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Le besoin nous contraint au travail dont le produit apaise le besoin (Nietzsche)

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travail

À la fin du texte, Nietzsche présente ce qu'il appelle un « troisième état « (l. 12). C'est une indication précieuse pour comprendre le développement du texte ; on en déduit que deux états ont précédé. Il faudra articuler le commentaire autour de ces trois états .

Le premier état, le plus habituel, met en relation « besoin «, « travail « et « ennui «. Trilogie originaire de l'homme qui vit dans la dépendance.

Le deuxième état résulte de l'effort qu'on peut faire pour s'arracher au besoin de travail, arrachement existentiel qui substitue à l'importance du travail la futilité du jeu .

Le dernier état, désir informulé, paroxysme du jeu, serait ce que d'aucuns appellent le bonheur. Nietzsche ne cache pas qu'il s'agit d'un voeu pieux, d'une chimère, car il dépend encore de la logique du travail.

« logique que logique. Nietzsche, en effet, déduit la nature du travail de sa genèse et de sa progressive constitution. Il faudra être attentif à ce type de raisonnement. ..,. Cette façon de« raconter» comment les concepts s'articulent et s'en­ gendrent produit un effet de dispersion apparente quant au thème du texte : du besoin on passe au travail, du travail à l'ennui, de l'ennui au jeu et du jeu au bonheur. Il semble néanmoins que ce soit la notion de travail qui fédère tous ces concepts, mais il faudra le justifier. LES TERMES À RETENIR ..,. Les termes « besoin » et « travail » reviennent incessamment, res­ pectivement neuf et huit fois. Viennent ensuite I' « ennui » (trois fois), « le jeu » (trois fois). Tous ces termes s'enchaînent dans un rapport de génération qu'il conviendra de détailler . ..,. Il faut souligner également l'importance de« l'habitude» (1. 4-7) dans la constitution du travail. ..,. Enfin, le texte s'achève sur un état « bienheureux » (1. 14) qui suc­ cède au jeu, état suggéré par une comparaison, puissant moyen d'ex­ pression pour Nietzsche, en accord avec la vigueur et la brièveté de ses propos . ..,. La répétition des mots nous instruit sur la succession des « états » liés au travail et permet de dégager ainsi la progression du texte. LA STRUCTURE DU TEXTE ..,. À la fin du texte, Nietzsche présente ce qu'il appelle un « troisième état » (1. 12). C'est une indication précieuse pour comprendre le déve­ loppement du texte ; on en déduit que deux états ont précédé. Il faudra articuler le commentaire autour de ces trois états . ..,. Le premier état, le plus habituel, met en relation « besoin », « travail » et « ennui ». Trilogie originaire de l'homme qui vit dans la dépendance . ..,. Le deuxième état résulte de l'effort qu'on peut faire pour s'arracher au besoin de travail, arrachement existentiel qui substitue à l'importance du travail la futilité du jeu . ..,. Le dernier état, désir informulé, paroxysme du jeu, serait ce que d'aucuns appellent le bonheur. Nietzsche ne cache pas qu'il s'agit d'un vœu pieux, d'une chimère, car il dépend encore de la logique du travail. »

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