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Sujet: Suis-je responsable de mes désirs?

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Nos désirs sont volontaires. On es responsable de nos désirs parce que au fond un desir contient toujours une acceptation du désir. Dans le langage commun, nous disons aussi bien que « nous désirons cet objet » ou que « nous en avons besoin » : autrement dit, nous considérons ces deux notions comme identiques. Toutes deux marquent le manque ou l'absence.  Deux exemples le montrent clairement : quand j'ai faim ou soif, c'est-à-dire quand je désire manger ou boire, c'est que je manque de nourriture ou de boisson, autrement dit, parce que j'en ai besoin. Inversement, quand je viens juste de manger ou de me désaltérer, quand ces besoins vitaux sont comblés, je n'éprouve plus le désir de manger ou de boire. Telle est en effet la définition du désir donnée par Platon dans Le Banquet: le désir ne peut porter que sur ce que l'on n'a pas, ce que l'on n'est pas. Par exemple, l'homme qui est déjà grand et fort ne saurait désirer le devenir, puisqu'il l'est déjà. Il faut donc dire avec Platon que « ce qu'on n'a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour ». Désir et besoin semblent ainsi identiques, ou du moins étroitement liés.

Nos désirs définissent  notre identité. Je suis responsable de mes désirs car je suis moi-même par mes désirs. 

Le sujet est un individu autonaume et souverain c'est-à-dire libre car il est à même de se gouverner. Il possède trois caractéristiques. L'un de ses caractéristique est l'unité, c'est-à-dire le corps possède une unité propre qui le distingue de tout les autres. Par exemple le membre fantôme. L'autre caractéristique du sujet est l'unicité, cela veut dire que je suis un être unique. Par exemple des jumeaux homozygotes. Et en fin l'autre caractéristique du sujet est ipséité, cela veut dire être différent de tous les autres.  Donc le désir est le moteur même de nos actions ; on peut dire qu’il est le « sujet » de nos actions. C’est pourquoi Spinoza affirme “le désir est l’essence de l’homme”. L’essence de l’homme, c’est ce qui fait qu’un homme est un homme et le reste. D’abord précisément à cause du conatus, du désir d’exister comme essence de tout être vivant. Mais si le désir est l’essence de l’homme, cela veut dire aussi qu’il est propre à l’homme. Pour l’homme, en effet, le désir n’est pas seulement désir de vivre, mais le désir de vivre en tant qu’homme. Or l’homme possède un esprit, une conscience. En effet nos désirs font que nous sommes différents aux autres. Nos désirs nous définissent. Je suis moi-même par mes projets.

 

« C'est ainsi que Rousseau dit de la conscience qu'elle est un "instinct divin", c'est-à-dire un moyen immédiat et infaillible de reconnaître le bien du mal. La conscience est là une "voix intérieure" qui est "un principe inné de justice et de vertu". Il y a d'ailleurs un lien entre les deux significations de la notion de conscience: c'est parce que nous sommes intellectuellement conscients de ce que nous faisons que nous pouvons en être tenus pour moralement responsables. La conscience implique la responsabilité, c'est-à-dire la capacité de pouvoir répondre de nos actes et de nos pensées. Nos désirs sont volontaires. On es responsable de nos désirs parce que au fond un desir contient toujours une acceptation du désir. Dans le langage commun, nous disons aussi bien que « nous désirons cet objet » ou que « nous en avons besoin » : autrement dit, nous considérons ces deux notions comme identiques. Toutes deux marquent le manque ou l'absence. Deux exemples le montrent clairement : quand j'ai faim ou soif, c'est-à- dire quand je désire manger ou boire, c'est que je manque de nourriture ou de boisson, autrement dit, parce que j'en ai besoin. Inversement, quand je viens juste de manger ou de me désaltérer, quand ces besoins vitaux sont comblés, je n'éprouve plus le désir de manger ou de boire. Telle est en effet la définition du désir donnée par Platon dans Le Banquet : le désir ne peut porter que sur ce que l'on n'a pas, ce que l'on n'est pas. Par exemple, l'homme qui est déjà grand et fort ne saurait désirer le devenir, puisqu'il l'est déjà. Il faut donc dire avec Platon que « ce qu'on n'a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour ». Désir et besoin semblent ainsi identiques, ou du moins étroitement liés. Nos désirs définissent notre identité. Je suis responsable de mes désirs car je suis moi- même par mes désirs. Le sujet est un individu autonaume et souverain c'est-à-dire libre car il est à même de se gouverner. Il possède trois caractéristiques. L'un de ses caractéristique est l'unité, c'est- à-dire le corps possède une unité propre qui le distingue de tout les autres. Par exemple le membre fantôme. L'autre caractéristique du sujet est l'unicité, cela veut dire que je suis un être unique. Par exemple des jumeaux homozygotes. Et en fin l'autre caractéristique du sujet est ipséité, cela veut dire être différent de tous les autres. Donc le désir est le moteur même de nos actions ; on peut dire qu’il est le « sujet » de nos actions. C’est pourquoi Spinoza affirme “le désir est l’essence de l’homme”. L’essence de l’homme, c’est ce qui fait qu’un homme est un homme et le reste. D’abord précisément à cause du conatus, du désir d’exister comme essence de tout être vivant. Mais si le désir est l’essence de l’homme, cela veut dire aussi qu’il est propre à l’homme. Pour l’homme, en effet, le désir n’est pas seulement désir de vivre, mais le désir de vivre en tant qu’homme. Or l’homme possède un esprit, une conscience. En effet nos désirs font que nous sommes différents aux autres. Nos désirs nous définissent. Je suis moi-même par mes projets. »

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