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Faut-il croire que l'histoire a un sens ?

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histoire

La croyance en un sens de l'histoire semble ainsi faire partie de ces

illusions nécessaires à l'humanité, du double point de vue individuel et

collectif. Elle permet à la fois de sauvegarder la liberté des hommes (de

ceux qui font l'histoire et lui donnent un sens, et de ceux qui l'étudient et

y trouvent un sens) et la moralité. Cette croyance s'avère donc nécessaire

si elle permet à l'humanité de progresser et d'être meilleure.

« 62 L'HISTOIRE cours des affaires humaines suit un cheminement précis, et qu'il est por­ teur de signification? Est-ce pour permettre à l'homme d'espérer? Pour l'encourager à bien se comporter de façon à contribuer à un progrès plus général, ou encore pour qu'il soit récompensé dans un éventuel «après»? Ou bien parce qu'il a besoin de donner une raison d'être à sa vie et à ses actes, faute de quoi il n'aurait plus envie de poursuivre? Ou encore pour d'autres raisons? • Problématique Le sujet nous invite donc en toute rigueur à nous demander ce qui, au sein de l'homme lui-même, exige («Faut-il») que l'histoire soit dotée d'un sens. • Citations • « Ce qu'enseignent l'expérience et l'histoire, c'est que peuples et gou­ vernements n'ont jamais rien appris de l'histoire, et n'ont jamais agi sui­ vant des maximes qu'on en aurait pu retirer » (Hegel, Leçons sur la phi­ losophie de l'histoire). • « L'histoire justifie ce que l'on veut. Elle n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout, et donne des exemples de tout » (Valéry, Regards sur le monde actuel). • «[. .. ]puisque le genre humain est, au point de vue de la culture, qui est sa fin naturelle, en progrès constant, il faut le concevoir également en progrès vers le mieux au point de vue de !afin morale de son être» (Kant, « Sur l'expression courante : il se peut que ce soit juste en théorie mais en pratique ça ne vaut rien », dans Théorie et Pratique). CORRIGÉ [Introduction] L'on pense généralement que l'histoire, comprise comme déroulement des affaires humaines et comme étude du passé, est dotée d'un sens, c'est­ à-dire à la fois d'une signification et d'une direction. On considère alors l'histoire collective à l'image de l'existence individuelle, c'est-à-dire comme quelque chose qui se construit ou se défait, et progresse vers le mieux ou, en tout cas, vers la mort. Mais on interroge peu fréquemment les motivations de cette croyance. Comment se fait-il que nous y croyions et, surtout, pourquoi y croyons­ nous? À quelles motivations peut bien répondre cette croyance? Et pour- »

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