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Dans Notes et contre-notes, Ionesco écrivait que « L’œuvre d’art n’est pas le reflet, l’image du monde ; mais elle est à l’image du monde ».

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? Dans Notes et contre-notes, Ionesco écrivait que « L??uvre d?art n?est pas le reflet, l?image du monde ; mais elle est à l?image du monde ». C?est ainsi qu?à travers une simple phrase, celui-ci parvient à mettre en valeur toute la complexité d?un mouvement littéraire : le réalisme. Ce mouvement, émergeant au milieu du XVIIIème se caractérise par une volonté chez les artistes de représenter la réalité ou une réalité, ce qui justifie le fait que les romans réalistes apparaissent sous autant de formes qu?il n?y a d?auteurs. Le réalisme, bien qu?hétérogène, ne fait nullement l?unanimité chez les critiques et écrivains, qui pour certains, n?hésitent guère à en faire une critique virulente. C?est le cas de Proust dans Le Temps retrouvé, où il affirme que « (?) la littérature qui se contente de « décrire les choses », d?en donner seulement un misérable relevé de lignes et de surfaces, est celle qui, tout en s?appelant réaliste, est la plus éloignée de la réalité, celle qui nous appauvrit et nous attriste le plus, car elle coupe brusquement toute communication de notre moi présent avec le passé, dont les choses gardaient l?essence, et l?avenir où elles nous incitent à la goûter de nouveau. C?est elle que l?art digne de ce nom doit exprimer, et, s?il y échoue, on peut encore tirer de son impuissance un enseignement (tandis qu?on n?en tire aucun des réussites du réalisme), à savoir que cette essence est en partie subjective et incommunicable ». Ainsi, à travers cette réflexion Proust en vient à redéfinir ce que serait la réalité. D?une part, il critique les auteurs qui se revendiquent comme étant réalistes mais qui selon lui, ils ne font qu?une simple photographie de la réalité et qui retranscrivent dans leurs ?uvres une donnée brute de l?expérience. D?une autre part, il explicite son propos en affirmant que selon lui, la réalité ne serait que la perception subjective du réel. En effet, nos impressions intrasubjectives seraient mêlées aux choses observés, et les souvenirs que nous en gardons conservent en eux l?essence de notre être. Et c?est tout ce caractère intrasubjectif qui devrait intéresser l?artiste et non l?objet en lui-même. La réalité brute, immédiate, que l?on pourrait décrire simplement, n?aurait, selon Proust, aucune valeur littéraire puisqu?un écrivain ne pourrait faire l?économie d?un travail d?écriture et d?interprétation. C?est la raison pour laquelle, il accomplie une condamnation totale du réalisme, qui se trompe dans la définition de réalité en se contentant de saisir l?apparence des choses. Naturellement, nous pouvons être amenés à nous demander : Quels procédés de création littéraires la littérature peut-elle utiliser pour représenter la réalité ? Nous réfléchirons à cette question en envisageant dans un premier temps la réalité comme une photographie brute du réel, puis dans un second temps, la réalité comme étant une expérience personnelle littérarisée et finalement, nous verrons qu?un livre ne peut pas être dénué de subjectivité. Dans un premier temps de sa réflexion, Proust évoque ce que la littérature de la réalité doit être et ce qu?elle ne doit pas être. Il condamne dans un premier temps les auteurs réalistes qui revendiquant être des écrivains du réel, alors selon lui, ils ne le sont pas car ils se contentent d?être des observateurs de faits. Les auteurs réalistes ont en effet, pour ambition de se placer en véritables historiens. Nous pouvons notamment penser à Balzac qui a pour ambition de faire « une histoire naturelle de la société » à travers La Comédie humaine. Ainsi, il explorera dans son ?uvre l?ensemble des groupes sociaux et le fonctionnement de la société à laquelle il appartient afin d?en réaliser une vaste fresque. L??uvre de Balzac est découpée en trois parties, dont une d?entre elle, études des m?urs, est elle-même découpée en sous parties. A travers celle-ci, l?écrivain mène une étude approfondie des divers milieux sociaux et régions de France en regroupant des romans spécialisés sur un aspect précis de la société. C?est ainsi que l?auteur se place en véritable historien des m?urs car « En dressant l?inventaire des vices et des vertus, en rassemblant les principaux faits des passions, en peignant les caractères, en choisissant les événements principaux de la Société, en composant des types par la réunion des traits de plusieurs caractères homogènes, peut-être pouvais-je arriver à écrire l?histoire oubliée par tant d?historiens, celle des m?urs ». Nous pouvons notamment évoquer Les scènes de la vie privée dans laquelle nous retrouvons Le père Goriot, qui décrit de manière détaillée la vie à l?intérieur de la pension Vauquer. Nous pouvons également évoquer Les scènes de la vie de province avec Illusions perdues mais encore Les scènes de la vie parisienne. Ce découpage permet de rendre compte de l?intégralité de la société, à différentes échelles. Par ailleurs, il accorde une grande importance à ceux qui font ces sociétés, aux individus. En effet, Balzac réalise dans ses romans une description détaillée des habitudes des personnages, du milieu dans lequel ils évoluent, de leurs vêtements, ce qui permet d?expliquer qui ils sont. Nous retrouvons donc ici, la volonté de proposer au lecteur un système explicatif de la société et donc une ambition didactique. De même que par les biais des personnages, il relie tous les romans entre eux, de façon organique puisque plusieurs personnages qui se trouvent dans différents romans à des moments variés de leurs existences. Ainsi, l?auteur humanise ses personnages, il leur donne un passé, un présent e...

