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La psychologie du développement de l'enfant

Publié le 22/02/2012

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Le développement de l'enfant n'est pas à proprement parler une application de la psychologie mais met clairement et évidence comment diverses orientations théoriques s'appliquent à un objet d'étude. Il constitue l'un des domaines de recherches psychologiques les plus riches de découvertes récentes. Il concerne essentiellement deux facettes : le développement affectif et social ; le développement cognitif.

« personnes. Des chercheurs ont ainsi constaté que le père constitue une « figure d'attachement » importante pour le jeune enfant.

Par ailleurs, il est un agent de socialisation, servant en quelque sorte de « pont » entre l'univers maternel sécurisant et le monde extérieur moins familier1.

Par exemple, les pères, moins familiarisés que les mères avec le langage de leurs enfants, les incitent à clarifier leur propos.

Autre exemple : lorsqu'un bébé joue avec une boîte à encastrement, son père refuse deux fois plus souvent que sa mère de résoudre la tâche à la place de l'enfant qui le lui demande (71 % de refus contre 35,7 % pour la mère). Quant aux camarades du jeune enfant (à la crèche, puis à l'école), ils ont également un rôle important dans le développement affectif de l'enfant. Cette évolution des travaux sur l'attachement a également dédramatisé certaines situations que l'on supposait néfastes pour l'enfant, telles que l'absence de la mère en raison de son activité professionnelle.

Une synthèse de la littérature scientifique sur le sujet montre que l'élément important est la satisfaction des mères au travail : les effets sont positifs sur l'enfant lorsqu'elles trouvent du plaisir à leur travail ; négatifs, dans le cas contraire. 2.

LE DÉVELOPPEMENT COGNITIF Le second grand domaine actuel d'étude du bébé concerne son développement cognitif.

Là aussi, un bouleversement radical s'est produit.

Il y a une trentaine d'années, la théorie piagétienne s'imposait avec force dans ce secteur de recherche. Un postulat majeur de Jean Piaget (1896-1980) était que l'intelligence se développe par l'action du bébé sur l'environnement, ce qu'il appelait l'intelligence sensorimotrice. La révolution des esprits est venue par la méthodologie.

Grâce à de nouveaux protocoles expérimentaux, les chercheurs n'attendent plus que le bébé puisse se mouvoir pour repérer ses capacités, mais les mettent en évidence à partir de ses réactions perceptives.

Parmi les capacités précoces mises en évidence, on peut notamment signaler la mémoire et la permanence de l'objet. a La mémoire Carolyn Rovee-Collier, professeur de psychologie à l'université Rutgers (New Jersey), a mené de nombreuses études sur la mémoire du nourrisson à partir d'une situation expérimentale simple2.

Un ruban relie une cheville d'un bébé au crochet d'un mobile.

Le nourrisson réalise rapidement que ses mouvements entraînent ceux du mobile : la fréquence de ses mouvements double ou triple dans les minutes qui suivent.

On laisse le bébé s'habituer à cette situation, puis on interrompt l'expérimentation durant vingt-quatre heures.

Après cela, on replace le ruban sur. »

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