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Raison d'Etat et justice?

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justice

Dans la mesure où .l'État est l'incarnation de la raison, dans la mesure où, également, il n'y a pas de justice sans une autorité souveraine, il faut en conclure que justice et raison d'État forment un tout.

« On ne peut pas opposer à la justice la raison d'État Toute justice repose sur la défense du salut public . Il est juste d'invoquer, au nom de la raison d'État, un despotisme éclairé. Il appartient à ce corps organisé qu'est la cité de définir ce qui est juste. Il faut opposer l'intérêt général aux revendications particulières L e rôle principal de l'État est de défendre l'intérêt commun. Cet intérêt se situe au-des­ sus même des lois . Au «Le but de la science poli­ tique à l'égard de la doc­ trine des formes de la Répu­ blique doit être de faire fleu­ rir l'Empire de la Raison.» Leibniz, Lettre à Burnet sujet du salut de l'État, Jean Bodin, dans Six Livres de la République, écrit: «Je dy que néces­ sité en ce cas n'a point de loy.» Il n'y a justice ·. qu'à partir du moment où c'est la défense du salut public qui l'em­ porte sur les volontés particulières. La justice repose sur un despotisme éclairé P our les philosophes des Lumières , la rai­ son d'État incarne et manifeste le pouvoir de la raison. C'est cette rai­ son d'État qui doit éta­ blir définitivement la séparation de l'Église et de l'État. Il ne peut donc être tenu pour injuste de contraindre les citoyens à se sou­ mettre à des idées qui vont dans le sens d'une plus grande liberté et d'une plus grande liberté. L'État définit la justice D ans son Traité poli­ tique, Spinoza défend la thèse suivante : à la cité de définir le juste et le bien. Les sujets doivent alors obéir à ce qui dépend finalement de la seule raison d'ɭ tat, même si, indivi­ duellement, ils estiment que telles décisions, tels décrets sont injustes . Contrairement à ce que pense Kant, c'est la morale quidoit être subordonnée à la poli­ tique. Dans la mesure où .l'État est l'incarnation de la raison, dans la mesure où, également, il n'y a pas de justice sans une autorité souveraine, il faut en conclure que justice et raison d'État forment un tout. »

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