience morale Nous commencerons par soutenir la thèse que la véritable source de nos devoirs est la société. En effet, nouspouvons confondre l'obligation morale et l'obligation sociale, identifier le système des règles morales en vigueur dansune société avec une injonction sociale qui est faite aux individus. Il y a une genèse empirique de la consciencemorale, comme le montre Emile Durkheim dans Les formes élémentaires de la vie religieuse : cette genèse se confond avec la conscience collective, ces manières d'agir et de penser que la société nous a inculquées. Commel'écrit Durkheim : « Entre le monde des sens et des appétits, d'une part, celui de la raison et de la morale de l'autre, la distance estsi considérable que le second semble n'avoir pu se surajouter au premier que par un acte créateur. Mais attribuer »

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