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justice STSS philo: Qu'est-ce que la justice ?

Publié le 02/03/2022

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II Qu'est-ce que la justice ? Introduction Définitions: Commençons par le sens du mot « justice » ; on distingue trois sens différents : – la justice se manifeste tout d'abord dans le sentiment du juste et de l'injuste, immédiat mais au contenu confus qui nous permet de comprendre que la justice est une valeur morale ; – la justice peut être comprise comme conformité aux lois : ce qui est juste est ce qui est LEGAL; – la justice comme institution qui veille au respect des lois : elle distribue des sanctions qui pour être justes doivent être proportionnelles au délit. Entrée en matière. Qu'est-ce que la justice ? = qu'est ce qui est vraiment juste ? Nous allons nous poser la question en examinant la position de Calliclès, dans le texte distribué (extrait du Gorgias de Platon, voir aussi p.

137 de votre manuel) Pour le détail de l'argumentation, voir le travail de méthode fait en classe. Ce qui est juste, selon Calliclès, c'est que le plus fort l'emporte. Ses arguments : il suffit d'observer ce qui se passe dans la nature, où le plus fort l'emporte toujours. Il est donc juste selon Calliclès que le plus fort l'emporte et impose sa force au plus faible: c'est le règne de la nature qui est juste et non celui de la loi. La loi n'est que « l'artifice des faibles » : les lois instaurées dans les Cités sont des conventions, elles sont mises en place par les plus faibles qui peuvent ainsi échapper au pouvoir des plus forts et imposer leur loi. Or il n'est pas facile de dire qui est le plus fort : parle-t-on de force physique ? De ruse ? Le plus fort c'est celui qui à un moment donné l'emporte sur les autres ; mais il peut être renversé par un autre qui sera alors le plus fort... La position de Calliclès est intenable ; elle reviendrait à justifier la force dans toutes les situations : si on le suit, c'est la loi des armes qui est juste, ou la loi des chars dans un régime autoritaire.

Or il est évident qu'il ne suffit pas d'imposer sa volonté par la force pour que cela soit juste. Cette position reviendrait aussi à considérer que la nature peut être la source et le fondement des normes et valeurs posées par les humains.

Or nous avons vu dans le cours sur la liberté l'homme se caractérise justement par sa capacité à poser des règles, des normes, qui rompent avec l'ordre de la nature. Finalement, le seul intérêt de la position de Calliclès est qu'elle nous permet de comprendre que les lois sont inventées par les hommes pour sortir du règne de la force et instaurer des valeurs.

La loi est une institution destinée à humaniser les rapports humains, corriger les inégalités naturelles, permettre que s'imposent des valeurs humaines (égalité, justice, liberté) et non plus le seul règne aveugle de la nature. Un autre problème, formulé par Rousseau dans le Contrat social, est que cela revient à justifier un état de fait.

L'expression « droit du plus fort » est contradictoire : le droit renvoie à l'ordre des valeurs et nous indique ce qui doit être ; la force renvoie à l'ordre des faits et nous indique ce qui est (voir le repère EN DROIT / EN FAIT).

On ne peut pas fonder le droit sur la force. D'autre part, les hommes fondent des sociétés et en cela sortent du seul règne de la nature. Ce texte nous permet finalement de poser deux questions : 1- Sur quoi se fonder pour savoir ce qui est juste en soi ? (Léo Strauss dans le texte étudié propose le concept de droit naturel) 2- Si on admet que c'est la loi qui définit ce qui est juste, comment faire lorsque la loi est injuste ? Nous pouvons maintenant préciser les définitions posées. En un premier sens, la justice est une idée, ou valeur, ou norme, qui permet d'évaluer des. »

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