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Science et vérité

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« PHILOSOPHIE La science se caractérise par son processus particulier de recherche de la vérité. On associe souvent ce qui est « scientifique » à ce qui est « vrai » car la science a une méthode fondée sur des observations objectives vérifiables et des raisonnements rigoureux qui recherche des connaissances à valeur universelle sur le réel. La science est le domaine privilégié de la vérité, c’est par le processus scientifique réglé par des méthodes de recherche objectives car reproductibles et vérifiables que l’on peut obtenir des connaissances proprement « vraies ». Il est crucial, dans la connaissance de nos rapports cognitifs envers les phénomènes, de se demander s’il n’y a de vérité que dans la science. On constate en effet, que si la science produit des connaissances qui se basent sur la vérifiabilité expérimentale, cela n’est pas toujours possible dans le cas de ces phénomènes métaphysiques comme la créativité artistique, les vérités religieuses, le jugement moral. En effet, ces phénomènes presque omniprésents semblent dépasser les protocoles de l’observation scientifique qui se veulent être objectifs, notamment quand la science leur pose la question du pourquoi de leurs créations et de leurs objets. Ainsi, si on veut vraiment avoir un regard complet sur l’idée de vérité, ne doit-on pas considérer que l’étendue conceptuelle de nos rapports au monde pourrait ne pas se limiter à la seule perspective scientifique ? Il faut tout d’abord, comprendre la puissance conceptuelle d’une vérité scientifique. Cependant, il faut aussi considérer que le réel dépasse la seule perspective offerte par la science. Une vérité objective est une proposition qui décrit avec exactitude le propre d’un objet. Force est de constater que c’est en cette prétention que la vérité scientifique pose les bases de sa crédibilité universelle. En fait, la conduite scientifique envers l’objet demande de faire scrupuleusement abstraction de toute affection subjective, c’est-à-dire qu’elle veut déterminer la constitution même de l’objet par une observation rigoureusement détachée de tout jugement à saturation personnelle comme la moralité, les inclinations sentimentales, les convictions obscures et tout phénomène émotionnel. L’enjeu de cette attitude est que l’objectivité est la condition même de l’universalité d’un savoir, car elle cherche l’immuable structure des faits pouvant être transmise à tout être doué de raison partout dans le monde. Par ailleurs, c’est aussi dans ce souci que la science use de l’outil mathématique qui servira à formaliser et à quantifier les faits afin de mieux saisir ces liens observés. Les mathématiques sont en fait les représentations théoriques de notre logique humaine, c’est-à-dire la manifestation formelle de notre capacité cérébrale à opérer diverses approches mentales sur la réalité. Elle est donc un outil de premier choix pour faire parler les phénomènes, à un point tel que Galilée l’hyperbolisait en disant : « la nature est écrite en langage mathématique ». La seconde puissance d’une vérité scientifique repose sur sa validité expérimentale empirique, tant qu’une autre expérimentation ne falsifie pas sa proposition. Cette validité expérimentale consiste à soumettre une hypothèse à l’épreuve du fait dont elle est question. Un jugement concernant la réalité, quel que soit son domaine [sciences formelles (mathématiques) sciences humaines (histoire, sociologie), sciences de la nature (physique, biologie], doit, pour prétendre au statut de vérité, ne pas dépendre d’un point de vue individuel ni se présenter comme seulement relatif à une époque déterminée ou à une »

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