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La philosophie n'est plus aujourd'hui une tentative pour augmenter la quantité du savoir humain, elle est une réflexion sur la qualité de ce savoir. » Expliquer et au besoin discuter cette formule de L. Brunschvicg.

Publié le 16/09/2014

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philosophie

A. Dans le texte que nous avons à apprécier, Brunschvicg met bien en relief deux caractères qui nous paraissent assez généraux dans la philo­sophie contemporaine,

 

a) Elle est critique, et l'esprit critique la rend, sinon sceptique, du moins défiante des grandes théories. Elle est plus préoccupée d'éprouver la fermeté de ses bases que d'échafauder des systèmes nouveaux, plus cu­rieuse de l'histoire des problèmes qu'ardente à chercher leur solution. Bien plus, les philosophes seraient portés à demander aux savants la réponse à des questions qui étaient autrefois de leur ressort, par exemple celle de l'espace ou celle de la vie.

philosophie

« :llÉTAPHYSIQl;E moins, en lui refusant un objet propre, il accentue le mom·enH?nf de spo­ liation dont la réflexion de Bnu::ŒCHHCG marque lé terme.

B.

Aujourd'hui, la philosophie n ·a plus pour fonction que de réfléchir rnr la qualité de notre savoir, c'est-à-dire d'étudier la nature et le pro­ cessus de la pensée humaine afin de déterminer sa valeur.

Cette révolution dans la conception de la philosophie remonte à KA'.'IT qui la compare lui-même à celle qu'effectua en astronomie la substitution de l'hypolhi•se hélioceutrique à l'hypothèse géocentrique.

Avant de se fier aux connaissances que nous avons des objets, dit l'auteur de la Critiqtie, il fanL déterminer la capacité de l'esprit à nous faire connaitre ces objets.

Or, l'enquête instituée à cet effet aboutit, prétend-il, à l'impossibilité pour l 'espril humain de parvenir à une connaissance objective de cet au-delà de l 'expéricnce considéré comme l'objet propre de la philosophie.

Celle-ci en reste donc là et ·se borne à une réflexion critique de l'esprit sur lui-même pour déterminer la natrrre et la valeur de ses opérations; elle n'augmente nullement la quantité de notre savoir.

Cette restriction de la métaphysique à la réflexion critique de l'esprit sur lui-même a profondément modifié l'atmosphère générale des autres par­ ties de la philosophie et même des autres sciences, moins soucieuses d'acquérir un savoir nouveau que de s'assurer de la qualité dn saYoir acquis.

Ainsi, le logicien ne prétend pas nous apprendre les règles ahsolucs de la pensée rationnelle : partant des processus de pensée observés en Iui­ même, il cherche à déterminer les exigences mentales qui viennent de la constitution contingente du langage et celles qui tiennent à l'essence même de la raisqn.

Dans l'exposé des méthodes scientifiques, il ne légifère pas a priori : il se contente d'observer comment procèdent les savants.

et c'est par réflexion sur leurs procédés qu'il juge de leur valeur et parvient à construire une méthodologie.

Le moraliste ne prétend pas déduire de principes fixés une fois pour toutes la conduite à tenir dans les diverses circonstances de la vie.

Il part de la morale qui existe : celle qui est impliquée dans les ré.actions spon­ tanées de la conscience, celle qui se formule à ! 'occasion d'un événement particulier, comme celle qu'exposent les traités spéciaux.

Réfléchissant sur des comportements de l'homme et les comparant entre eux, il aboutit à une classification qualitative qui constitue une morale.

Cette attitude réflexive et critique, loin d'augmenter la quantité du savoir humain, le diminue au contraire en réduisant un certain nombre de certitudes au rang de simples opinions, de préjugés ou même d'illusions .

JI.

D1scussrox.

• A.

Dans le texte que nous avons à apprec1er, BnuNSCHVICG met bien en relief deux caractères qui nous paraissent assez généraux clans la philo­ sophie contemporaine.

a) EIIe est critique, et l'esprit critique la rend, sinon sceptique, du moins défiante des grandes théories.

Elle est plus préoccupée d'éprouver la fermeté de ses bases que d'échafauder des systèmes nouveaux, plus cu­ rieuse de l'histoire des problèmes qu 'ardente à chercher leur solution.

Bien plus, les philosophes seraient portés à demander aux savants la réponse à des questions qui étaient autrefois de leur ressort, par exemple celle de l'espace ou celle de la vie.. »

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