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LEIBNIZ: Nouveaux Essais sur l'entendement humain, La Monadologie, Essais de Théodicée

Publié le 15/07/2011

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Leibniz, né à, Leipzig, en 1646, était fils d'un professeur de philosophie à l'université de cette ville. Dès l'âge de huit ans, il montrait une ardeur extrême pour l'étude, et il passait la plus grande partie de son temps dans une bibliothèque, où il dévorait au hasard tous les livres qui lui tombaient sous la main. A quinze ans, il avait parcouru le cercle ordinaire des humanités. Il se mit alors à étudier Platon et Aristote ; puis, des anciens il passa aux modernes. Mais il ne se borna pas à la philosophie, il aborda en même temps la théologie, la physique, les mathématiques, le droit, l'histoire et la philologie. A vingt-un ans, il se présenta à l'université de Leipzig pour y prendre le titre de docteur. Refusé à cause de son âge, il alla se faire recevoir à Altdorf, en Bavière.
De nombreux voyages et une vaste correspondance le mirent bientôt en rapport avec la plupart des savants de l'Europe. Nous le voyons, en effet, passer à Paris quatre années (1672-1676), pendant lesquelles il étudie les mathématiques, sous la direction de Huygens, discute sur la théologie avec Arnauld, débat avec Malebranche les grands problèmes de la métaphysique, et traite de la politique avec Colbert. Quelque temps après, nous le re¬trouvons en Angleterre, où il engage avec Newton une lutte, restée célèbre, à propos de la découverte du calcul infinitésimal, dont ils s'attribuaient l'un et l'autrela priorité. On sait que Leibniz prit pour juge la Société royale de Londres, dont il,était membre depuis plusieurs années, et que cette société, moins juste que la postérité, qui ne croit au plagiat ni de l'un ni de l'autre, mais à une simple coïncidence, se prononça en faveur de Newton.
Leibniz, après avoir visité l'Angleterre et la Hollande, revint en Allemagne, et se fixa définitivement à Hanovre. Nommé conservateur de la bibliothèque par le duc de Brunswick, il s'occupe alors d'écrire l'histoire des princes de cette maison, ce qui ne l'empêche pas de se consacrer à beaucoup d'autres travaux. Il entretient, en effet, une correspondance suivie avec Bossuet, sur la réconciliation des Églises protestantes et de l'Église catholique, et, avec l'élite des savants de l'Europe, sur toutes les sciences mathématiques. En même temps, il étudie l'origine dos langues, les ramène à deux groupes principaux : les langues japétiques et les langu6s araméennes, et conçoit le dessein d'une langue universelle.
En 1696, l'Académie des sciences 'de Paris nomma Leibniz associé étranger ; et, en 1700, Leibniz fonda lui-même l'Académie des sciences de Berlin, dont il fut élu le premier président. En 1711, il eut une entrevue avec Pierre le Grand, tzar de Russie, qui, après l'avoir con¬sulté sur les moyens de réaliser ses plans de civilisation, le combla de distinctions honorifiques, et voulut même l'attirer à sa cour. La même année, il reçut des lettres de noblesse et une pension de l'empereur Charles IV, pour la part qu'il avait prise à la paix d'Utrecht. A la mort de François Ier, il se rendit à Vienne, pour y fonder une académie; mais la peste, qui régnait en cette ville, l'empêcha d'exécuter son dessein. Il retourna à la cour de Hanovre, publia en français ses ouvrages les plus im¬portants, et mourut en 1716, laissant interrompue upe correspondance philosophique avec Clarke, célèbre philosophe anglais.
 
Quoique Leibniz ait beaucoup écrit, la multiplicité de ses travaux et de ses occupations ne lui permit pas d'expo¬ser ses doctrines d'une manière bien systématique, et dans des ouvrages de longue haleine. Sa philosophie est répandue surtout dans un grand nombre d'opuscules et de lettres. La plupart de ces petits traités sont écrits en latin. Nous ne citerons ici que le Systema theologicum, dans lequel on a voulu voir un retour de Leibniz à la doc¬trine catholique.
Les trois principaux ouvrages que Leibniz ait publiés en français, sont :
1°Les Nouveaux Essais sur l'entendement humain (1'704); 2° La Monadologie (1714);
3° Les Essais de théodicée, sur la bonté de Dieu, la li¬berté de l'homme et l'origine du mal (1710).
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« lutte, restée célèbre, àpropos de la découverte du calcul infinitésimal,dont ils s'attribuaient l'un et l'autreiaprio rité. On sait que Leibniz prit pour juge la Société royale de Londres, dont il était membre depuis plusieursannées, et que cette société, moins juste que lapostérité, qui ne croit au plagiatni de l'un ni de l'autre, mais à une simple coïncidence, se prononça en faveur de Newton. Leibniz, après avoir visité l'Angleterre et la Hollande, revint en Allemagne, et se fixa définitivement à Hanovre. Nommé conservateur de la bibliothèque par le duc de Brunswick, ils'occupe alors d'écrire l'histoiredes princes de cette maison, cequi ne l'empêche pas de se consacrer à beaucoup d'autres travaux.

Il entretient, en effet, une correspondance suivie avec Bossuet, sur la réconciliation des Églises protestantes et de l'Église catholique, et, ave" l'élite des savants de l'Europe, sur toutes les sciences mathématiques. Eu même temps, ilétudie l'origine des langues, les ramène à deux groupes principaux : les langues japétiques et les langues araméennes, et conçoit le dessein d'une langue universelle. En 1696, l'Académie des sciences de Paris nomma Leibniz associé étranger; et, en 1700, Leibniz fonda lui- mêmel'Académie des sciences de Berlin, dont il fut élu le premier président.

En 1711, il eut une entrevue avec Pierre le Grand, czar de Russie, qui, après l'avoir con sulté sur les moyens de réaliser ses plans de civilisation, le combla de distinctions honorifiques,et voulut même l'attirerà sa cour.

La même année, il reçut des lettres de noblesse et une pension de l'empereur Charles IV, pour la part qu'il avait prise à la paix d'Utrecht. A la mort de François I", il se rendit àVienne, pour yfonder une académie; mais la peste, qui régnait en cette ville, l'empêcha d'exécuter son dessein. Il retourna à la cour de Hanovre, publia en français ses ouvrages les plus im portants, et mourut en 1716, laissant interrompue une correspondance philosophique avec Clarke, célèbre philo sophe anglais.. »

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