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« Le travail est plus que le travail, et donc le non-travail est plus que le chômage. » ( Robert Castel, sociologue). Pouvons-nous vraiment croire que l’inquiétude de ces dernières trente obscures explique la relation que les Français entretiennent avec le travail ? 

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Dès l’école primaire, ils sont sensibilisés au fait que L’argent ne fait pas le bonheur. Dans les programmes scolaires anti-capitalistes, envenimés par un discours diffus voire confus sur la misère, celle-ci est présentée comme l’ envers et même le revers de la richesse. Rien ne suggère que la volonté de gagner de l’argent, d’être riche, d’acheter des biens de consommation de luxe, de s’éclater sur des grands yachts... n’est pas une honte et surtout n’empêche pas la philanthropie.
 
 Au lycée, l’angoisse du diplôme s’installe pour longtemps, en fait pendant toute la vie professionnelle. La valeur accordée aux diplômes n’est pas spécifiquement française. En revanche, l’implacable suprématie du diplôme sur le talent au cours de la vie professionnelle est typiquement française. Alors même qu’une personne se révèle extrêmement compétente dans sa fonction, si elle se trouve en concurrence à l’occasion d’une promotion avec une personne mieux diplômée mais moins compétente, elle sera généralement perdante. D’où cette souffrance des salariés français de se sentir floués dans leurs chances d’évolution de carrière. Or, le nombre et le niveau des diplômés ne cessent d’augmenter en France, justement pour répondre aux exigences du marché du travail. F. Dauty, chercheuse au CNRS, parle de « logique de titre « et «  consommation de diplômes « à propos de la demande de qualification en France, dont les raisons ne sont pas toutes liées aux besoins de compétence.

« d'acheter des biens de consommation de luxe, de s'éclater sur des grands yachts... n'est pas une honte et surtout n'empêche pas la philanthropie. Au lycée, l'angoisse du diplôme s'installe pour longtemps, en fait pendant toute la vie professionnelle. La valeur accordée aux diplômes n'est pas spécifiquementfrançaise. En revanche, l'implacable suprématie du diplôme sur le talent au cours de la vie professionnelle est typiquement française. Alors même qu'une personne serévèle extrêmement compétente dans sa fonction, si elle se trouve en concurrence à l'occasion d'une promotion avec une personne mieux diplômée mais moinscompétente, elle sera généralement perdante. D'où cette souffrance des salariés français de se sentir floués dans leurs chances d'évolution de carrière. Or, le nombre etle niveau des diplômés ne cessent d'augmenter en France, justement pour répondre aux exigences du marché du travail. F. Dauty, chercheuse au CNRS, parle de« logique de titre » et « consommation de diplômes » à propos de la demande de qualification en France, dont les raisons ne sont pas toutes liées aux besoins decompétence. En effet, exiger toujours plus de diplômes de la part des candidats est une façon de faire mousser l'activité professionnelle, de lui donner de l'intérêt et de la valeur.Dans les grandes entreprises, françaises, les postes-clés sont tous occupés par des super- diplômés. Ils ne sont pas prêts à reconnaître que moins de diplômes ne lesempêcheraient pas d'occuper avec compétence leurs postes de dirigeants et donc à laisser leur chance à des candidats dont le talent serait supérieur au diplôme. Parailleurs, cette escalade est devenue tellement malsaine que de plus en plus de jeunes Français vont chercher du travail à l'étranger, peu sensibles à la précarité de leurscontrats de travail, n'ayant pas de famille à charge. En conclusion, la nouvelle génération Y ou Why, née après 1975, témoin de l'accélération des crises économiques, beaucoup plus influencée par la culture anglo-saxonne que leurs aînés, remet en cause les paramètres du monde du travail. Bercée dans la quasi-certitude de connaître un jour le chômage, elle se révèle beaucoupplus indépendante par rapport au monde du travail. Très diplômée et plus multilingue que la génération X, celle des papy-boomers, elle n'accorde pas autantd'importance à la hiérarchie. Ce constat fait par la plupart des experts en ressources humaines n'est pas mis en perspective avec un autre constat : l'instituteur détrôné,le professeur remis en question. Très peu attendue sur le marché de l'emploi, elle met immédiatement ses priorités financières en avant. Pour cette génération, letravail c'est d'abord et avant tout une nécessité économique. Enfin, peu attachée à l'entreprise, elle n'entend pas se laisser maltraiter ni manipuler au nom d'idéauxdans lesquels elle ne se reconnaît pas. Le monde change et s'il ne faut pas être sourd aux conseils des sages, il faut également être attentif à la leçon spontanée que nous donne la jeune génération. »

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