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Discutez ce propos : La charité atteint son couronnement dans la suppression de l'aumône.

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ensuite, pour le bénéficiaire qu'elle humilie et déprime, lui faisant prendre conscience de son impuissance et de sa dépendance;

enfin, pour l'union entre les hommes que l'aumône sépare en deux classes imperméables l'une à l'autre et même dressées l'une contre l'autre.

b) Aussi la charité véritable qui consiste à vouloir le bien d'autrui comme son propre bien répugne à faire ces gestes malfaisants et tend à la suppression de cette aumône comme à son couronnement. On peut tendre à ce résultat de trois manières :

en tâchant de mettre chacun en état de gagner sa vie, rendant ainsi l'aumône de moins en moins utile;

en transformant légalement les devoirs de charité en devoirs de jus­tice et en créant en quelque sorte un droit à la charité : c'est de ce prin­cipe que s'inspire l'organisation de la sécurité sociale;

 

en supprimant, par libre choix, dans un groupe déterminé, la .dis­tinction du « tien « et du « mien «, élargissant ainsi le cadre de la famille dans laquelle tout est à tous, en sorte qu'il n'y saurait être ques­tion d'aumône pas plus que de justice et que les rapports sont comman­dés par la seule charité conçue comme l'affection mutuelle. •

« LA .ff~TJLE ET LA CflARITÉ 3a3 fl. IL EST UNE CllŒITÉ OUI ATTEINT SON COURONNEMENT DA!' occa­ sion de se montrer bienfaisant : - celui qui pratique la Yéritable bienfaisance agit par bienveillance (au sens étymologique du mot) et veut, non pas son propre bien, mais le bien de celui emers lequel il se dévoue; - il trouve d'ailleurs dans la conscience du bien qu'il fait la plus haute 'Satisfaction en sorte que, d'un certain point de vue, il reçoit i1Ius qu'il ne donne et se reconnaît bénéficiaire plus que bienfaiteur. b) Un monde sans bienfaiS'ance serait sans charité ,réeUe, chacun restant concentré sur soi-même et se désintéressant des autres : la charité véri- »

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