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Cours de philo: Chapitre 3 : La temporalité humaine

Publié le 28/05/2026

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« Chapitre 3 : La temporalité humaine Notion principale : le temps et le bonheur Notions secondaires : liberté, art, nature, raison, religion et devoir Charles Bukowski écrivait : « Que c’est triste, tout est triste, on vit des vies de cons et on finit tous par mourir.

» Ce qu’il veut dire, c’est que l’Homme a des projets, s’inquiète, s’enthousiasme et, généralement, réalise des choses, puis meurt.

On peut alors se demander si la mort ne rendrait pas l’existence absurde. I.

Le temps I.

Les dimensions du temps Saint Augustin écrit au sujet du temps : « Si personne ne me le demande, je le sais ; mais que je veuille l’expliquer à la demande, je ne le sais plus.

» Ce qu’il veut dire, c’est que nous savons tous parfaitement ce qu’est le temps, car nous avons commencé à en faire l’expérience le jour de notre naissance et ne cesserons d’en faire l’expérience que le jour de notre mort.

Malgré cela, il est quasiment impossible de le définir. Si ce temps est si insaisissable, c’est parce qu’il est composé de trois dimensions, qui sont elles-mêmes difficiles à connaître.

Le passé, c’est ce qui n’est plus ; le futur, ce qui n’est pas encore ; et le présent, selon Jankélévitch, est « presque rien », puisque sitôt il apparaît qu’il disparaît. Si la connaissance de ces trois dimensions est si difficile, c’est parce qu’elles semblent être des non-êtres.

En réalité, le passé n’est pas rien, puisque même s’il n’est plus, il survit naturellement ou déformé dans nos souvenirs.

Quant au futur, nous ne cessons de l’appréhender, de l’anticiper lorsque nous pensons au lendemain.

Le présent, lui, correspond à l’activité de notre conscience et, en ce sens, Bergson écrivait : « La conscience est un pont jeté entre le passé et l’avenir.

» II.

Le temps et la fuite Bergson distingue le temps de la durée.

Le temps est une succession de moments identiques, abstraits et mesurables par des outils ou des dates, alors que la durée est le temps vécu par la conscience humaine.

Dans la durée, les instants n’existent pas, car les moments passés persistent dans le présent et les moments futurs sont anticipés. Le temps est donc à la fois ce qui s’écoule et ce qui reste.

Nous n’avons jamais accès au temps en soi, mais seulement à sa représentation.

Dans le temps, tout change et nous changeons avec lui.

Le temps passe plus ou moins vite selon les situations.

Plus le temps passe, plus un instant est court. Cette idée amène à une vision tragique de l’existence : l’homme est condamné à la fuite du temps, c’est-à-dire à la mort.

Cette idée traverse la littérature et la philosophie depuis l’Antiquité. III.

L’ennui Le sentiment d’ennui est lié à la conscience du temps.

Heidegger analyse l’ennui comme une expérience fondamentale de l’existence.

Dans l’ennui profond, le temps semble s’étirer, se vider de sens.

L’ennui révèle alors le caractère absurde du temps et de l’existence. Pascal écrit que l’homme cherche sans cesse le divertissement pour échapper à la conscience du temps et de la mort.

Le divertissement détourne l’homme de lui-même. 2.

Le temps et le sens I) Le sens de la vie (anthropologique) Martin Heidegger écrit : « L’homme est un être-pour-la-mort.

» Cela signifie que la conscience de la mort structure notre existence.

La mort donne du sens à la vie, car elle la limite.

Sans la mort, le temps serait infini et la vie perdrait toute valeur. Il ne faut pas confondre le sens et le bonheur.

Le sens donne une direction à la vie, il permet de supporter la souffrance.

Le bonheur est un état passager. II) Le bonheur Dans ses lettres, Voltaire soutient que le bonheur dépend de notre rapport au temps.

Le bonheur ne se trouve ni dans le passé ni dans le futur, mais dans l’instant présent. III) La mort à la troisième personne La mort est la plus grande inconnue.

On ne peut pas faire l’expérience de sa propre mort.

La mort est toujours celle des autres.

C’est pourquoi elle est à la fois abstraite et angoissante. La notion d’homme est ambiguë : elle représente à la fois l’humanité en général, autrement dit « l’ensemble des hommes », mais aussi un individu en particulier.

Par exemple, le mot « homme » peut désigner un homme précis. Il n’est pas évident de dire exactement ce qu’est l’homme, car nous sommes nous-mêmes des hommes et il est difficile de se situer comme objet d’étude. Nous comparons l’homme à d’autres êtres vivants afin de savoir ce qu’il a de spécifique.

Il faut donc déterminer précisément ce qui caractérise l’homme pour répondre à cette question. La raison peut être comprise comme une représentation de la pensée ou comme l’élément qui rend l’homme rationnel, c’est-à-dire capable de raisonner et doté de raison. Cependant, ne pas utiliser sa raison ne rend pas automatiquement non humain. Il faut donc trouver une capacité distinctive propre à l’homme. A) Le langage et la raison (Aristote et Descartes) Le langage peut être compris comme l’aptitude à communiquer volontairement et de manière articulée, c’est-à-dire la capacité à inventer des phrases nouvelles. Les animaux communiquent également, par exemple par les chants des oiseaux ou les cris des singes.

Toutefois, leurs signes ne sont pas volontaires et ne servent.... »

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