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Toute vérité est-elle provisoire ?

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En quoi une vérité scientifique pourrait-elle être provisoire ? Soit leur objet peut changer, devenu obsolète, ou évoluer. Cet argument est valable pour les sciences humaines, ou les sciences de la vie par exemple. Soit le processus méthodologique de la vérité scientifique fait de ce provisoire un caractère inhérent. Si l'on a longtemps considéré à la suite d'Aristote que toute vérité scientifique était définitive et que donc la somme de vérités scientifiques progressait de manière cumulative, on considère pourtant que le savoir scientifique ne peut progresser qu'en dénonçant les erreurs du passé, en remplaçant les solutions erronées par de nouveaux savoirs. Toute vérité scientifique serait donc potentiellement provisoire, c'est-à-dire susceptible d'être déboutée par une théorie plus nouvelle et plus efficace, ce qui serait pour les sciences la condition même du progrès. C'est une idée que l'on trouve par exemple chez Bachelard, mais surtout dans La structure de révolutions scientifiques de Thomas S. Kuhn qui développe, exemples à l'appui, cette théorie. Cette conception quelque peu paradoxale de l'histoire de la vérité scientifique soulève de nombreux problèmes : Que signifie une vérité provisoire, toujours susceptible d'être déchue, et quel peut bien être son statut ? Qu'en est-il alors du caractère immuable et éternel de la vérité, ainsi que du caractère supposé immuable de lois de la nature que tente d'étudier la science ? Quelle est dans cette conception la fin de la science ? Et comment fonctionne l'esprit scientifique ?

« vocabulaire qui soude legroupe de chercheurs.) élastiques se heurtant au hasard...3) Des valeurs générales : exactitude des calculs, cohérence interne, simplicité, «beauté» d'unedémonstration, efficacité des théories... Ces valeurspeuvent être communes à plusieurs groupes, mais leurapplication, leur hiérarchisation diffèrent souvent d'uncercle scientifique à un autre. Désigne au sens strict les exemples communs utilisés fréquemment et qui forment lapensée et la pratique dugroupe.( Les solutions exemplairessont « les solutions concrètesde problèmes que lesétudiants rencontrent durantleur carrière de recherche etqui leur montrent aussi, parl'exemple, comment ils doiventfaire leur travail. »)Une partie de l'efficacitéopérationnelle d'un groupe dechercheurs provientd'habitudes intellectuellesinconscientes. Ces exemples fonctionnent comme : 1 ) Outils d'initiation pédagogique : « en l'absence de tels exemples, les lois et les théories que [l'étudiant]a déjà apprises auraient peu de contenu empirique. » 2) Outils d'initiation intellectuelle : l'exemple permet de « voir » les ressemblances mathématiques oude structures, entre problèmes différents. « Une foisque [l'étudiant] a vu la ressemblance et saisi l'analogieentre deux ou plusieurs problèmes distincts, il peutétablir une relation entre les symboles et les rattacher àla nature d'une manière qui s'est déjà révélée efficace».Le chercheur s'incorpore des règles méthodologiques àpartir de ces exemples, sans même s'en rendre compte. 3) Outils d'initiation sociologique : « dans l'intervalle, [l'étudiant] a assimilé une manière de voirautorisée par le groupe et éprouvée par le temps ». DEVOIR: 1. Contradiction : distinguez bien contraire et contradictoire. Des contraires s'opposent, comme grand et petit, parexemple. Mais ils ne deviennent contradictoires que si l'un implique la négation, l'exclusion de l'autre. Par exemple :Pierre est grand par rapport à Jean, mais petit par rapport à Paul. Ce sont des contraires. Mais si nous disons :Pierre est grand et petit par rapport à Jean, alors c'est contradictoire, car l'un exclut l'autre. Ainsi la contrariétén'est pas la contradiction. Cela permet de mieux comprendre la spécificité du sujet. Une contradiction signel'incompatibilité entre des éléments, idées, jugements, raisonnements. Elle transgresse le principe logique du tiersexclu (si A est vrai, alors non-A ne peut l'être). Il s'agit donc, ici, de trouver le point qui pourrait conduire àl'exclusion mutuelle des deux termes en question : vrai et provisoire. 2. Connaissance scientifique : il ne s'agit pas de n'importe quelle connaissance, mais de celle que la science (et lessciences) construit rationnellement, par opposition à l'opinion. 3. Vraie et provisoire : ce que vise la science ramène toujours à l'idée de vérité : vérité des jugements, des énoncésscientifiques, des théories. Or, la science contient l'exigence de stabilité du jugement vrai, contrairement à l'opinionvraisemblable et instable. Mais, du coup, cette stabilité de la véritable connaissance apparaît comme un critèreessentiel. Cela explique le recours aux mathématiques, dont les règles universelles et nécessaires garantissentcontre l'instabilité de la croyance caractéristique de la simple opinion. Dire que la somme des angles d'un triangle estégale à deux droits, ne relève pas de l'opinion, mais de la certitude de l'esprit qui donne son assentiment à uneproposition vraie en soi. De plus, si l'on entend par vérité l'adéquation entre la chose et la pensée de la chose, entrela réalité et la représentation de la réalité, alors il est nécessaire de trouver les principes de stabilité du jugement,seule garantie de tenir une vérité pour assurée. Enfin, stabilité de la preuve rationnelle (convaincante, et passeulement persuasive, et importance de la démonstration scientifique. »

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