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Violence et vérité sont-elles nécessairement incompatibles ?

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Mais le langage ne donne pas nécessairement lieu au dialogue ; peut-être même cette possibilité n'est-elle qu'exceptionnelle et requiert-elle une volonté lucide de s'engager dans une voie différente, où le succès n'est pas assuré. On peut à bon droit parler d'un usage violent du langage lorsque ce dernier est réduit à l'état d'instrument pour le triomphe d'une force ; lorsqu'il ne fonctionne plus lui-même que comme une force jetée, en raison de son efficacité spécifique (dont les politiques sont assez conscients), contre d'autres forces. On a cité l'exemple de la politique, mais il y en aurait bien d'autres. Alain avait soigneusement recensé, sous le nom de bourgeois, tous ces hommes qui « vivent de persuader « : le notaire, le médecin, l'enfant:, l'homme politique n'est pas le seul à connaître le pouvoir des signes et à l'utiliser. [ La violence peut être un moyen de faire triompher la vérité. De fait, l'éclatement de la vérité fait violence aux opinions reçues.]   L'opinion ne change pas aisément d'avis Les hommes tiennent à leurs opinions. Souvent l'on préfère une illusion rassurante à une vérité dérangeante. Ainsi, la vérité s'impose souvent dans la violence. Se désillusionner, c'est se faire violence.

Jamais un esprit raisonnable n'aura recours à la violence pour invalider cette vérité: tous les hommes sont mortels. Contre les vérité, la violence ne peut rien, elle est impuissante. Ne dit-on pas d'ailleurs que la vérité fini toujours par s'imposer. La vérité triomphe toujours de l'opinion et de l'erreur.

MAIS...

La vérité fait violence à l'opinion commune. L'opinion commune fait violence à celui qui défend la vérité. Il est des cas où, pour l'imposer, il ne reste qu'un seul recours: la guerre contre ceux qui la refusent.

a) La vérité s'oppose à la violence.
b) La violence est un aveu d'impuissance qui n'a rien à voir avec la vérité.
c) La violence ne prouve rien.

a) La vérité historique accouche dans la violence.
b) La vérité exige d'être défendue.

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« L'opinion ne change pas aisément d'avisLes hommes tiennent à leurs opinions. Souvent l'on préfère une illusion rassurante à une vérité dérangeante.Ainsi, la vérité s'impose souvent dans la violence. Se désillusionner, c'est se faire violence. Freud parlera destrois blessures narcissiques imposées à l'homme: l'humiliation causée par Galilée et l'héliocentrisme, l'humiliationcausée par Darwin avec l'évolutionnisme et l'humiliation causée par Freud avec le concept d'inconscientpsychique. On voit ici que la vérité implique la violence. La vérité se défend à l'aide d'arguments, maiségalement à l'aide d'attaques violentes contre ceux qui la refusent. La lutte des classes comme violence pour faire advenir la vérité sociale et économique ducommunisme Conclusion Les choses nous semblent moins « nobles » que les personnes. Ne sont-elles réellement qu'un obstacle à lacompréhension entre les hommes ? Saint Augustin disait que l'âme s'égarait en se dispersant dans les choses,et Marx dit que le communisme proclamera la « déchéance de la catégorie de l'avoir », les choses ne cessantde diviser les hommes qu'en cessant d'être possédées. Mais notre essence d'hommes ne fait-elle pas de noussolidairement des êtres de besoins et de désirs ? Dès lors, comment la relation à l'autre pourrait-elle faireabstraction du monde des choses ? Si l'activité humaine centrée sur le monde des choses les rabaisse au rangde marchandises, l'introduction des choses dans le champ des relations humaines ne les élève-t-elle pas aurang de signes ?¦ La vision marxienne du communisme Selon Marx, le travail, libéré de l'aliénation issue de la propriétéprivée des moyens de production, donnera naissance à unesociété sans classe. En effet, le prolétariat constitué en classedominante détruit par la violence l'ancien régime de production etanéantit par là même les conditions de l'antagonisme des classes.En mettant fin à celui-ci, il détruit aussi sa propre dominationcomme classe [Manifeste..., p. 69-701. Les détracteurs de Marx,et en premier lieu Proudhon, ont vu, dans cette proposition d'unesociété communiste sans classe, la fin de l'histoire. Prenant appuisur la maxime du Manifeste selon laquelle « l'histoire de toutesociété jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire des luttes declasses », ces détracteurs avançaient qu'une société sans classeétait une société sans histoire. Marx, au contraire, considère quel'histoire continue dans le communisme, au-delà de l'antagonismede classes qui est détruit. Tous les textes de Marx et d'Engelss'accordent sur ce point, des textes philosophiques de jeunesseau Capital, au Manifeste ou aux textes plus sociologiques d'Engels: «Dans son principe, le communisme se situe au-dessus del'antagonisme entre bourgeoisie et prolétariat ; il le reconnaît dans sa signification historique pour le temps présent, mais ne le considère pas comme justifié pour l'avenir ; ilveut précisément abolircet antagonisme » [La Situation de la classe laborieuse en Angleterre, p. 359].La fin de l'antagonisme de classes, avec l'abolition de la propriété privée et de toutes les aliénations quilui sont liées, signifie « le retour de l'homme hors de la religion, de la famille, de l'État, etc., à sonexistence humaine, c'est-à-dire sociale » [Manuscrits de 1844, p. 88]. C'est l'occasion pour Marx dedéfinir la place de l'homme dans la société et dans la nature et de développer sa conception de l'individuen tant qu'être social [ibid., p. 88-89]. En même temps, le communisme n'est défini que par antithèse : «Il n'est pas en tant que tel le but du développement humain, la forme de la société humaine » [ibid., p.99]. Plus encore, écrivent Marx et Engels, il « n'est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéalsur lequel la réalité devra se régler.» [L'idéologie allemande]. Dans la société communiste pourrontémerger de nouvelles tensions ou de nouvelles contradictions, évidemment fort éloignées de celles quenous connaissons dans le régime de propriété privée des moyens de production. «L'histoire de toute société jusqu'à nos jours, c'est l'histoire de la lutte des classes» : il faut, là encore,déchirer le voile de l'histoire officielle qui met au premier plan le rôle des grands hommes et des idées. Derrièretoutes les révolutions, les guerres s'affrontent depuis le début de l'humanité, exploitants et exploités, maîtreset esclaves dans l'antiquité, seigneurs et serfs au moyen âge, bourgeois et prolétaires aujourd'hui. Cetteguerre sans merci est, selon les époques, travestie en guerre de religion ou guerre nationale, mais ce sont làdes faux semblants. Notre époque — en raison de l'industrialisation qui concerne les masses ouvrières, quidétruit les classes moyennes, et de son type d'organisation : le capitalisme (propriété privée des moyens deproduction) — porte ce conflit à son point extrême et rend impossible son travestissement habituel. Lesdétenteurs du pouvoir économique, c'est-à-dire les propriétaires des moyens de production, hier féodauxpossesseurs du sol, aujourd'hui bourgeois propriétaires des machines et les détenteurs de leur seule force de »

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