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Constater que la vérité change avec le temps conduit-il nécessairement au scepticisme?

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temps

Corrigé du BAC  S 2011 de Philosophie Dissertation : la culture dénature t-elle l'homme ?  Analyse du sujet : Le problème qui est ici posé consiste à interroger des présupposés , à en apprécier la validité pour éventuellement les surmonter. Le premier présupposé à expliciter est qu'il y aurait une nature de l'homme c'est-à-dire une définition objective, finie de l'homme que la culture comme ensemble de moeurs, de coutumes, de symboles partagés par une communauté humaine donnée viendrait anéantir. Le deuxième présupposé est que la culture comme processus ferait perdre à l'homme sa vraie nature pour lui donner une nouvelle forme artificielle, c'est-à-dire créée par l'art ou la technique : il en irait ainsi de la dénaturation comme d'une artificialisation Le troisième présupposé , à travers le concept de dénaturation, consiste à sous-entendre une supériorité présumée d'une nature humaine, l'homme considéré dans son essence, sur une définition de l'homme en constante évolution du fait que l'homme est un être historique, ancré dans le temps et l'espace. A partir de ces présupposés, il s'agit de s'interroger sur le rôle  et la fonction de la culture comme processus et pas seulement comme contenu de discours et de productions intellectuelles, symboliques et artistiques dans une éventuelle définition de l'homme comme membre d'une espèce ( et bien évidemment pas comme individu sexué par opposition à la femme). Ecueils à éviter : Identifier le sujet à une opposition nature-culture pour montrer comment les deux notions de « nature « et « culture « seraient par définition antagonistes ( mais à partir de quelles définition). Confondre la culture comme processus d'acquisition de règles, de symboles (linguistiques et religieux), de formes artistiques et les cultures comme réalisations spécifiques dans un temps et un espace donnés de ce processus . Lire le sujet comme s'il s'agissait de montrer au contraire la supériorité de la culture sur une définition a priori de la nature réduite à tort à un état primitif. Confondre culture et civilisation et nature et concept rousseauiste « d'état de nature « qui n'est pas une donnée historique mais une fiction méthodologique, une hypothèse pour comprendre comment se fait l'entrée de l'homme dans la culture. Enjeux du sujet : Il est demandé une réflexion sur ce que vaudrait une définition de la nature de l'homme par rapport au processus de formation ou d'acquisition d'une culture. Reformulation possible du sujet :  le processus de formation, d'acquisition de connaissances, d'adaptation à un environnement social, symbolique, artistique est-il facteur de déperdition de ce qui définit l'homme ? L'entrée dans la culture se paie-t-elle d'une perte des caractéristiques de l'être humain ou révèle-t-il au contraire pleinement son humanité ? La nature de l'homme ne consiste-t-elle pas à ne pas en avoir , à ne pas être assignée à une définition présupposée ? Proposition de plan : Les actes de barbarie qu'a connus le XXè siècle à travers les totalitarismes et les génocides nazis et communistes peuvent à bon droit nous faire douter des bienfaits de la culture ou de la civilisation. Comment expliquer que ces atrocités qui remettent en cause l'idée même d'humanité , au point qu'elles sont l'objet de qualifications pénales imprescriptibles, les « crimes contre l'humanité «, aient été commises par des nations , allemande et russe, qui pouvaient se prévaloir d'une longue et riche « culture « ? La culture dénature-t-elle l'homme en lui ôtant ce qui le caractérise, en le faisant entrer dans la barbarie et l'inhumanité ? Mais qu'entend-on par « la culture « ? est-elle identiques aux cultures comme réalisations spécifiques du processus d'apprentissage de règles, de moeurs, de lang...

« L’entrée dans la culture se paie­t­elle d’une perte des caract éristiques de l’ être humain ou r évèle­t­il au   contraire pleinement son humanit é   ? La nature de l’homme ne consiste­t­elle pas  à ne pas en avoir ,  à ne pas  être assign ée à une d éfinition   pr ésuppos ée   ? Proposition de plan   : Les actes de barbarie qu’a connus le XX è siècle  à travers les totalitarismes et les g énocides nazis et communistes   peuvent  à bon droit nous faire douter des bienfaits de la culture ou de la civilisation. Comment expliquer que ces atrocit és qui remettent en cause l’id ée m ême d’humanit é , au point qu’elles sont l’objet   de qualifications p énales imprescriptibles, les «   crimes contre l’humanit é   », aient  été commises par des nations ,   allemande et russe, qui pouvaient se pr évaloir d’une longue et riche «   culture   »   ? La culture d énature­t­elle l’homme en lui  ôtant ce qui le caract érise, en le faisant entrer dans la barbarie et   l’inhumanit é   ? Mais qu’entend­on par «   la culture   »   ? est­elle identiques aux cultures comme r éalisations sp écifiques du processus   d’apprentissage de r ègles, de mœurs, de langues et de savoirs qu’on peut appeler la culture   ? Peut­on proposer une d éfinition pr éalable de la «   nature   »    de l’homme que la d émarche d’acculturation viendrait   ruiner ou faire dispara ître   ? Si la culture d énature l’homme, c’est qu’il est possible de produire une d éfinition satisfaisante de ce qui fait   l’humanit é de l’homme (I). Or, la nature de l’homme comme  être historique et perfectible signifie que la d éfinition pr ésum ée d’une nature   humaine ant érieure  à la culture et en principe diff érente n’est pas soutenable. Loin de d énaturer l’homme, la culture le r évèle à sa v éritable nature qui est de ne pas  être r éductible  à une d éfinition   objective mais d’ être un  être libre, contingent, capable aussi bien de se perfectionner que de produire les conditions   de sa destruction. (II) I.    Est­il possible de produire une d éfinition satisfaisante de l’homme que la culture viendrait faire dispara ître   ? A.        La recherche de caract éristiques essentielles de l’homme   : a)            la tentative des philosophies m édiévales scolastiques   : Les philosophes du Moyen­Age h éritiers d’Aristote ont tent é de produire une d éfinition de la «   nature humaine   » qui   poss ède les caract éristiques d’une d éfinition   : recherche de crit ères objectifs, de qualit és irr éductibles  à l’objet  à   d éfinir, de marques substantielles n écessaires, pr évisibles et universelles. Voir la querelle au Moyen­Age des «   universaux   » pour qui l’homme peut  être appr éhend é par des cat égories   universelles , g énérales ind épendantes «des hommes   » qui n’en sont que des exemplaires . La nature de l’homme est ainsi d’ être un animal raisonnable »

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