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La notion d'inconscient introduit-elle la fatalité dans la vie de l'homme ?

Publié le 31/01/2004

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L'inconscient est commun à l'ensemble des hommes. Par lui, nous comprenons tout ce qui n'est pas dit, tout ce qui est tabou. Mais nous en voyons aussi la marque dans nos propres actions, constatant alors que l'inconscient s'exprime à travers nous sans que nous le voulions. Alors, la notion d'inconscient introduit-elle la fatalité dans la vie de l'homme ? S'agit-il là d'un déterminisme, par les actes involontaires ? L'existence de l'inconscient est-il une fatalité avec laquelle nous devons apprendre à vivre ? Ne peut-on passer au-delà et réussir à comprendre notre inconscient, le faire parvenir à la conscience ?

Bien distinguer fatalité et déterminisme: la fatalité serait un déterminisme impossible à détecter et à surmonter. La question est donc de savoir si la connaissance de l'existence de l'inconscient suffit pour atteindre le contraire de la fatalité, l'autonomie et donc la liberté.

Analyse.

·         La question de la fatalité qu’introduit ici le sujet se pose en regard de ce que nous ne contrôlons pas. Il nous expressément demandé ici de déterminer si l’inconscient peut être considérée comme un déterminisme. Avant d’aller plus en avant, nous devrons commencer par donner une définition des termes importants.

o   L’inconscient. Si l’on peut attribuer la définition moderne de ce mot à Sigmund Freud, nous noterons qu’il existait avant lui, depuis Leibnitz, qui commençait à y apercevoir ce que Freud nous en a décrit. L’inconscient est cette partie de nous qui, non seulement n’est pas consciente, mais qui est composée d’idées, de perceptions et d’émotions. L’inconscient et présent, selon Freud, en chaque homme.

o   Quand à la question de la fatalité, nous devons nous la poser dans le sens très large de l’impossibilité pour nous d’être parfaitement maîtres de tout.

·         Nous voyons quel et ici le problème : est-ce qu’inconscient signifie ne pas pouvoir maitriser certains actes, ou ne pas vouloir montrer que l’on peut commettre certains actes ? Les limites du conscient et de l’inconscient sont aussi, alors, celles de notre détermination.

·         Nous devrons donc confronter deux formes de pensée de l’inconscient : celle qui prescrit, de façon commune, presque banal, une identité entre inconscience et non maitrise, et celle, plus orientée vers la pensée, qui pose l’inconscient comme appartenant aux choix et désirs de l’homme.

·         Notre analyse ne sera pas pour autant psychanalytique, tout simplement car là n’est pas notre travail. Nous devrons adopter une posture philosophique devant ce que nous pouvons savoir de l’inconscient, mis en rapport avec la liberté (on la détermination) de l’homme.

« de mettre en lumière les mécanismes de l'inconscient afin de permettre au malade de se débarrasser de ses troublespsychiques.

La question est donc de savoir si la connaissance de l'existence de l'inconscient suffit pour atteindre lecontraire de la fatalité, l'autonomie et donc la liberté. La notion d'inconscient est-elle à l'origine de la fatalité dans la vie de l'homme ? Qu'est-ce qui fait penser que la viede l'homme est déterminée par l'inconscient (Freud) ? Si, en effet, le fait de ne pouvoir contrôler son inconscientmais d'avoir l'impression d'être dirigé par lui peut faire penser à une sorte de fatalité, quelle est la limite d'un teldéterminisme (Alain) ? Peut-on réellement parler de fatalisme ? N'est-ce pas un terme trop fort, enlevant touteliberté, tout libre arbitre, dans la conduite de la vie ? Quelle peut-être la part de mauvaise foi d'une telle conception? Et à quoi servirait la psychanalyse, si tout était déjà joué ? Sartre a beaucoup parlé de cette domination de l'êtrepar son inconscient, pour la rejeter.

Nous sommes responsables de nos actes, et nous ne pouvons, ni ne devons,nous cacher derrière aucun fatalisme, inconscient ou non (L'Être et le Néant).

Avoir conscience de la force del'inconscient devrait annihiler un peu la force de celui-ci.

La notion d'inconscient n'est-elle pas un alibi de plus pourintroduire la fatalité : celle-ci n'est-elle pas introduite par d'autres tendances humaines (superstition) ? Analyse . · La question de la fatalité qu'introduit ici le sujet se pose en regard de ce que nous ne contrôlons pas.

Il nous expressément demandé ici de déterminer si l'inconscient peut être considérée comme un déterminisme.

Avant d'allerplus en avant, nous devrons commencer par donner une définition des termes importants. o L'inconscient.

Si l'on peut attribuer la définition moderne de ce mot à Sigmund Freud, nous noteronsqu'il existait avant lui, depuis Leibnitz, qui commençait à y apercevoir ce que Freud nous en a décrit.L'inconscient est cette partie de nous qui, non seulement n'est pas consciente, mais qui estcomposée d'idées, de perceptions et d'émotions.

L'inconscient et présent, selon Freud, en chaquehomme. o Quand à la question de la fatalité, nous devons nous la poser dans le sens très large de l'impossibilitépour nous d'être parfaitement maîtres de tout. · Nous voyons quel et ici le problème : est-ce qu'inconscient signifie ne pas pouvoir maitriser certains actes, ou ne pas vouloir montrer que l'on peut commettre certains actes ? Les limites du conscient et de l'inconscient sontaussi, alors, celles de notre détermination. · Nous devrons donc confronter deux formes de pensée de l'inconscient : celle qui prescrit, de façon commune, presque banal, une identité entre inconscience et non maitrise, et celle, plus orientée vers la pensée, qui posel'inconscient comme appartenant aux choix et désirs de l'homme. · Notre analyse ne sera pas pour autant psychanalytique, tout simplement car là n'est pas notre travail.

Nous devrons adopter une posture philosophique devant ce que nous pouvons savoir de l'inconscient, mis en rapport avecla liberté (on la détermination) de l'homme. Problématisation. L'inconscient est commun à l'ensemble des hommes.

Par lui, nous comprenons tout ce qui n'est pas dit, tout ce quiest tabou.

Mais nous en voyons aussi la marque dans nos propres actions, constatant alors que l'inconscients'exprime à travers nous sans que nous le voulions.

Alors, la notion d'inconscient introduit-elle la fatalité dans la viede l'homme ? S'agit-il là d'un déterminisme, par les actes involontaires ? L'existence de l'inconscient est-il unefatalité avec laquelle nous devons apprendre à vivre ? Ne peut-on passer au-delà et réussir à comprendre notreinconscient, le faire parvenir à la conscience ? Proposition de plan. 1.

L'inconscient en tant que non maitrise de soi, déterminisme. · L'inconscient s'oppose en premier lieu à la conscience.

Or, être conscient de quelque chose, c'est se donner les moyens de l'éviter.

C'est être en mesure de distinguer le bien du mal.

De savoir ce qu'ilfaut faire pour faire le bien. · La conscience n'est pas un impératif, mais une direction de l'esprit, une orientation possible.

Si l'on oppose à cela l'inconscient, cela démontre une incapacité à comprendre ou est le bien, ou estmal.

L'inconscient se donne alors comme un manque de maitrise de soi et de ce qui nous parvient. · Ce qui nous pose problème ici, c'est l'inconnu de l'agir dans l'inconscient.

Autrement dit, on peu constater, dès lors que nous admettons en nous un inconscient, que nous en maitrisons pasl'ensemble de nos pensées, de nos idées.. »

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