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LES ÉTATS-UNIS ET L'EUROPE DE 1914 A 1945 (Histoire)

Publié le 17/01/2022

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Le sujet proposé s'étend sur toute la période du programme. Il est donc vaste et exige d'éviter toute perte de temps. Le choix d'un plan chronologique est le plus simple : l'intervention des États-Unis dans les deux conflits européens encadrant une période de retour à l'interventionnisme traditionnel. La difficulté consiste à retenir les faits essentiels, si l'on veut traiter le sujet dans son ensemble et, bien sûr, il ne faut tenir compte que des aspects européens de la Seconde Guerre mondiale. Pour éviter une analyse purement événementielle, on peut essayer de comprendre ce qui a pu amener les Américains à pratiquer vis-à-vis de l'Europe des politiques aussi différentes que l'interventionnisme et l'isolationnisme.

« Neutres de 1914 à 1917, les Américains vont être amenés à entrer dans le conflit européen et jouer un rôledéterminant dans les derniers mois de la guerre, puis au cours de la Conférence de la paix. A. L'attitude américaine jusqu'en 1917. • Elle est conforme à la doctrine de Monroë : les États-Unis n'ont nullement la tentation de se mêler des affaireseuropéennes. Ils proclament leur neutralité ; le président démocrate Wilson est alors en accord avec lesRépublicains, fervents défenseurs de l'isolationnisme. • Cette neutralité ne signifie pas l'indifférence vis-à-vis de la guerre. L'opinion américaine est partagée : la majoritéest plutôt favorable à l'Entente, mais il y a un courant germanophile, entretenu par les Américains d'origineallemande. La prolongation de la guerre fait prendre conscience aux États-Unis qu'ils ne peuvent rester entièrement en dehorsdu conflit. Ils sont concernés sur le plan économique, dans la mesure où ils deviennent les fournisseurs et lesfinanciers des belligérants. Comme le blocus réduit à néant les échanges avec l'Allemagne, les liens commerciauxsont noués principalement avec l'Entente. Les Américains sont donc amenés, par intérêts, à souhaiter la victoire dela France et de l'Angleterre. Enfin, le torpillage en 1915 du paquebot britannique « Lusitania », qui entraîne la mortde 118 citoyens américains, montre que les États-Unis peuvent être directement touchés par les hostilités. B. L'intervention des États-Unis dans la guerre et le règlement du conflit. 1° L'entrée en guerre. • A la fin de 1916, le président Wilson, qui vient d'être réélu, pense le moment venu de proposer la médiation de sonpays en vue du rétablissement de la paix en Europe. Il estime que la neutralité des États-Unis doit lui permettre detenir ce rôle de médiateur. C'est une mission qui incombe, selon lui, aux Américains. A ce point de vue s'ajoute lacrainte de voir les relations économiques avec l'Europe diminuer peu à peu en raison de la prolongation du conflit, cequi entraînerait une crise aux États-Unis. • La décision allemande de mener la guerre sous-marine à outrance dans l'Atlantique va contraindre les Américains àrenoncer à leur neutralité ; de médiateurs, ils deviennent les adversaires de l'Allemagne, le 2 avril 1917, après letorpillage de plusieurs de leurs navires. • L'engagement américain a d'abord la forme d'une véritable croisade pour la défense de l'humanité contre l'agressionallemande. Selon Wilson le « droit est plus précieux que la paix ». Le souci de défendre les intérêts américains enEurope est cependant évident : les États-Unis font surtout, à ce moment-là, leurs échanges avec les pays del'Entente, ils leur ont accordé trop de crédits pour ne pas souhaiter leur victoire. 2° Le rôle des Américains dans la guerre européenne. • Il est d'abord limité sur le plan militaire. Il faut organiser, équiper, transporter en Europe l'armée américaine. Mais àla fin du printemps 1918, au moment où les troupes franco-anglaises contiennent à grand-peine les offensivesallemandes, ils sont prêts à participer massivement aux combats. Leur rôle devient alors déterminant : ils permettentau Maréchal Foch de disposer de réserves de plus en plus nombreuses, tandis que celles des Allemands sontépuisées. A la conclusion de l'armistice, le nombre des soldats américains dépasse 2 millions. Ils ont apporté lasupériorité numérique à l'Entente, et contribué de façon décisive à l'offensive victorieuse. • Sur le plan économique, leur contribution a été immédiate. Toute la puissance matérielle des États-Unis est auservice de l'Entente : fourniture de produits alimentaires et industriels. Les crédits sont plus largement ouverts et leTrésor américain finance aussi la guerre. Mais en contrepartie, les partenaires européens deviennent dépendantsdes États-Unis. Wilson le sait bien : il aura les moyens de faire prévaloir ses vues lors de la signature de l'armisticeet surtout au cours de la Conférence de la paix. 3° Wilson et la Conférence de la paix. • Le président américain impose comme base de discussion les Quatorze Points. En retenant le principe desnationalités pour refaire la carte de l'Europe, il s'oppose aux ambitions territoriales des vainqueurs. Cela montre,avec le projet de création de la S.D.N., l'ambition des États-Unis de jouer un rôle de premier plan dans les affaireseuropéennes. C'est l'abandon de l'isolationnisme. • Même s'il accepte un certain nombre de compromis, Wilson reste l'inspirateur des traités qui vont déterminer lesrelations entre États européens. Mais ce qu'il a imposé à ses alliés européens, il ne parviendra pas à le faireadmettre au Congrès américain. C. L'échec de Wilson et le retour à l'isolationnisme. • Le courant isolationniste est sorti renforcé des élections au Congrès de 1918. La participation à la guerre n'avaitpas été unanimement acceptée et l'opposition s'était renforcée. Le traité de Versailles, l'organisation de la S.D.N. »

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