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Existe-t-il un problème de la femme ?

Publié le 17/01/2012

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«C'est très simple«, précise la sage Hécube dans La guerre de Troie n'aura pas lieu, «voilà cinquante ans que je suis femme et je n'ai jamais pu encore savoir au juste ce que j'étais«. Mais elle le dit par la plume d'un homme, l'auteur, Jean Giraudoux. Car la femme est sans cesse présente dans toute création mascUline, quel que soit le siècle ou le climat. Inspiratrice ou sorcière, piège ou consolation, symbole de beauté, élément d'amour, valeur tentatrice et de perdition, elle peuple peintures, sculptures, poésie, théâtre, romans, films...

« 78 FRANÇAIS/BAC 79 «C'est très simple», précise la sage Hécube dans La guerre de Troie n'aura pas lieu, «voilà cinquante ans que je suis femme et je n'ai jamais pu encore savoir au juste· ce que j'étais».

Mais elle le dit par la plume d'un hoinme, l'auteur, Jean Giraudoux.

Car la femme est sans cesse présente dans toute création mascUline, quel que soit le siècle ou le climat.

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Inspiratrice ou sorcière, piège ou consolation, symbole de beauté, élément d'amour, valeur tentatrice et de perdition, elle peuple peintures, sculptures, poésie, théâtre, romans, films ...

, sublimée ou durement observée, mais toujours Autre que l'homme.

N'est-ce pas alors l'homme même qui a fait surgir le fameux «problème de la femme».

Comment peut-on assister, en même temps, à une telle oppression de plus de la moitié de l'humanité par l'autre? Qu'est-ce que ce soi­ disant «éternel féminin» ? Le statut de la femme change­ t-il? • • • Il est certain que, face à l'homme avec lequel elle est appelée à vivre, la femme apparaît essentiellement autre.

Elle l'est biologiquement.

C'est elle qui portera l'enfant en elle et le mettra au monde, tout comme la femelle du monde animal.

Or, tandis qu'on s'exclame avec fierté : « C'est un vrai mâle» pour tout garçon qui affirme plus ou moins abusivement sa virilité; qui ·penserait à tirer vanité de la formule parallèle : «C'est une femelle»? Bien au contraire, elle n'est que péjorative.

Voyez Aris­ tophane au v• siècle avant J .-C.

proclamant «la femelle est femelle en vertu d'un certain manque de qualités» (1)! La différence biologique va donc être très vite transfor­ mée en «inégalité sexuelle», et quel que soit le point du globe où s'établit cette erreur de raisonnement, ce dernier {I) Cil~ par S.

de Beauvoir dans Le deuxième sexe,. »

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