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Faut-il vivre comme si nous ne devions jamais mourir ?

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La question met en cause la position morale de l'homme face à sa propre mort. Doit-il vivre en ignorant la mort ? Mais ce serait reconnaître alors que l'idée de la mort est un obstacle au « bien-vivre «. L'homme doit-il céder à l'illusion de l'immortalité pour vivre en paix, ou trouver au contraire dans la méditation de la mort le secret de son existence ?IntroductionLe sujet présente un double paradoxe. D'abord il suggère que je puisse me donner délibérément une règle qui semble impliquer ou bien un refus de savoir, comme si l'on devait vivre en cultivant l'inconscience et l'aveuglement, ou bien, pour le moins, un refus de tenir compte de ce que l'on sait : vivre comme si je ne devais jamais mourir, c'est soit feindre l'ignorance, et mimer une régression vers un état de nature, comme celui où se trouve le sauvage de Rousseau, dont les « projets bornés comme ses vues s'étendent à peine jusqu'à la fin de la journée «, soit ériger l'inconséquence en principe, puisque je vis selon ce que je sais être faux. Ensuite, même si je sais que je vais mourir, ma vie ordinaire la plus commune semble manifester que je n'y prends pas garde. Lorsque nous nous lançons dans des entreprises, dont nous ne sommes pas sûrs de voir le terme, lorsque les années futures s'inscrivent dans nos projets, n'agissons-nous pas spontanément comme si nous ne devions jamais mourir ? Auquel cas le conseil serait superflu. Ne paraît-il pas plus sensé et raisonnable de rappeler à l'homme son humaine et mortelle condition : memento mori, afin qu'il mette sa vie en accord avec la connaissance qu'il a de la mort à venir ?

La conscience ne peut se figurer sa propre fin. La mort n'est l'objet d'aucune représentation. Vivre, c'est faire comme si l'on existera éternellement. MAIS, la mort marque les limites de notre existence. Il est indispensable de méditer sur elle si nous voulons donner un sens à notre vie. Sans la mort, nous erions irresponsables et vains. Le fait que nous devons mourir est ce qui donner un sens à notre existence.

a) La conscience ne conçoit pas sa fin.
b) Nous devons aussi vivre.
c) La mort ne dépend pas de nous.

a) La mort fait partie de la vie.
b) Mort, angoisse et éternité.
c) La mort donne un sens à la vie.

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« II - Le divertissement a) Le divertissement semble traduire l'inquiétude secrète de la mort. L'âme se répand au dehors, s'applique auxchoses extérieures ; l'amour des richesses, l'aveugle désirs des honneurs, « c'est la crainte de la mort qui les nourrit» (Lucrèce, De natura rerum III). Ainsi toute notre vie se passe non pas tant dans l'indifférence de la mort que dansson refus ou dans un oubli volontaire. b) Toutefois ne peut-on à l'inverse soutenir que la pensée de la mort paralyse la vie elle-même ? En ce sens ilfaudrait s'empêcher d'y penser. La représentation de la mort serait alors une mauvaise anticipation qui me plongeraitdans la crainte. Est-ce que je ne risque pas de laisser la mort empiéter sur la plénitude du présent ? Mais cetteconversion à l'immédiat ne ruine-t-elle pas toute entreprise ? III - Un présent sans avenir a) Toute entreprise est un acte par lequel ma vie empiète sur l'avenir. En effet, toute action suppose unemédiation, un travail, un effort, une persévérance. Or si la mort est l'horizon et le terme de toute anticipation, sitoute anticipation me convertit à la mort en me tournant vers le futur, je ne puis échapper à la perspective de lamort qu'en cessant de me porter au-delà du présent : mais du même coup toute entreprise me devient impossible.Or, si je n'entreprends plus rien, si je refuse de me donner un avenir pour ne pas être déterminé à considérer lalimite de cet avenir, peut-on encore dire que je suis véritablement vivant ? b) C'est un double écueil qu'il nous faut éviter : d'une part l'oubli de notre condition, d'autre part le refus de toutavenir. Il s'agit de vivre comme si nous étions immortels, non pas en s'imaginant immortels ; ce n'est pas un élogede l'illusion : il me faut savoir que je suis mortel, mais mener une vie divine comme si j'étais immortel. Ainsi, touteoeuvre d'art, toute grande entreprise a l'éternité comme condition. Il faut donc que je ne me laisse pas déterminerpar la condition mortelle, il faut vouloir pour l'éternité. Conclusion La mort est certes un événement nécessaire quant à sa réalité, mais elle peut être objet ou non de pensée. Lepropre de l'homme semble être d'oublier sa condition finie et limitée. En un premier temps il nous est apparu qu'ilconvenait plutôt que l'homme sache ce qu'il est, périssable, mais il ne faut pas alors que le présent lui-même soithanté par la crainte et que plus aucune action ne soit possible. Aussi ne doit-on pas interpréter Je comme si commeune illusion dans laquelle pourrait se perdre l'homme, mais plutôt comme une exigence de la volonté, la volonté seraitcapable de défier la loi de la sensibilité. Tous les hommes prennent conscience, au cours de leur existence, que la mort fait partie du cycle de la vie et ence sens qu'ils sont tous mortels. Face a cette idée de la mort inéluctable, les hommes adoptent différentesattitudes : alors que certains décident de vivre comme s'ils allaient mourir demain, d'autres choisissent la voieinverse et vivent comme s'ils ne devaient jamais mourir.« Faudrait-il vivre comme si nous ne devions jamais mourir ? » Par cette question se pose le problème de l'attitude àadopter face a la mort : est-il préférable de la nier ou au contraire de l'accepter ?qu'elles sont les conséquences,les avantages et inconvénient de ses deux possibilités ? Pouvons-nous réellement nous détacher de la crainte de lamort ? Si oui à quel prix ? Nous pouvons également nous demander qu'elles soient les conséquences de l'immortalitédans la façon de vivre d'un homme, en serait-il vraiment apaisé ? La question pose le problème du rôle et du sens dela mort dans notre vie ainsi que ses conséquences.Nous allons voir que vivre comme si nous ne devions jamais mourir présente des avantages que la religion sembleapprouver, puis nous verrons qu'avoir conscience de la mort et l'accepter permet de vivre plus pleinement et plussainement sa vie enfin nous nous demanderons qu'entrainerait l'immortalité, qu'elles en seraient les conséquences . Dans un premier temps nous allons voir que vivre comme si nous ne devions jamais mourir présentes des avantagesque la religion semble approuver. En effet, nous verrons tout d'abord nous verrons qu'éluder l'idée de la mortprésente de nombreux avantages puis le point de vue de la religion et enfin nous verrons les effets néfastesqu'entraine la conscience et la crainte de la morttout d'abord, nous allons voir que vivre comme si nous ne devions jamais mourir présente quelques avantages, eneffet, la crainte de la mort et source de nombreux maux, de nombreuses craintes et de ce fait perturbeprofondément notre façon de vivre. Se débarrasser de cette crainte, de cette angoisse existentielle permet à »

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