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La démarche scientifique, et la production des connaissances

Publié le 06/04/2014

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scientifique

Le retournement des évidences premières situe d" emblée la

science dans le domaine des activités réflexives à fonction critique.

Même si les savants ne sont pas toujours pleinement conscients

des implications critiques de leur travail, les conditions

idéologiques dans lesquelles se déroule leur activité tendent à

faire apparaître, à un moment ou à un autre, des problèmes au

sein même de leur pratique - et la solution de ces problèmes

requiert souvent une refonte des représentations initiales, au demeurant

fréquemment inconscientes. Les illusions premières ont

une singulière ténacité, et il convient de bien les repérer afin de

scientifique

« mettre de dégager ces leçons.

Ainsi la philosophie peut-elle légi­ timement formuler des questions concernant les conditions de la démarche scientifique, son sens profond en tant qu· entreprise humaine, les facteurs principaux de son évolution.

Elle expli­ cite ainsi la fonction critique de la science.

• Le retournement des évidences premières situe d" emblée la science dans le domaine des activités réflexives à fonction criti­ que.

Même si les savants ne sont pas toujours pleinement cons­ cients des implications critiques de leur travail, les conditions idéologiques dans lesquelles se déroule leur activité tendent à faire apparaître, à un moment ou à un autre, des problèmes au sein même de leur pratique -et la solution de ces problèmes requiert souvent une refonte des représentations initiales, au de­ meurant fréquemment inconscientes.

Les illusions premières ont une singulière ténacité, et il convient de bien les repérer afin de les neutraliser pour construire sans entraves lobjectivité scientifi­ que.

Il faut notamment se débarrasser du sens apparent des mots et des phénomènes, et se défier de lempirisme qui mas­ que, sous lïllusion d"une communication directe avec l'objet, la présence clandestine d'une subjectivité et de préjugés contraires à lexigence scientifique.

Le donné « immédiat » se découvre à présent comme le lieu de l'irrationnel, même si son caractère familier tend à nous faire croire qu'il est « spontané ».

• La vérité, qui est une, ne se confond en aucun cas avec la certitude (lexpression « à chacun sa vérité » repose sur un contresens) ; elle doit être construite, élaborée par une démarche critique rigoureuse, qui s'installe dans un domaine de pensée spécifique, sur lequel n'a prise aucun relativisme psychologique.

• L'objet scientifique ne correspond donc à l'objet réel que dans un rapport d'élucidation critique.

Il ne peut être « reconstruit » ou redéfini qu'au terme de tout un travail d'élaboration concep­ tuelle : la formation des concepts scientifiques est d'emblée reconstitution de lobjet réel, dont elle explicite la structure in­ terne.

Comme le fait remarquer Bachelard, l'accès à la connais­ sance de la causalité interne des phénomènes n"est vraiment possible que lorsque la théorie, ensemble de concepts, s·est plei­ nement systématisée en un tout cohérent.

• L"exigence de cohérence interne des théories s'accompagne d'une exigence d"adéquation aux processus réels.

C'est l'articula­ tion de ces deux exigences que l'on retrouve dans le rapport entre théorie et expérience, et les multiples procédures de véri­ fication des hypothèses explicatives qui caractérisent les sciences expérimentales.

• La naissance et lessor successif des différentes sciences met­ tent en relief le rôle décisif des mathématiques, première science historiquement constituée et instrument de constitution des autres sciences.

Après Descartes qui en soulignait le caractère 138. »

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