Dans Notes et contre-notes, Ionesco écrivait que « L’œuvre d’art n’est pas le reflet, l’image du monde ; mais elle est à l’image du monde ». C’est ainsi qu’à travers une simple phrase, celuici parvient à mettre en valeur toute la complexité d’un mouvement littéraire : le réalisme. Ce mouvement, émergeant au milieu du XVIIIème se caractérise par une volonté chez les artistes de représenter la réalité ou une réalité, ce qui justifie le fait que les romans réalistes apparaissent sous autant de formes qu’il n’y a d’auteurs. Le réalisme, bien qu’hétérogène, ne fait nullement l’unanimité chez les critiques et écrivains, qui pour certains, n’hésitent guère à en faire une critique virulente. C’est le cas de Proust dans Le Temps retrouvé, où il affirme que « (…) la littérature qui se contente de « décrire les choses », d’en donner seulement un misérable relevé de lignes et de surfaces, est celle qui, tout en s’appelant réaliste, est la plus éloignée de la réalité, celle qui nous appauvrit et nous attriste le plus, car elle coupe brusquement toute communication de notre moi présent avec le passé, dont les choses gardaient l’essence, et l’avenir où elles nous incitent à la goûter de nouveau. C’est elle que l’art digne de ce nom doit exprimer, et, s’il y échoue, on peut encore tirer de son impuissance un enseignement (tandis qu’on n’en tire aucun des réussites du réalisme), à savoir que cette essence est en partie subjective et incommunicable ». Ainsi, à travers cette réflexion Proust en vient à redéfinir ce que serait la réalité. D’une part, il critique les auteurs qui se revendiquent comme étant réalistes mais qui selon lui, ils ne font qu’une simple photographie de la réalité et qui retranscrivent dans leurs œuvres une donnée brute de l’expérience. D’une autre part, il explicite son propos en affirmant que selon lui, la réalité ne serait que la perception subjective du réel. En effet, nos impressions intrasubjectives seraient mêlées aux choses observés, et les souvenirs que nous en gardons conservent en eux l’essence de notre être. Et c’est tout ce caractère intrasubjectif qui devrait intéresser l’artiste et non l’objet en lui-même. La réalité brute, immédiate, que l’on pourrait décrire simplement, n’aurait, selon Proust, aucune valeur littéraire puisqu’un écrivain ne pourrait faire l’économie d’un travail d’écriture et d’interprétation. C’est la raison pour laquelle, il accomplie une condamnation totale du réalisme, qui se trompe dans la définition de réalité en se contentant de saisir l’apparence des choses. Naturellement, nous pouvons être amenés à nous demander : Quels procédés de création littéraires la littérature peut-elle utiliser pour représenter la réalité ? Nous réfléchirons à cette question en envisageant dans un premier temps la réalité comme une photographie brute du réel, puis dans un second temps, la réalité comme étant une expérience personnelle littérarisée et finalement, nous verrons qu’un livre ne peut pas être dénué de subjectivité. Dans un premier temps de sa réflexion, Proust évoque ce que la littérature de la réalité doit être et ce qu’elle ne doit pas être. Il condamne dans un premier temps les auteurs réalistes qui revendiquant être des écrivains du réel, alors selon lui, ils ne le sont pas car ils se contentent d’être des observateurs de faits. Les auteurs réalistes ont en effet, pour ambition de se placer en véritables historiens. Nous pouvons notamment penser à Balzac qui a pour ambition de faire « une histoire naturelle de la société » à travers La Comédie humaine. Ainsi, il explorera dans son œuvre l’ensemble des groupes sociaux et le fonctionnement de la société à laquelle il appartient afin d’en réaliser une vaste fresque. L’œuvre de Balzac est découpée en trois parties, dont une d’entre elle, études des mœurs, est elle-même découpée en sous parties. A travers celle-ci, l’écrivain mène une étude approfondie des divers milieux sociaux et régions de France en regroupant des romans spécialisés sur un aspect précis de la société. C’est ainsi que l’auteur se place en véritable historien des mœurs car « En dressant l’inventaire des vices et des vertus, en rassemblant les principaux faits des passions, en peignant les