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Vous discuterez de la relation entre démocratie et développement durable.

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Vous discuterez de la relation entre démocratie et développement durable.» Pour discuter de la relation entre démocratie et développement durable, nous commencerons par mettre en perspective leur historicité. Nous défendrons ensuite l'hypothèse selon laquelle démocratie et développement durable sont conceptuellement proches et que le second vient renforcer et enrichir la première. Enfin, nous nous interrogerons sur les menaces que l'évolution actuelle de la pratique du développement durable fait peser sur la démocratie. La notion de développement durable apparaît en 1980 mais sa définition de « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », est issue du rapport BRUNDTLAND de 1987. Ce concept est éminemment politique puisqu'il interroge la façon dont les hommes s'organisent pour satisfaire leurs besoins. Il a d'ailleurs fait l'objet de politiques publiques dédiées à différentes échelles. La notion de démocratie quant à elle apparaît dans la Grèce Antique. Contemporaine du concept de République, la démocratie est elle aussi éminemment politique puisqu'elle désigne un régime dans lequel le pouvoir sur les affaires publiques est exercé par le peuple. Ancienne, cette notion n'en est pas moins contemporaine puisqu'elle a ressuscité à travers les révolutions libérales intervenues dans de nombreux pays et d'abord en Europe à partir du 17ème siècle. Ainsi, si historiquement la démocratie précède le développement durable, ces deux notions sont désormais contemporaines et étroitement liées en ce sens que toutes deux interrogent le même objet : la politique. Plus qu'interroger la façon dont les sociétés organisent les affaires publiques, elles en proposent une vision commune. En effet, le développement durable, selon Bruno VILALBA, pose « la question du mode de la décision » et « notamment la question de la participation des individus » conférant une légitimité égale de chacun à participer aux choix concernant le développement des sociétés puisque celui-ci serait l'affaire de chacun. Le rapport Brundtland s'intitule d'ailleurs « Notre avenir à tous ». Ainsi, le développement durable s'...

« démocratie. Les questions liées aux changements climatiques ou à la biodiversité l’illustrent. Ensuite dans le temps en introduisant la notion de long terme, qui fait défaut, à nos démocraties en travaillant, selon Bruno VILALBA « sur la continuité entre les générations présentes et futures ».Néanmoins, cette relation fructueuse ne doit pas occulter l’antagonisme de plus en plus évident entre ces deux notions. En effet, on assiste à la privatisation du développement durable par les entreprises qui dénient aux citoyens le droit de discuter de la façon dont une société organise la production de biens et de services. Or dès le départ, le ver était dans le fruit dans la mesure où le rapport Brundtland posait comme nécessité « une croissance vigoureuse. » venant ainsi clore le débat ouvert par la notion d’écodéveloppement introduite par le Club de Rome en 1972. Pour Bruno VILALBA le développement durable a subit un processus de normalisation « dans son langage, dans ses références, dans ses outils » jusqu’à finalement se retrouver « un peu dépolitisé, c'est-à-dire qu'il interroge de moins en moins le projet collectif que l'on souhaite construire (...) » D’autre part, s’il l’on considère que le développement durable vient légitimer l’incapacité des sociétés à repenser leur modèle de développement, cela pourrait conduire à rencontrer prochainement les limites biophysiques de notre système monde (disponibilité des ressources, rupture des équilibres biophysiques) conduisant à l’avènement de régimes autoritaires se présentant comme seuls capables de pallier les situations d’urgences et la répartition des ressources restantes. Le développement durable aurait alors littéralement tué, à petit feux, la démocratie. Ce scénario que d’aucun perçoivent comme une réalité contemporaine à travers les guerres pour l’eau ou le pétrole n’est pas sans rappeler les premiers projets d’écologie politique de nature autoritaire ayant germé dans les années 1970-80, ou encore les régimes décadents ayant succédé à la démocratie athénienne ou à la république Romaine «L'auteur propose une analyse originale et équilibrée du rapport entre démocratie et développement durable. D'une part, le développement durable favorise le débat démocratique et souligne les dimensions économiques, sociale, et écologiques souvent co-présentes dans les enjeux politiques, tout en élargissant la démocratie dans les deux sens du local et du global. D'autre part, le développement durable se trouve de plus en plus dépolitisé, normalisé, et privatisé, ce qui n'est peut-être pas surprenant, selon l'auteur, vu l'importance qu'accordait déjà le rapport de Brundtland en 1987 à la nécessité d'une "croissance vigoureuse".» La racine du concept démocratie se trouve dans l'étymologie "demos", c'est-à-dire le peuple. Système politique dans lequel le peuple est souverain dans la gestion des affaires de la cité et dans le processus de prise de décisions politiques, la démocratie se présente comme l'idéal que voudrait atteindre toute société qui se veut durable. Acet égard, que la démocratie soit une valeur associée ou constitutive du développement durable, le lien entre ces deux notions est significatif pour plusieurs raisons : Le développement est un processus d'amélioration qualitative et quantitative des conditions d'existence au travers de la mobilisation conjointe des différentes ressources et des différents acteurs. C'est bien le point de vue de Henry DICKS au sujet des valeurs associées au »

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