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analyse critique d'un document en géographie

Publié le 26/04/2013

Extrait du document

Paragraphe introductif :

La mondialisation n'a jamais autant créé de richesse pourtant une grande partie de l'humanité n’en partage pas les fruits. A parcourir le classement annuel publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans son rapport sur le développement humain 2013, le monde ne change guère. Sur les 186 pays évalués, les cinq les pays les plus développés sont la Norvège, l'Australie, les Etats-Unis, les Pays-Bas et l'Allemagne et les cinq pays les moins développés sont des PMA d’Afrique subsaharienne, soit le Burkina Faso, le Tchad, le Mozambique, la République démocratique du Congo et le Niger, dernier au classement. Pourtant à y regarder de plus près le rapport souligne une révolution : « l'essor du Sud se produit à une vitesse et à un niveau sans précédent « (présentation du sujet).

Le document proposé est une carte par anamorphose (carte dans laquelle la surface d’un territoire est proportionnelle au phénomène géographique représenté) qui met en lumière les contrastes de richesse et de développement à l’échelle mondiale en 2010-2011 à travers la mise en regard de deux indicateurs : l’IDH et le PIB. Si le cartogramme utilisé perturbe nos repères visuels (contours effacés), il permet de mieux mettre en évidence le rapport de grandeur et de proportionnalité entre le développement des pays du Nord et celui des pays du Sud et de saisir les recompositions qui s’opèrent au Nord comme au Sud (présentation du document).

Dans quelle mesure les inégalités de richesse et de développement sont-elles des marqueurs visibles de l’organisation géoéconomique du monde, de ses recompositions et de sa complexité ? (problématique)

Si le choix de l’outil cartographique et les indicateurs proposés exigent une lecture critique, l’utilisation de la limite Nord-Sud comme révélateur des inégalités obéit à une lecture simplifiée. Seule une lecture plurielle des Nords et des Suds permet d’approcher la complexité des contrastes de richesse et de développement. (Annonce du plan)

 

Paragraphe conclusif :

 

Si l’IDH et le PIB se présentent comme des outils universels  de mesure du développement, ils ne permettent pas pour autant de faire une lecture complexe des inégalités de richesse et de développement à toutes les échelles. En effet, la croissance économique ne se traduit pas automatiquement par une amélioration du développement humain. De même l’utilisation de la limite Nord-Sud comme grille de lecture des inégalités est discutable dans la mesure où elle ne rend que partiellement compte des recompositions géoéconomiques au Nord et au Sud et entre le Nord et le Sud engagées depuis les années 2000 et renforcées par la crise économique de 2008. Le développement des économies (Brics, Chine en tête) et des pays émergents (Mexique, Indonésie) vient bousculer l’ordre géoéconomique mondial (domination ancienne de la Triade). Une lecture plus complexe des Nords et des Suds s’impose pour apprécier la complexité du monde. (Bilan)

Si les inégalités de développement (IDH) ont partout reculé, les inégalités en matière de revenus (PIB) se sont aggravées à toutes les échelles. D’où la conclusion tirée par Najat Rochdi, directrice adjointe du PNUD à Genève,  aujourd’hui « chaque Nord a son Sud et chaque Sud a son Nord ! «(ouverture)

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