caractères, en choisissant les événements principaux de la Société, en composant des types par la réunion des traits de plusieurs caractères homogènes, peut-être pouvais-je arriver à écrire l’histoire oubliée par tant d’historiens, celle des mœurs ». Nous pouvons notamment évoquer Les scènes de la vie privée dans laquelle nous retrouvons Le père Goriot, qui décrit de manière détaillée la vie à l’intérieur de la pension Vauquer. Nous pouvons également évoquer Les scènes de la vie de province avec Illusions perdues mais encore Les scènes de la vie parisienne. Ce découpage permet de rendre compte de l’intégralité de la société, à différentes échelles. Par ailleurs, il accorde une grande importance à ceux qui font ces sociétés, aux individus. En effet, Balzac réalise dans ses romans une description détaillée des habitudes des personnages, du milieu dans lequel ils évoluent, de leurs vêtements, ce qui permet d’expliquer qui ils sont. Nous retrouvons donc ici, la volonté de proposer au lecteur un système explicatif de la société et donc une ambition didactique. De même que par les biais des personnages

« brute du réel, puis dans un second temps, la réalité comme étant une expérience personnelle littérarisée et finalement, nous verrons qu’un livre ne peut pas être dénué de subjectivité. Dans un premier temps de sa réflexion, Proust évoque ce que la littérature de la réalité doit être et ce qu’elle ne doit pas être. Il condamne dans un premier temps les auteurs réalistes qui revendiquant être des écrivains du réel, alors selon lui, ils ne le sont pas car ils se contentent d’être des observateurs de faits. Les auteurs réalistes ont en effet, pour ambition de se placer en véritables historiens. Nous pouvons notamment penser à Balzac qui a pour ambition de faire « une histoire naturelle de la société » à travers La Comédie humaine . Ainsi, il explorera dans son œuvre l’ensemble des groupes sociaux et le fonctionnement de la société à laquelle il appartient afin d’en réaliser une vaste fresque. L’œuvre de Balzac est découpée en trois parties, dont une d’entre elle, études des mœurs, est elle-même découpée en sous parties. A travers celle-ci, l’écrivain mène une étude approfondie des divers milieux sociaux et régions de France en regroupant des romans spécialisés sur un aspect précis de la société. C’est ainsi que l’auteur se place en véritable historien des mœurs car « En dressant l’inventaire des vices et des vertus, en rassemblant les principaux faits des passions, en peignant les caractères, en choisissant les événements principaux de la Société, en composant des types par la réunion des traits de plusieurs caractères homogènes, peut-être pouvais-je arriver à écrire l’histoire oubliée par tant d’historiens, celle des mœurs ». Nous pouvons notamment évoquer Les scènes de la vie privée dans laquelle nous retrouvons Le père Goriot , qui décrit de manière détaillée la vie à l’intérieur de la pension Vauquer. Nous pouvons également évoquer Les scènes de la vie de province avec Illusions perdues mais encore Les scènes de la vie parisienne. Ce découpage permet de rendre compte de l’intégralité de la société, à différentes échelles. Par ailleurs, il accorde une grande importance à ceux qui font ces sociétés, aux individus. En effet, Balzac réalise dans ses romans une description détaillée des habitudes des personnages, du milieu dans lequel ils évoluent, de leurs vêtements, ce qui permet d’expliquer qui ils sont. Nous retrouvons donc ici, la volonté de proposer au lecteur un système explicatif de la société et donc une ambition didactique. De même que par les biais des personnages, il relie tous les romans entre eux, de façon organique puisque plusieurs personnages qui se trouvent dans différents romans à des moments variés de leurs existences. Ainsi, l’auteur humanise ses personnages, il leur donne un passé, un présent et un avenir. Nous retrouvons cela dans tous les romans du réel, les personnages ont leurs propres histoires et désirs. Cet « effet personnage » additionné à leur richesse psychologique permet de les doter d’une autonomie. De même que, plusieurs personnages sont devenus des archétypes tels que »

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