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Y a-t-il une unité de la conscience ?

Publié le 25/02/2004

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conscience
Kant affirme que pour qu'il y ait conscience de soi, deux choses sont requises: le déroulement successif de la diversité (le flux des phénomènes intérieurs ou états de conscience) et la compréhension de ce déroulement, acte qu'il nomme synthèse de l'appréhension. Autrement dit, sans le "je pense" qui accompagne toutes mes représentations, serait représenté en moi quelque chose qui ne pourrait pas du tout être pensé, ce qui revient à dire ou que la représentation serait impossible, ou que du moins, elle ne serait rien pour moi. Kant distingue donc l'aperception empirique qui est l'état intérieur toujours changeant & l'aperception transcendantale, conscience pure, originaire et synthétique qui assure la liaison et donc la connaissance réflexive de ce flux intérieur, permettant ainsi la constitution d'un moi fixe & permanent. Pouvoir dire je, c'est donc avoir conscience d'être un & identique par-delà la multiplicité des états de conscience internes et des expériences vécues. La conscience est autonome Pour Bergson, la conscience se définit comme durée, comme intériorité. Elle s'oppose au monde «objectif» qui est celui de l'étendue et de l'extériorité. Elle est une réalité spirituelle autonome qui se distingue radicalement du monde matériel, qui a ses propres lois. Il est donc faux de dire que la conscience est informée par le dehors, qu'elle ne possède pas d'unité en soi.   [Les états de conscience se succèdent sans se ressembler. J'ai des perceptions plus ou moins claires et toute une partie de mon psychisme m'échappe.

Le pouvoir synthétique de la conscience assure son unité. Le "je pense" unifie la multitude des perpections (KANT). Sans ce pouvoir unificateur, je serais aussi multiples que mes perceptions.

conscience

« moins, elle ne serait rien pour moi.

Kant distingue donc l'aperception empirique qui est l'état intérieur toujourschangeant & l'aperception transcendantale, conscience pure, originaire et synthétique qui assure la liaison etdonc la connaissance réflexive de ce flux intérieur, permettant ainsi la constitution d'un moi fixe & permanent.Pouvoir dire je, c'est donc avoir conscience d'être un & identique par-delà la multiplicité des états deconscience internes et des expériences vécues. La conscience n'est pas un objet, mais elle rend possible la saisie des objets.

Pour qu'une expérience soitpossible, il faut une unité du « je pense ».

Par exemple, je suis dans un demi-sommeil et une horloge sonneplusieurs coups, indiquant l'heure exacte : j'entends un, puis, un autre coup, puis un autre… La consciencenon-éveillée, j'ai entendu divers coups sans savoir quelle heure il est.

Trois minutes après, l'horloge sonne denouveau.

Eveillé, je n'entends plus plusieurs coups séparés, mais une fois sept coups et je me dis qu'il estsept heures.

Ma conscience a unifié les divers coups de l'horloge, je peux les saisir comme une unité : il est 7heures.

Lors de la première étape, pour entendre vaguement des coups séparés, il fallait déjà que maconscience soit un peu vigilante, dans un sommeil profond, je ne les aurais pas entendus : ceci signifie quepour qu'une représentation soit mienne, il faut toujours et déjà la conscience, le « je pense ». Mais la conscience est aussi nécessaire pour saisir comme une unité la diversité des représentations, ici saisiren une seule fois les 7 coups et me dire : « Il est 7h00 ».

Si je peux saisir que l'horloge a sonné 7 coups, c'estparce que le « Je pense » a accompagné le divers de mes représentations et parce que le « Je pense »demeure le même quand les représentations se succèdent.

La conscience est donc acte de synthèse, elle estunificatrice.

C'est l'identité de la conscience dans le temps qui rend possible l'unité de nos représentations.Ainsi, ce que nous saisissons par nos sens, n'est pas lié.

C'est la conscience qui opère cette liaison. Il n'y a donc d'expérience possible que parce qu'il y a l'unité du « Je pense », que parce que la conscience estacte de synthèse.

Définir la conscience comme pouvoir de synthèse est fondamental puisqu'il s'agit alors demontrer que les objets que nous saisissons se règlent sur notre pouvoir de connaître, sur les structures denotre esprit.

C'est ce qui permettra à Kant de montrer que nous ne connaissons pas les choses en soi, maisseulement des phénomènes, que « Nous ne connaissons des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes» La conscience est autonomePour Bergson, la conscience se définit comme durée, comme intériorité.

Elle s'oppose au monde «objectif» quiest celui de l'étendue et de l'extériorité.

Elle est une réalité spirituelle autonome qui se distingue radicalementdu monde matériel, qui a ses propres lois.

Il est donc faux de dire que la conscience est informée par ledehors, qu'elle ne possède pas d'unité en soi. [Les états de conscience se succèdent sans se ressembler.

J'ai des perceptions plus ou moins claires ettoute une partie de mon psychisme m'échappe.

Pour toutes ces raisons, on ne peut pas parler d'unité de la conscience.] Conscience et changementWilliam James analyse la conscience.

Il souligne que celle-ci se caractérise par une mobilité, un «flux»continuel.

La conscience ne cesse de changer.

Les états de conscience se succèdent et ne sont jamaisidentiques.

Ma perception sur les choses, sur moi-même, n'est jamais deux fois la même parce que mesémotions, mon attention, le contexte varient.. »

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