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Est-on responsable de ce dont on n'a pas conscience ?

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conscience

« Ce dont je n'ai pas conscience «, ce pourrait être une définition de l'inconscient. Mais il faut être sur ses gardes, distinguer l'inconscience - qui désigne un si faible degré de conscience que la conscience est quasiment absente, et l'inconscient psychique, qui est constitué par les désirs incompatibles avec la réalité et dont le refoulement assure justement la structuration du psychisme et permet à l'être humain d'établir des relations « normales « avec la réalité, d'être responsable de ses actes. En ce sens, la doctrine freudienne est instructive : je ne peux être responsable de mes désirs refoulés puisque, originairement, ce refoulement est la condition de l'émergence en moi d'une conscience responsable, mais je suis responsable de l'expression détournée de ces désirs dès lors qu'elle s'inscrit dans le réel (cf. deuxième partie du plan).
L'étude du sujet peut également nous amener à réfléchir sur le désir qui habite l'homme et que l'homme, sans pouvoir en être responsable, doit savoir convertir et réaliser d'une manière qui soit, elle, responsable. De même, l'analyse de la notion de responsabilité pourra introduire une réflexion sur le rôle à autrui.

1. Dans la perspective d'une philosophie de la volonté infinie

a. on ne peut imaginer des pensées soustraites à la conscience
b. je suis responsable de ce qui dépend de moi, donc de ma conduite
c. l'inconscient constituerait une limite à ma liberté que rien ne peut arrêter

2. Dans la perspective de la doctrine freudienne de l'inconscient

1. La moralité se constitue contre les inclinations
2. Responsabilité et devoir
3. Responsabilité et prise de conscience

1. La responsabilité exige que nous comprenions en nous l'homme de désir
2. La responsabilité n'est pas culpabilité
3. C'est la relation à l'autre qui me rend responsable

« est responsable quand on estimera qu'il aurait pu et dû savoir, ou être conscient. Ainsi le médecin qui prescrit desmédicaments dangereux pour tel patient est responsable, car il avait les moyens (confrères, livres, etc.) de savoiret de prendre conscience du danger. En revanche, si tous les médecins ignorent les effets nocifs de telmédicament, on ne peut estimer qu'ils sont responsables puisque personne ne sait et n'a les moyens de savoir aumoment de l'acte. N'y a-t-il pas ainsi une forme de responsabilité à prendre conscience de ce dont on n'a pasconscience ? N'est-on pas responsable de notre manque de conscience si l'inconscience est en fait une absence deréflexion (non volontaire) ? Ne se doit-on pas de se responsabiliser par la raison, par l'élargissement de laconscience ? Nom : GloPrenom JulieAdresse e-mail: [email protected] Introduction : La notion de responsabilité semble être très importante pour la vie en société. Nous possédons des droits maisaussi des devoirs, nous sommes liés par une sorte de contrat qui maintient la cohésion sociale. Notre responsabilitéest même précisée par la loi : dix-huit ans pour la responsabilité civile, treize ans pour la responsabilité pénale. Maisil est parfois difficile de déterminer le degré de responsabilité dans la mesure où l'acte peut avoir été commis sousl'influence de la colère, de la drogue ou encore à cause d'une vie familiale difficile- ce que le tribunal apprécie sousle nom de circonstances atténuantes.Se pose ainsi le problème de la conscience de nos actes ou de nos paroles et de leur portée : sommes-nousresponsables alors que nous avons agi sous une influence telle qu'elle a obscurcit notre conscience ? Inversement,n'est-ce pas nier totalement notre conscience que de se donner des excuses ? Si la conscience nous donne uneconnaissance de nous-mêmes et de notre rapport au monde, elle nous oblige à « répondre » en retour de nosactes, la conscience semble inséparable de la responsabilité. C'est de cette relation étroite entre les deux àlaquelle nous essaierons de réfléchir. ***Ma conscience se limite-t-elle à une attention accordée à tel ou tel objet, de sorte qu'être conscient voudrait direseulement veiller-à, surveiller ma tâche ? Ma conscience vigilante enveloppe-t-elle une responsabilité qui fait que,non seulement je suis conscient de ce que je suis en train de faire, mais que je suis aussi conscient de l'importancede ce que je fais. Ne pas être conscient regrouperait alors tout ce qui échappe à ma perception, ce qui existe maisque je ne peux comprendreOn entend souvent : « je ne sais pas ce qui m'a pris, je ne savais plus ce que je faisais, je ne savais pas ce que jefaisais ». Avec cette défense, dans un procès, l'avocat pourra invoquer une crise de démence et tenter de montrerque son client était irresponsable au moment du crime.Aux jurés on dira « cet homme relève de la psychiatrie et non de la justice ». Cela revient à m'autoriser des actesplus ou moins légitimes en m'abritant derrière l'idée : « ce n'est pas moi, c'est mon inconscient qui m'a poussé » .Je veux bien admettre ma responsabilité, mais juste quand cela m'arrange. Comment puis-je être conscient de cequi chez moi est inconscient. Une grande partie de moi-même m'échappe. Les lapsus, les rêves, les désirs révèlentd'autres aspects de ma personnalité. Les passions comme la colère, l'amour, la jalousie transforment ma perceptiondu monde en valorisant ou dévalorisant leur objet. L'ignorance empêche également d'être conscient de la portée deses actes. Par exemple, les médecins du XIXème siècle ignorant l'existence des microbes infectaient leurs patients.On peut dire que cette « inconscience » leur enlevait une grande part de responsabilité. Le conditionnementpolitique ou religieux peut donner les apparences de la « bonne conscience » aux pires horreurs. On entend dans lefilm La vie est belle un exemple de problème d'arithmétique qui consiste à calculer les économies réalisées encessant d'aider les personnes âgées grabataires et les handicapés. Comment un jeune allemand éduqué dans cesconditions aurait pu par la suite se révolter contre le sort des juifs ? Les « guerres saintes » permettent de justifier les massacres ou les attentats suicide. Plus près de nous, la publicité transforme souvent nos comportements defaçon inconsciente.Elle influence notre façon de consommer en proposant avec insistance des modèles pour s'habiller, manger ou sedivertir.Les progrès de la biologie montrent d'année en année que non seulement nombre de mes qualités ou défautsphysiques sont d'origine génétique, mais que mes facultés mentales -donc une partie de ma conscience- échappentà l'éducation ou à mon emprise. Le champ de ce dont je n'ai pas conscience est donc très large, dans ce cas, comment pourrais-je être entièrement responsable de ce que je suis et de tout ce que je fais ? ***Si ma conscience possède des degrés, ma responsabilité aussi. Si la responsabilité consiste à me reconnaîtrecomme l'auteur pleinement responsable de mes actes, je dois en en assumer toutes les conséquences. Mais si je nesuis pas conscient de mes actes puis-je en être responsable ? Si je n'ai pas connaissance d'une fuite de gaz et que je déclenche une explosion meurtrière en appuyant surl'interrupteur, je ne suis pas vraiment responsable. Il s'agit ici d'un simple rapport de causalité. On ne dira pas d'une inondation qu'elle est « responsable » d'une catastrophe car elle en est tout au plus la « cause » et n'a pas de «conscience » : le concept de responsabilité enveloppe bien celui de cause, mais il ne lui est pas réductible. Parcontre, le maire qui a autorisé les constructions sur des terrains inondables est le responsable même s'il n'avait pasles connaissances suffisantes pour prévoir le phénomène. Il est responsable juridiquement mais surtout »

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