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Est-ce le privilège de l'humanité que d'avoir une histoire ?

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Car la nature, comme les choses n'ont-elles pas aussi une histoire (cf. Darwin, Bergson) ? Lorsque nous disons que les choses ont une histoire, c'est soit une histoire pour des hommes, soit celle des changements qui s'opèrent dans la nature, l'altération par exemple d'un objet par l'usure du temps. Mais, et second lieu, avons nous une histoire comme nous avons un ordinateur, une maladie, des enfants ?I - Avoir, être, et faire l'histoire a) S'il est possible de parler d'une histoire naturelle, le privilège de l'homme, ce qui le distingue, c'est de faire, ou au moins de contribuer à faire son histoire. Autrement dit, si l'homme a une histoire en propre, s'il est un « animal historique », c'est que celle-ci est partiellement au moins son oeuvre (cf. Vico, Marx, etc.), qu'elle est le champ d'expression de sa liberté. Doit-on pour autant penser celle-ci comme le privilège qui excepte l'homme du reste de la nature, de sorte qu'il serait comme un empire dans un empire (Spinoza), ou simplement comme l'indétermination de l'existence humaine, c'est-à-dire - dans les termes de Perfectibilité: Notion forgée par Rousseau pour désigner la faculté de l'homme à dépasser les déterminations de l'instinct grâce à l'acquisition perpétuelle de nouvelles capacités qui perfectionnent son action et son entendement. Rousseau - comme la possibilité aussi bien de son perfectionnement (la « perfectibilité ») que de sa corruption ?

Pour démarrer Toute la difficulté du sujet provient de l'ambiguïté du terme « histoire « : suite d'états qui se succèdent dans le temps, connaissance du passé et des sociétés humaines, devenir de ces dernières, etc. Selon le point de vue, la question posée : « le genre humain pris dans son unité est-il le seul à posséder une histoire ? « acquiert une signification toute différente. Conseils pratiques Il est capital de bien préciser les sens du terme « histoire «. N'oubliez pas, par ailleurs, que l'humanité représente elle-même une structure complexe de sociétés et d'individus. Vous pouvez alors développer un plan progressif ou un plan dialectique qui, l'un et l'autre, conduisent à conclure que seul l'homme peut donner un sens à l'histoire, quelle que soit la définition de cette dernière. Bibliographie HEGEL, La raison dans l'histoire, 10/18-UGE. A. KOJEVE, Introduction à la lecture de Hegel, NRF-Gallimard. M. MERLEAU-PONTY, Sens et non-sens, Nagel. H. VÉDRINE, Les philosophies de l'histoire, Payot.

Introduction Le fait d'« avoir une histoire « permet-il, plus que la bipédie, le logos, ou le travail (Hegel), de déterminer la spécificité de l'humain ? Cette distinction peut-elle être pensée comme un « privilège « sans relever d'un anthropocentrisme sommaire ? Car la nature, comme les choses n'ont-elles pas aussi une histoire (cf. Darwin, Bergson) ? Lorsque nous disons que les choses ont une histoire, c'est soit une histoire pour des hommes, soit celle des changements qui s'opèrent dans la nature, l'altération par exemple d'un objet par l'usure du temps. Mais, et second lieu, avons nous une histoire comme nous avons un ordinateur, une maladie, des enfants ?

L’homme a une histoire. Nous avons la possibilité de nous y référer, de l’étudier, de la connaître. Et dans, le même temps, nous l’écrivons. L’homme à une considération d’estime envers son histoire. C’est un privilège pour lu d’avoir une histoire Mais pourquoi ? Pourquoi avoir une histoire est-il un privilège pour l’humanité ? Tout d’abord, est-ce parce que l’on ne peut parler d’histoire hors de l’humanité ? Ou est-ce parce que l’homme peut étudier, apprendre de son histoire ? Mais y a-t-il privilège à avoir une histoire ?

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