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Tout peut-il s'échanger ?

Publié le 06/02/2004

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La part de valeur non consommée ni rétribuée est réinvestie dans le Capital. Celui-ci est devenu le mythe de nos temps modernes : une richesse qui produit de la richesse. [L'homme qui n'est plus qu'une marchandise est un être dégradé. Il est moralement inconcevable d'échanger sa personne contre de l'argent. Le profit doit se soumettre à des impératifs éthiques.] La critique marxiste * Karl Marx a tenté de décrypter la loi des échanges dans laquelle Adam Smith avait vu une fatalité inéluctable. Sous un échange apparemment anodin de choses (la force de travail d'un côté, le salaire de l'autre), se cache en fait l'exploitation d'une classe sociale par une autre. Le principe fondamental de l'économie capitaliste est en effet celui-ci : l'activité ouvrière est traitée et payée comme une marchandise. Or quelle est la valeur, la valeur d'échange d'une marchandise ? Sa valeur est mesurée par la quantité de travail qu'il faut pour la produire.

La liberté du commerce, garante de la prospérité des peuples, conduit à pouvoir tout échanger. La notion de profit n'ayant pas de limite, elle peut justifier toute forme d'échange. Mais, on ne peut pas tout échanger dans la mesure où il n'existe plus aucune morale là où il n'y a plus respect de la personne humaine. Or, l'ordre social est mis en péril dès lors que la morale est bafouée.

« L'explication de cette surprenante main invisible est que le conflit entre des intérêts opposés oblige lespartenaires de l'échange à limiter leurs prétentions, à s'accorder sur des compromis, à réaliser un équilibrecorrespondant à l'affectation optimale des ressources.

Au XXe siècle, Hayek proposera une explicationsupplémentaire : l'interaction des pensées de tous les acteurs de l'activité économique l'emporte enconnaissances et en capacités d'invention sur n'importe quelle instance centrale.

Le meilleur ordre possible estdonc celui qui résulte de la régulation opérée par des millions d'individus qui prennent des décisionsrationnelles en fonction de leur intérêt. Échanger c'est s'enrichirPuisque l'homme est un être de besoin et de désir, puisqu'il ne peut pas lui-même subvenir à l'ensemble de sesexigences, à la fois vitales, mais aussi affectives, intellectuelles, il tire de ses échanges avec autrui tout cequi lui manque.

Il échange des mots, des choses, des sentiments, des services, et ainsi ne cesse-t-ild'enrichir sa propre existence. Le profit comme but - Analyse marxisteDans une économie capitaliste, la force de travail est une marchandisecomme toutes les autres.

Elle s'achète au prix du salaire, et sa valeurdépend de l'état du marché du travail.

Plus il y a de chômeurs, plus laforce de travail est dévaluée, suivant la loi de l'offre et de la demande.Mais, à la différence de toutes les autres marchandises, la force detravail est elle-même productrice de valeur.

En une journée, un ouvrierproduit plus que ce qui est nécessaire à sa propre survie.

Cette portionde surtravail, ou de travail non rémunéré dont l'employeur profite pourinvestir dans l'entretien ou l'achat de machines, se nomme plus-value.Dans unesociété esclavagiste, le maître possède des esclaves, qui travaillentpour produire une richesse dont il profite et qui sert en partie à lesloger, les vêtir et les nourrir.

Dans une société capitaliste, le salarién'appartient à personne d'autre qu'à lui-même, mais doit se vendre poursurvivre.

De plus, il n'est qu'un simple outil vivant de la production.

Soncoût (le Salaire minimum interprofessionnel de croissance) est défini àpartir du minimum indispensable à sa subsistance et son entretien.

Lesecret du salariat réside dans le fait que la quantité de travail fourni esttoujours supérieure au travail nécessaire à la survie.

A.

Smith notait leparallèle : "On compte que le travail d'un esclave bien constitué vautdeux fois sa subsistance ; et celui du moindre travailleur libre ne peut valoir moins que celui d'un bon esclave." C'est donc la plus-value qui est source de profit et rend compte de ladéfinition de l'économie capitaliste : une richesse qui produit de la richesse au moyen de la plus-value, et quine passe pas immédiatement dans la consommation.

"Le capitalisme est identique à la recherche du profit,d'un profit toujours renouvelé, dans une entreprise continue, rationnelle et capitaliste.

Il est recherche de larentabilité" (M.

Weber).

Le travail est donc source de valeur en tant qu'il produit un profit, une rentabilité.

Lavaleur des choses ne tient pas tant à leur matière qu'au temps de travail qui a été utile à leur production.

Lapart de valeur non consommée ni rétribuée est réinvestie dans le Capital.

Celui-ci est devenu le mythe de nostemps modernes : une richesse qui produit de la richesse. [L'homme qui n'est plus qu'une marchandise est un être dégradé.

Il est moralement inconcevable d'échangersa personne contre de l'argent.

Le profit doit se soumettre à des impératifs éthiques.] La critique marxiste • Karl Marx a tenté de décrypter la loi des échanges dans laquelle Adam Smith avait vu une fatalitéinéluctable.

Sous un échange apparemment anodin de choses (la force de travail d'un côté, le salaire del'autre), se cache en fait l'exploitation d'une classe sociale par une autre.

Le principe fondamental del'économie capitaliste est en effet celui-ci : l'activité ouvrière est traitée et payée comme une marchandise.Or quelle est la valeur, la valeur d'échange d'une marchandise ? Sa valeur est mesurée par la quantité detravail qu'il faut pour la produire.

L'activité ouvrière se paiera à son prix de marchandise.

C'est-à-dire qu'ondonnera à l'ouvrier ce qu'il faut pour qu'il puisse reconstituer sa force de travail pour le lendemain, ni plus, nimoins.

Le patron paiera tout cela comme il paie l'électricité qui permet à ses machines de fonctionner.. »

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