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HISTOIRE DE LA MUSIQUE: Le siècle classique - Le siècle baroque

Publié le 20/10/2011

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Après la mort de Schütz (1672), l'Allemagne connaît une vie musicale active que favorise la multiplicité des petites cours princières et, sans contredit, le tempérament même de la race. Un peu partout fleurissent de beaux talents comme Mattheson · (1681-1764) tour à tour compositeur, librettiste, érudit, Graun (1701-1759), Graupper (1683-1760), Biber (1644-1704) initiateur de la sonate pour violon seul et de la « scordatura « qui, en changeant l'accord traditionnel de l'instrument permet de nouvelles trouvailles harmoniques. C'est encore Vogler (mort en 1765), Quantz (1697-1773) , flûtiste et théoricien, écrivant pour son royal élève, Frédéric II de Prusse, lui-même musicien distingué et compositeur à ses moments libres.

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« réunissait réguli èrement dans le Palais de Giovanni Bardi des Comtes Vernio et comptait parmi ses membres, outre Bardi lui-même, le poète Ottavio Rinuccini , les musiciens Vincenzo Galilée - le père du mathématicien et astro­ nome auteur d'un « Discours sur la mu sique antique » publié dès 1581 et d'un « Dialogue sur l'art de bien exécuter la mu­ sique » paru deux ans plus tard; puis Girolamo Mei, musicologue; Giulio Caccini, Jacopo Peri et Emilio Cavalieri, le premier , auteur de nom­ breux madrigaux réunis en 1602 sous le titre de « Nuove Musiche » et où il se proclame « inventeur du stilo recitativo » ; le second, intendant à la Cour de Florence sous François , Ferdinant l~' et Come II de Médicis, auteur d'une Dafné (i597) hélas perdue et dont l'Euri­ dice donnée pour le mariage de Marie de Médicis et de Henri IV, .

devait assurer le succès du genre nouveau; le troisi ème enfin, organiste à l 'oratoire del Santo-Crucifisso à Rome et que le grand duc de Toscane avait mandé à Florence pour en faire son intendant général des Beaux Arts.

De ces réunions, de cette « Camerata de Bardi » comme on l'appelait alors, devait bientôt sortir les deux formes qui allaient ouvrir les plus immenses horizons à la musique occiden ­ tale : l'oratorio d'une part, l'opéra d'autre part.

Ce groupe d'umanistes nourris, comme nos artistes de la Pléiade, de chefs-d'œuvre antiques grecs et latins, crurent que leur art ne pouvait trouver le salut qu'en remontant à ses origines, à la tragédie d'Eschyle, Sophocle et Euripide.

L'on a vu (chap.

Ier) combien la musique y tenait un rôle considérable, non seulement dans les pompes dionysiennes qui préludaient au spectacle, mais aussi dans le parados , l'entrée du chœur qui succédait au prologue, puis dans les stasima, les pauses, remplies par les chants du chœur.

D'autre part, le poète marquait le plus souvent le parallélisme de la strophe et de l'antistrophe par des répétitions de mots, des retours de con ·sonances - ce que l'on nomma « rimes lyriques » .

Mais les Grecs ne connaissaient, on le sait, que la musique mono­ dique, accompagnée très simplement par la flûte et mesurée sur le rythme du vers, se faisant ainsi, tout comme le plain-chant à l'origine de la liturgie, la servante docile de la parole.

C'est vers cet ascétisme antique que tendaient alors les secr ètes espérances de la Camerata de' Bardi, conspirant ainsi contre la tyrannie des contrapuntistes.

Pour eux, en effet, la multi­ plicité des parties vocales, propre aux polypho­ nistes de la Renaissance avait le tort de faire articuler en même temps les syllabes emprun­ tées à des phrases ou des mots différents - donc accentués différemment - et, conséquem­ ment, de rendre souvent impossible une claire et distincte compréhension du texte chanté (on a vu que les premiers Renaissants avaient eux­ mêmes combattu ce travers où déjà étaient tombés, avant eux, les musiciens de l'Ars Nova ...

Nihil novi sub s~le !) Sans doute, les réformateurs florentins n'ou­ blient-ils pas qu'ils sont eux-mêmes excellents madrigalistes, fol'me où le mot se pare ,d'une traduction musicale imagée et où prédomine l'art du contrepoint.

Mais ils savent aussi,. »

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