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L'art et le sens de l'histoire

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histoire
25/10/12 Objets de l'histoire de l'art : L'art et le sens de l'histoire. Bibliographie : DECULTOT, « Johann, Joachim Winckelmann « p.245-252. POMMIER, « Winckelmann : l'art entre la norme et l'histoire «, Revue germanique internationale, 194, p.11-28. Le sens du mot histoire : son sens propre sous entend plusieurs notions. Vient du grec histor et signifie être témoin et juge. L'histoire suppose d'être témoin, mettre en mot les évènements passés, analyser les évènements passé pour en garder la mémoire, mais aussi d'en établir la vérité, les soumettre a un regard le plus juste, pour en tirer une inter sensée. C'est aussi déduire un jugement, une appréciation critique. Histor : « témoin «, « sage «, « juge «. L'histoire de l'art, applique d'établir la mémoire des ?uvres d'art, d'en faire la recension, la vérité et pour en déduire un enseignement. Joachim Winckelmann est considéré comme le fondateur de cette méthode d'histoire de l'art. 1 I/ Johann Joachim Winckelmann : faire de l'art un sujet historique. Homme érudit né à Stendhal en 1711 et à 36 ans, en 1746 écrivait « Mon ?uvre principale sera l'histoire « : c'est vraiment une évocation qu'il nourrit mais c'est aussi un projet qui va être vécu. 2 A) L'histoire : une expérience. Issu d'un milieu modeste et au contact duquel va entreprendre deux premières études assez laborieuses : de théologie protestante en 1730 qu'il abandonne pour un cursus de médecine et mathématique. En 1743, il cesse cette expérience universitaire pour une activité de secrétaire, au service de différents personnages et rencontre en 1748 le Comte Heinrich Von Bunau : établit dans son château de Nothnitz, il exerce des fonctions diplomatiques mais surtout, cet homme cultive un intérêt pour l'érudition. Depuis 1720, cet érudit a initié un grand chantier éditoriale, publication « d'une histoire des empereurs et de l'Empire allemand «. De plus, le comte de Bunau va constituer une vaste bibliothèque historique qui gagne une dimension universelle du royaume, qui comptait plus de 42 000 volumes. 1748- 1750 : Winckelmann nommé secrétaire du comte de Bunau. La tache consiste à compiler pour Bunau un grand nombre d'ouvrages, consulter en série des ouvrages. En sélectionnait des extraits, les recopiait à la main sur des feuillets pour composer des cahiers d'extraits qui fournirait au comte la matière utile de son ouvrage. Processus d'appropriation intellectuelle de la connaissance et engage au fil de la constitution, une réflexion sur l'ordre de l'histoire. Par cette tache, a fait l'expérience à une discipline particulière : l'histoire particulière par opposition à l'histoire générale. C'est une histoire ciblée, précise, concentrée dans son objet. Ici c'est l'histoire du Saint Empire Germanique, histoire de la Saxe, de la Prusse, du Xème, XVIIIème siècle. Compile un grand nombre d'ouvrage restreints qui est d'abord informative mais va devenir vaine et superflu : arrive à compiler l'histoire

« ciblée, précise, concentrée dans son objet. Ici c’est l’histoire du Saint Empire Germanique, histoire de la Saxe, de la Prusse, du Xème, XVIIIème siècle. Compile un grand nombre d’ouvrage restreints qui est d’abord informative mais va devenir vaine et superflu : arrive à compiler l’histoire particulière, qui considère que cette histoire est incomplète, donc biaise la perspective historique. Au contact de ce travail, Winckelmann prend conscience qu’une histoire particulière serait nécessairement mutilée. Par ce travail de compilation, il acquiert une conscience sur l’histoire et quelle est la juste manière d’opérer l’histoire. 1751- 1754 : Change de fonction pour être nommé bibliothécaire. Il doit procéder au catalogage de la collection de livres du comte de Bunau. En tant que bibliothécaire, il va être chargé de faire la recension de chaque ouvrage nouvellement acquis par la bibliothèque. Procède de façon analytique et manifeste son mécontentement car la tache et rébarbative et morcelée : opposition entre le particulier, restreinte et la vision d’ensemble. Approche essentielle car contribue à l’essor de sa culture mais aussi nourrit une première intuition historique. De manière évidente, ces responsabilités lui ont permis d’acquérir une connaissance historique, humaniste étendu et lui permet d’acquérir la connaissance des grands historiens de l’époque. Ses références : Hérodote, Plutarque etc. B) En finir avec les « Vies d’artistes ». Winckelmann, à partir de 1754, lorsqu’il cesse ses fonctions pour le comte de Bunau, commence à dessiner ses premiers projets de publication qui préparent la sortie d’un ouvrage monumental : son Histoire de l’art des anciens en 1754 . Multiplie les charges et critiques contre une manière particulière de faire l’histoire, ciblée, restreinte dont l’ouvrage des « Vies d’artistes ». « L’art tomba alors même à Rome dans une grande barbarie. Et les artistes qui ont écrit sur l’art, comme Vasari, ont été frappé de cécité » : Ose une contradiction, violente critique au nom d’une autre conscience de l’histoire. « Un de ces escrocs érudits , qui ne fait que déplacer de l’air », Bellori. Winckelmann donne l’impression de se livrer à un règlement de compte avec les historiens et historiographes qui l’ont précédé : son expérience avec Banau, la connaissance colossale qu’il a acquise, et rappeler l’affirmation d’une position critique contre une conception particulière de l’histoire. Rejette la pure et simple érudition : leurs prétendus savoirs, les données mutilées, incomplètes car ciblées dans son objet donc insatisfaisante « L’érudition est une chose qui rend les hommes insensibles ». Face aux « Vies de Vasari », il se montre contre accumulation de détails, d’anecdotes, ce principe d’écriture d’une vision particulière de l’histoire et entend proposer une vision universelle de l’histoire . »

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