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De quoi suis-je responsable ?

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Aussi, se refuser à reconnaître que c'est à l'exercice de telles actions particulières que sont dues les dispositions de notre caractère est le fait d'un esprit singulièrement étroit. En outre, il est absurde de supposer que l'homme qui commet des actes d'injustice ou d'intempérance ne souhaite pas être injuste ou intempérant. Et si, sans avoir l'ignorance pour excuse, on accomplit des actions qui auront pour conséquence de nous rendre injuste, c'est volontairement qu'on sera injuste. Rousseau   Exister pour nous, c'est sentir ; notre sensibilité est incontestablement antérieure à notre intelligence, et nous avons eu des sentiments avant des idées. Quelle que soit la cause de notre être, elle a pourvu à notre conservation en nous donnant des sentiments convenables à notre nature ; et l'on ne saurait nier qu'au moins ceux-là ne soient innés. Ces sentiments, quant à l'individu, sont l'amour de soi, la crainte de la douleur, l'horreur de la mort, le désir du bien-être. Mais si, comme on n'en peut douter, l'homme est sociable par sa nature, ou du moins fait pour le devenir, il ne peut l'être que par d'autres sentiments innés, relatifs à son espère ; car, à ne considérer que le besoin physique, il doit certainement disperser les hommes au lieu de les rapprocher. Or c'est du système moral formé par ce double rapport à soi-même et à ses semblables que naît l'impulsion de la conscience. Connaître le bien, ce n'est pas l'aimer : l'homme n'en a pas la connaissance innée, mais sitôt que sa raison le lui fait connaître, sa conscience le porte à l'aimer : c'est ce sentiment qui est inné. Conscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l'homme semblable à Dieu, c'est toi qui fais l'excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m'élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m'égarer d'erreurs en erreurs à l'aide d'un entendement sans règle et d'une raison sans principe.

« appareil de philosophie : nous pouvons êtres hommes sans être savants ; dispensés de consumer notre vie à l'étudede la morale, nous avons à moindres frais un guide plus assuré dans ce dédale immense des opinions humaines. Alain La conscience est le savoir revenant sur lui-même et prenant pour centre la personne humaine elle-même, qui semet en demeure de décider et de se juger. Ce mouvement intérieur est dans toute pensée ; car celui qui ne dit pasfinalement : « Que dois-je penser ? » ne peut être dit penser. La conscience est toujours implicitement morale ; etl'immoralité consiste toujours à ne point vouloir penser qu'on pense, et à ajourner le jugement intérieur. On nommebien inconscients ceux qui ne se posent aucune question d'eux-mêmes à eux-mêmes. Ce qui n'exclut pas lesopinions sur les opinions et tous les savoir-faire, auxquels il manque la réflexion, c'est-à-dire le recul en soi-mêmequi permet de se connaître et de se juger ; et cela est proprement la conscience. Rousseau disait bien que laconscience ne se trompe jamais, pourvu qu'on l'interroge. Exemple : ai-je été lâche en telle circonstance ? Je lesaurai si je veux y regarder. Ai-je été juste en tel arrangement ? Je n'ai qu'à m'interroger ; mais j'aime mieux m'enrapporter à d'autres. KANT Supposons que quelqu'un affirme, en parlant de son penchant au plaisir, qu'il lui est tout à fait impossible d'y résisterquand se présentent l'objet aimé et l'occasion : si, devant la maison où il rencontre cette occasion, une potenceétait dressée pour l'y attacher aussitôt qu'il aurait satisfait sa passion, ne triompherait-il pas alors de son penchant? On ne doit pas chercher longtemps ce qu'il répondrait. Mais demandez-lui si, dans le cas où son prince luiordonnerait, en le menaçant d'une mort immédiate, de porter un faux témoignage contre un honnête homme qu'ilvoudrait perdre sous un prétexte plausible, il tiendrait comme possible de vaincre son amour pour la vie, si grand qu'ilpuisse être. Il n'osera peut-être pas assurer qu'il le ferait ou qu'il ne le ferait pas, mais il accordera sans hésiter quecela lui est possible. Il juge donc qu'il peut faire une chose, parce qu'il a conscience qu'il doit la faire et il reconnaîtainsi en lui la liberté qui, sans la loi morale, lui serait restée inconnue. Sartre L'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et [...] il se conçoit après. L'homme, tel que le conçoitl'existentialiste, s'il n'est pas définissable, c'est qu'il n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite, et il sera tel qu'il sesera fait. Ainsi, il n'y a pas de nature humaine, puisqu'il n'y a pas de Dieu pour la concevoir. L'homme est nonseulement tel qu'il se conçoit, mais tel qu'il se veut, et comme il se conçoit après l'existence, comme il se veutaprès cet élan vers l'existence, l'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait. Tel est le premier principe del'existentialisme. C'est aussi ce qu'on appelle la subjectivité, et que l'on nous reproche sous ce nom même. Mais quevoulons-nous dire par là, sinon que l'homme a une plus grande dignité que la pierre ou que la table ? Car nousvoulons dire que l'homme existe d'abord, c'est-à-dire que l'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir, et cequi est conscient de se projeter dans l'avenir. L'homme est d'abord un projet qui se vit subjectivement, au lieud'être une mousse, une pourriture ou un chou-fleur ; rien n'existe préalablement à ce projet ; rien n'est au cielintelligible, et l'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être. Non pas ce qu'il voudra être. Car ce que nousentendons ordinairement par vouloir, c'est une décision consciente, et qui est pour la plupart d'entre nouspostérieure à ce qu'il s'est fait lui-même. Je peux vouloir adhérer à un parti, écrire un livre, me marier, tout celan'est qu'une manifestation d'un choix plus originel, plus spontané que ce qu'on appelle volonté. Mais si vraimentl'existence précède l'essence, l'homme est responsable de ce qu'il est. Ainsi, la première démarche del'existentialisme est de mettre tout homme en possession de ce qu'il est et de faire reposer sur lui la responsabilitétotale de son existence. De quoi suis - je responsable ? (Dissertation de Serge Boarini en guise d'exemple) "Je n'ai pas voulu cela" se serait récrié GUILLAUME II au sortir du sanglant conflit de la Grande Guerre". Et pourtantl'Empereur prussien comme les généraux des deux camps ont bien choisi d'entrer en guerre, d'engager desopérations longues et coûteuses en vies humaines. La responsabilité dans la bouche de GUILLAUME II réside dans larectitude de l'intention :l'intention sauve tout si elle est bonne. En revanche, les familles des victimes comme lesgouvernements d'après - guerre de pays exsangues, imputeront la responsabilité aux conséquences des décisionsprises. Je serai alors responsable non seulement de ce que je veux mais encore de ce que j'ai fait, - quand bienmême ce que j'ai fait, je ne l'aurai pas voulu ainsi. Mais alors, comme les conséquences de mes actes vont peut -être à l'infini et comme elles s'entrecroisent avec les actions des autres hommes, je serai absolument etirrémédiablement responsable. Et comment vivre dans l'accablement de si lourdes responsabilités ? ------------------------------------------------------------------ Je ne suis responsable que de ce que je veux, - et pas au - delà. Comment m'attribuer la responsabilité de ce qui nedépend pas de ma volonté ? »

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